Archive pour vie

061 La grande explosion de la résurrection

Homélie, 15 avril 2006, §5 (Veillée Pascale)

La grande explosion de la résurrection nous a saisis dans le Baptême pour nous attirer. Ainsi nous sommes associés à une nouvelle dimension de la vie dans laquelle nous sommes déjà en quelque sorte introduits, au milieu des tribulations de notre temps. Vivre sa vie comme une entrée continuelle dans cet espace ouvert : telle est la signification essentielle de l’être baptisé, de l’être chrétien. Telle est la joie de la Veillée pascale. La résurrection n’est pas passée, la résurrection nous a rejoints et saisis. Nous nous accrochons à elle, c’est-à-dire au Christ ressuscité, et nous savons que Lui nous tient solidement, même quand nos mains faiblissent. Nous nous accrochons à sa main, et ainsi nous nous tenons la main les uns des autres, nous devenons un unique sujet, et pas seulement une seule chose. C’est moi, mais ce n’est plus moi : voilà la formule de l’existence chrétienne fondée sur le Baptême, la formule de la résurrection à l’intérieur du temps. C’est moi, mais ce n’est plus moi : si nous vivons de cette manière, nous transformons le monde. C’est la formule qui contredit toutes les idéologies de la violence, et c’est le programme qui s’oppose à la corruption et à l’aspiration au pouvoir et à l’avoir.

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054 Une force de vie, de paix et de liberté

Message Urbi et Orbi, Pâques 2006 (16 avril), §5

Que le Seigneur ressuscité fasse ressentir partout sa force de vie, de paix et de liberté. À tous, aujourd’hui, sont adressées les paroles par lesquelles, au matin de Pâques, l’ange a rassuré le cœur apeuré des femmes : « N’ayez pas peur ! … Il n’est pas ici. Il est ressuscité » (Mt 28, 5-6). Jésus est ressuscité et il nous donne la paix ; Il est lui-même la paix. C’est pourquoi l’Église répète avec force : « Le Christ est ressuscité – Christós anésti« . Que l’humanité du troisième millénaire n’ait pas peur de Lui ouvrir son cœur. L’Évangile du Christ n’éteint pas, mais bien au contraire comble pleinement la soif de paix et de bonheur qui habite le cœur de tout homme. Le Christ est désormais vivant et marche avec nous. Immense mystère d’amour ! Christus resurrexit, quia Deus caritas est ! Alléluia !

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046 Résurrection, la plus grande « mutation »

Homélie, 15 avril 2006, §2 (Veillée Pascale)

À Pâques, nous nous réjouissons parce que le Christ n’est pas resté dans le tombeau, son corps n’a pas connu la corruption ; il appartient au monde des vivants, non à celui des morts ; nous nous réjouissons par ce qu’Il est – ainsi que nous le proclamons dans le rite du cierge pascal – l’Alpha et en même temps l’Oméga ; il existe donc non seulement hier, mais aujourd’hui et pour l’éternité (cf. He 13, 8). Cependant, la résurrection est, en quelque sorte, située tellement au-delà de notre horizon, de même qu’au-delà de toutes nos expériences, que, lorsque nous faisons retour en nous-mêmes, nous en sommes à poursuivre la discussion des disciples : en quoi consiste précisément le « fait de ressusciter » ? Qu’est ce que cela signifie pour nous ? Pour le monde et pour l’histoire dans leur ensemble ? Un théologien allemand a dit une fois, de manière ironique, que le miracle d’un cadavre réanimé – si toutefois cela s’était réellement produit, ce à quoi d’ailleurs il ne croyait pas –, serait en fin de compte sans importance puisque, précisément, nous ne serions pas concernés. En effet, si une fois quelqu’un avait été réanimé, et rien d’autre, en quoi cela devrait-il nous concerner ? Mais, précisément, la résurrection du Christ est bien plus, il s’agit d’une réalité différente. Elle est – si nous pouvons pour une fois utiliser le langage de la théorie de l’évolution – la plus grande « mutation », le saut absolument le plus décisif dans une dimension totalement nouvelle qui soit jamais advenue dans la longue histoire de la vie et de ses développements: un saut d’un ordre complètement nouveau, qui nous concerne et qui concerne toute l’histoire.

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039 L’amour, c’est se donner soi-même

Homélie, 9 avril 2006, § 7 (Dimanche des Rameaux)
XXIe Journée Mondiale de la Jeunesse

Les trois caractéristiques annoncées par le prophète – pauvreté, paix, universalité – sont résumées dans le signe de la Croix. C’est pourquoi, à juste titre, la Croix est devenue le centre des Journées mondiales de la Jeunesse. Il y a eu un temps – qui n’est pas encore entièrement terminé – où l’on refusait le christianisme précisément à cause de la Croix. La Croix parle de sacrifice, disait-on, la Croix est le signe de la négation de la vie. Nous, en revanche, nous voulons la vie tout entière sans restrictions et sans renoncements. Nous voulons vivre, rien d’autre que vivre. Nous ne nous laissons pas limiter par des préceptes et des interdictions ; nous voulons la richesse et la plénitude – ainsi disait-on et dit-on encore. Tout cela nous apparaît convaincant et séduisant ; c’est le langage du serpent qui dit : « Ne vous laissez pas intimider ! Mangez tranquillement de tous les arbres du jardin ! ». Cependant, le Dimanche des Rameaux nous dit que le véritable grand « oui » est précisément la Croix, que la Croix est précisément le véritable arbre de la vie. Nous ne trouvons pas la vie en nous emparant d’elle, mais en la donnant. L’amour, c’est se donner soi-même, et c’est pourquoi le chemin de la vraie vie est symbolisé par la Croix.

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031 Le sens ultime de la Croix

Discours, Jeudi 2 mars 2006 (rencontre avec le clergé du diocèse de Rome)

Nous voulons avoir la vie en abondance, rien d’autre que la vie. Ici vient immédiatement en mémoire la parole de l’Evangile d’aujourd’hui : « Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera » (Lc 9, 24). Tel est le paradoxe que nous devons avant tout garder en mémoire dans l’option pour la vie. Ce n’est pas en nous arrogeant la vie pour nous-mêmes, mais seulement en donnant la vie, ce n’est pas en la possédant et en la prenant, mais en la donnant, que nous pouvons la trouver. Tel est le sens ultime de la Croix : ne pas garder pour soi, mais donner la vie.

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029 Choisir la vie

Discours, Jeudi 2 mars 2006
(rencontre avec le clergé du diocèse de Rome)

Hier, nous sommes entrés en Carême. La liturgie d’aujourd’hui nous offre une profonde indication de la signification essentielle du Carême : il s’agit d’un indicateur sur le chemin de notre vie. C’est pourquoi il me semble – je parle en me référant au Pape Jean-Paul II – que nous devons insister un peu sur la première Lecture de la journée d’aujourd’hui. Le grand discours de Moïse au seuil de la Terre Sainte, après un pèlerinage de quarante ans dans le désert, est un résumé de toute la Torah, de toute la Loi. Nous trouvons ici l’essentiel non seulement pour le peuple juif, mais également pour nous. Cet élément essentiel est la parole de Dieu : Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction ; choisis donc la vie (Dt 30, 19). Cette parole fondamentale du Carême est également la parole fondamentale de l’héritage de notre grand Pape Jean-Paul II : choisir la vie. Telle est notre vocation sacerdotale : choisir nous aussi la vie et aider les autres à choisir la vie. Il s’agit de renouveler pendant le Carême notre « option fondamentale », pour ainsi dire, l’option pour la vie.

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027 Bonté, beauté et providence divine

Angelus, Dimanche 17 juillet 2005
Les Combes (Val d’Aoste)

Les vacances sont, en outre, des jours pendant lesquels on peut se consacrer plus longuement à la prière, à la lecture et à la méditation sur les significations profondes de la vie, dans le cadre serein de sa famille et de ses proches. Le temps des vacances offre des opportunités uniques de s’arrêter devant les spectacles suggestifs de la nature, merveilleux « livre » à la portée de tous, grands et petits. Au contact de la nature, la personne retrouve sa juste dimension, elle redécouvre qu’elle est une créature, petite mais dans le même temps unique, en mesure « d’accueillir Dieu » car intérieurement ouverte à l’infini. Poussée par la demande de sens, qui est pressante dans son cœur, celle-ci perçoit dans le monde environnant l’empreinte de la bonté, de la beauté et de la providence divine et elle s’ouvre presque naturellement à la louange et à la prière.

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010 Le « cœur », centre de la personne

Angelus, Dimanche 5 juin 2005 (Place Saint-Pierre)

Vendredi dernier, nous avons célébré la solennité du Très Saint Cœur de Jésus, une dévotion profondément enracinée dans le peuple chrétien. Dans le langage biblique, le « cœur » indique le centre de la personne, le siège de ses sentiments et de ses intentions. Dans le cœur du Rédempteur, nous adorons l’amour de Dieu pour l’humanité, sa volonté de salut universel, son infinie miséricorde. Rendre un culte au Sacré-Cœur du Christ signifie donc adorer ce Cœur qui, après nous avoir aimés jusqu’au bout, fut transpercé par une lance et duquel jaillirent, du haut de la Croix, sang et eau, source intarissable de vie nouvelle.

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