Archive pour vocation

160 Contrebalancer le mal

Audience générale, 18 octobre 2006, §6

A la grandeur de sa fidélité [de Matthias] s’ajouta ensuite l’appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison. Nous pouvons en tirer une dernière leçon : même si dans l’Eglise ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu’ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur.

Pour conclure, nous voulons également rappeler celui qui après la Pâque fut élu à la place du traître. Dans l’Eglise de Jérusalem deux personnes furent proposées par la communauté et ensuite tirées au sort : « Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias » (Ac 1, 23). Ce dernier fut précisément élu et ainsi « associé aux onze Apôtres » (Ac 1, 26). Nous ne savons rien de lui, si ce n’est qu’il avait été lui aussi témoin de toute la vie terrestre de Jésus (cf. Ac 1, 21-22), lui demeurant fidèle jusqu’au bout. A la grandeur de sa fidélité s’ajouta ensuite l’appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison. Nous pouvons en tirer une dernière leçon : même si dans l’Eglise ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu’ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur.

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145 Une nouvelle existence avec Jésus

Audience générale, 30 août 2006, §5

Matthieu répond immédiatement à l’appel de Jésus : « il se leva et le suivit ». La concision de la phrase met clairement en évidence la rapidité de Matthieu à répondre à l’appel. Cela signifiait pour lui l’abandon de toute chose, en particulier de ce qui lui garantissait une source de revenus sûrs, même si souvent injuste et peu honorable. De toute évidence, Matthieu comprit qu’être proche de Jésus ne lui permettait pas de poursuivre des activités désapprouvées par Dieu. On peut facilement appliquer cela au présent : aujourd’hui aussi, il n’est pas admissible de rester attachés à des choses incompatibles avec la « sequela » de Jésus, comme c’est le cas des richesses malhonnêtes. A un moment, Il dit sans détour : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi » (Mt 19, 21). C’est précisément ce que fit Matthieu : il se leva et le suivit ! Dans cette action de « se lever », il est légitime de lire le détachement d’une situation de péché et, en même temps, l’adhésion consciente à une nouvelle existence, honnête, dans la communion avec Jésus.

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144 Jésus n’exclut personne de son amitié

Audience générale, 30 août 2006, §3

Jésus accueille dans le groupe de ses proches un homme qui, selon les conceptions en vigueur à l’époque en Israël, était considéré comme un pécheur public. En effet, Matthieu manipulait non seulement de l’argent considéré impur en raison de sa provenance de personnes étrangères au peuple de Dieu, mais il collaborait également avec une autorité étrangère odieusement avide, dont les impôts pouvaient également être déterminés de manière arbitraire. C’est pour ces motifs que, plus d’une fois, les Evangiles parlent à la fois de « publicains et pécheurs » (Mt 9, 10; Lc 15, 1), de « publicains et de prostituées » (Mt 21, 31). En outre, ils voient chez les publicains un exemple de mesquinerie (cf. Mt 5, 46 : ils aiment seulement ceux qui les aiment) et ils mentionnent l’un d’eux, Zachée, comme le « chef des collecteurs d’impôts et [...] quelqu’un de riche » (Lc 19, 2), alors que l’opinion populaire les associait aux « voleurs, injustes, adultères » (Lc 18, 11). Sur la base de ces éléments, un premier fait saute aux yeux : Jésus n’exclut personne de son amitié. Au contraire, alors qu’il se trouve à table dans la maison de Matthieu-Levi, en réponse à ceux qui trouvaient scandaleux le fait qu’il fréquentât des compagnies peu recommandables, il prononce cette déclaration importante : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs » (Mc 2, 17).

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126 Servir et donner sa propre vie

Audience générale, 5 juillet 2006, §2

Cette position importante dans le groupe des Douze rend d’une certaine façon compréhensible l’initiative prise un jour par sa mère : elle s’approcha de Jésus pour lui demander que ses deux fils, Jean précisément et Jacques, puissent s’asseoir l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans le Royaume (cf. Mt 20, 20-21). Comme nous le savons, Jésus répondit en posant à son tour une question : il demanda s’ils étaient disposés à boire la coupe qu’il allait lui-même boire (cf. Mt 20, 22). L’intention qui se trouvait derrière ces paroles était d’ouvrir les yeux des deux disciples, de les introduire à la connaissance du mystère de sa personne et de leur laisser entrevoir l’appel futur à être ses témoins jusqu’à l’épreuve suprême du sang. Peu après, en effet, Jésus précisa qu’il n’était pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa propre vie en rançon pour une multitude (cf. Mt 20, 28). Les jours qui suivent la résurrection, nous retrouvons « les fils de Zébédée » travaillant avec Pierre et plusieurs autres disciples au cours d’une nuit infructueuse, à laquelle suit, grâce à l’intervention du Ressuscité, la pêche miraculeuse : ce sera « le disciple que Jésus aimait » qui reconnaîtra en premier « le Seigneur » et l’indiquera à Pierre (cf. Jn 21, 1-13).

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120 La perle précieuse

Homélie, Samedi 6 mai 2006, §3
(Messe solennelle pour le V Centenaire de la fondation de la Garde Suisse pontificale)

Pour la Sagesse, il vaut alors la peine de renoncer à tout. Ce thème de « quitter » pour « trouver » est au centre du passage évangélique que venons d’écouter, tiré du chapitre 19 de saint Matthieu. Après l’épisode du « jeune homme riche », qui n’avait pas eu le courage de se détacher de ses « grands biens » pour suivre Jésus (cf. Mt 19, 22), l’Apôtre Pierre demande au Seigneur quelle récompense ils recevront, eux qui sont ses disciples et qui ont en revanche tout quitté pour être avec Lui (Mt 19, 27). La réponse du Christ révèle l’immense largesse de son cœur : aux Douze, il promet qu’ils participeront à son autorité sur le nouvel Israël; à tous, ensuite, il assure que « quiconque aura laissé » les biens terrestres à cause de son nom, « recevra bien davantage et aura en héritage la vie éternelle » (Mt 19, 29). Celui qui choisit le Christ trouve le trésor le plus grand, la perle précieuse (cf. Mt 13, 44-46), qui donne une valeur à tout le reste, parce qu’Il est la Sagesse divine incarnée (cf. Jn 1, 14), venue dans le monde pour que l’humanité ait la vie en abondance (cf. Jn 10, 10). Et celui qui accueille la bonté supérieure et la beauté et la vérité du Christ, en qui demeure toute la plénitude de Dieu (cf. Col 2, 9), entre avec Lui dans son Royaume, où les critères de valeurs de ce monde perdent leur sens et sont même renversés.

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115 La famille, sanctuaire de la vie

Discours, samedi 8 juillet 2006, §4-5
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles; Cité des Arts et des Sciences)

La famille est une institution intermédiaire entre l’individu et la société, et rien ne peut la remplacer totalement. Elle s’appuie elle-même par-dessus tout sur une relation interpersonnelle profonde entre l’époux et l’épouse, soutenue par l’affection et la compréhension mutuelles. Pour y parvenir, elle reçoit l’aide abondante de Dieu dans le sacrement du mariage, qui comporte une vocation véritable à la sainteté. Puissent leurs enfants contempler davantage les moments d’harmonie et d’affection de leurs parents, plutôt que les moments de discorde ou d’éloignement, puisque l’amour entre le père et la mère offre aux enfants une grande sécurité et leur enseigne la beauté de l’amour fidèle et durable. 

La famille est un bien nécessaire pour les peuples, un fondement indispensable pour la société et un grand trésor pour les époux durant toute leur vie. C’est un bien irremplaçable pour les enfants, qui doivent être le fruit de l’amour, du don total et généreux de leurs parents. Proclamer la vérité intégrale de la famille, fondée sur le mariage comme Église domestique et sanctuaire de la vie, est une grande responsabilité pour tous.

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078 Le rôle des fidèles laïcs

Angelus, 13 novembre 2005

Le Concile a réservé une grande attention au rôle des fidèles laïcs, en leur consacrant un chapitre entier – le quatrième – de la Constitution Lumen gentium sur l’Eglise, pour en définir la vocation et la mission, enracinées dans le Baptême et la Confirmation, et en les conduisant à « chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’il ordonnent selon Dieu » (n. 31). Le 18 novembre 1965, les Pères approuvèrent un Décret spécifique sur l’apostolat des laïcs, Apostolicam actuositatem. Celui-ci souligne avant tout que « la fécondité de l’apostolat des laïcs dépend de leur union vitale avec le Christ » (ibid., n. 4), c’est-à-dire d’une spiritualité robuste, nourrie par la participation active à la Liturgie et exprimée dans le style des Béatitudes évangéliques. En outre, pour les laïcs, la compétence professionnelle, le sens de la famille, le sens civique et les vertus sociales sont d’une grande importance.

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073 L’aventure des Apôtres

Audience générale, mercredi 22 mars 2006, §3

C’est précisément cet aspect [cf. Citation 072] qui est mis en évidence par l’évangéliste Jean dès la première rencontre de Jésus avec les futurs apôtres. Ici, le cadre est différent. La rencontre se déroule sur les rives du Jourdain. La présence des futurs disciples, venus eux aussi, comme Jésus, de Galilée pour vivre l’expérience du baptême administré par Jean, apporte une lumière sur leur monde spirituel. C’étaient des hommes qui attendaient le Règne de Dieu, désireux de connaître le Messie, dont la venue était annoncée comme imminente. L’indication de Jean le Baptiste, qui montre en Jésus l’Agneau de Dieu (cf. Jn 1, 36) suffit pour que s’élève en eux le désir d’une rencontre personnelle avec le Maître. Les phrases du dialogue de Jésus avec les deux premiers futurs Apôtres sont très significatives. A la question : « Que cherchez-vous ? », ils répondent par une autre question : « Rabbi (c’est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? ». La réponse de Jésus est une invitation : « Venez et vous verrez » (cf. Jn 1, 38-39). Venir pour pouvoir voir. L’aventure des Apôtres commence ainsi, comme une rencontre de personnes qui s’ouvrent l’une à l’autre. Une connaissance directe du Maître commence ainsi pour les disciples. Ils voient où il demeure et commencent à le connaître. En effet, ils ne devront pas être les annonciateurs d’une idée, mais les témoins d’une personne. Avant d’être envoyés évangéliser, ils devront « demeurer » avec Jésus (cf. Mc 3, 14), établissant avec lui une relation personnelle. Sur cette base, l’évangélisation ne sera autre qu’une annonce de ce qu’ils ont vécu et une invitation à entrer dans le mystère de la communion avec le Christ (cf. 1 Jn 13).

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072 L’apôtre, un « expert » de Jésus

Audience générale, mercredi 22 mars 2006, §2

Selon le récit de Marc (1, 16-20) et de Matthieu (4, 18-22), le cadre de l’appel des premiers Apôtres est le lac de Galilée. Jésus a depuis peu commencé sa prédication du Règne de Dieu, lorsque son regard se pose sur deux paires de frères : Simon et André, et Jacques et Jean. Ce sont des pêcheurs, occupés à leur travail quotidien. Ils jettent les filets, les préparent. Mais une autre pêche les attend. Jésus les appelle avec décision et ils le suivent aussitôt : désormais, ils seront « pêcheurs d’hommes » (cf. Mc 1, 17 ; Mt 4, 19). Luc, tout en suivant la même tradition, fait un récit plus élaboré (5, 1-11). Il montre le chemin de foi des premiers disciples, en précisant que l’invitation à se mettre à la suite de Jésus leur est faite après avoir écouté sa première prédication et fait l’expérience des premiers signes prodigieux accomplis par lui. En particulier, la pêche miraculeuse constitue le cadre immédiat et offre le symbole de la mission de pêcheurs d’hommes qui leur a été confiée. Le destin de ces « appelés » sera désormais intimement lié à celui de Jésus. L’apôtre est un envoyé, mais plus encore, un « expert » de Jésus.

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069 Prier pour les vocations

Regina Cæli, 7 mai 2006 (IV Dimanche de Pâques)
Journée mondiale de Prière pour les Vocations

Cette année, la Journée mondiale de Prière pour les Vocations a pour thème : « Les vocations dans le mystère de l’Eglise ». Dans le Message que j’ai adressé à toute la communauté ecclésiale à cette occasion, j’ai rappelé l’expérience des premiers disciples de Jésus, qui, après l’avoir rencontré sur les bords du lac et dans les villages de Galilée, furent conquis par sa personnalité fascinante et son amour. La vocation chrétienne est le renouvellement permanent de cette amitié personnelle avec Jésus Christ, qui donne tout son sens à notre existence et la rend disponible pour le Royaume de Dieu. L’Eglise vit de cette amitié, nourrie par la Parole et par les Sacrements, qui sont des réalités saintes confiées de manière particulière au ministère des Evêques, des prêtres et des diacres, consacrés par le sacrement de l’Ordre. Voilà pourquoi – comme je l’ai répété dans le même Message – la mission du prêtre est irremplaçable, et même si l’on enregistre un manque de prêtres dans certaines régions, on ne doit pas douter que Dieu continue à appeler les enfants, les jeunes et les adultes à tout quitter pour se consacrer à la prédication de l’Evangile et au ministère pastoral.

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