Archive pour vie

104 Parents et éducation

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §4
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

Lorsqu’un enfant naît, à travers la relation avec ses parents, il commence à faire partie d’une tradition familiale, dont les racines sont encore plus anciennes. Avec le don de la vie, il reçoit tout un patrimoine d’expériences. À cet égard, les parents ont le droit et le devoir inaliénables de le transmettre à leurs enfants : les éduquer dans la découverte de leur identité, les initier à la vie sociale, à l’exercice responsable de leur liberté morale et de leur capacité d’aimer à travers l’expérience d’être aimés, et, par-dessus tout, à la rencontre avec Dieu. Les enfants grandissent et mûrissent humainement dans la mesure où ils accueillent avec confiance ce patrimoine et l’éducation qu’ils doivent assumer progressivement. De cette manière, ils sont capables d’élaborer une synthèse personnelle entre ce qu’ils ont reçu et la nouveauté, et ce que chacun personnellement et ce que chaque génération sont appelés à réaliser.

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103 Paternité, maternité et filiation divine

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §5
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

À l’origine de tout homme et, en même temps, de toute paternité et de toute maternité humaines, Dieu créateur est présent. C’est pourquoi les époux doivent accueillir l’enfant qui naît d’eux comme un fils non seulement d’eux, mais aussi de Dieu, qui l’aime pour lui-même et qui l’appelle à la filiation divine. Plus encore, toutes les générations, toute paternité et toute maternité, toute famille, trouvent leur origine en Dieu, qui est Père, Fils et Esprit Saint.

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100 Marie, image exemplaire de toutes les mères

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §16
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

Revenons quelques instants à la première lecture de la Messe, tirée du livre d’Esther. L’église en prière a vu en cette humble reine, qui intercède avec tout son être pour son peuple qui souffre, une préfiguration de Marie, que son Fils nous a donné à tous comme Mère ; une préfiguration de la Mère qui, par son amour, protège la famille de Dieu qui chemine en ce monde. Marie est l’image exemplaire de toutes les mères, de leur grande mission d’être les gardiennes de la vie, de leur mission d’enseigner l’art de la vie, l’art d’aimer.

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095 Le message du signe du pain

Homélie, Jeudi 15 juin 2006, §3 (Fête-Dieu)
(Parvis de la Basilique Saint-Jean-de-Latran)

Mais nous n’avons pas encore expliqué entièrement le message de ce signe du pain. Son mystère le plus profond, le Seigneur l’a évoqué au cours du Dimanche des Rameaux, lorsqu’on lui présenta la requête de certains Grecs de pouvoir le rencontrer. Dans sa réponse à cette question, se trouve la phrase : « En vérité, en vérité je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Dans le pain fait de grains moulus, se cache le mystère de la Passion. La farine, le blé moulu, suppose que le grain est mort et ressuscité. En étant moulu et cuit, il porte ensuite en lui une fois de plus le mystère même de la Passion. Ce n’est qu’à travers la mort qu’arrive la résurrection, qu’arrivent le fruit et la vie nouvelle. Les cultures de la Méditerranée, au cours des siècles précédant le Christ, ont profondément perçu ce mystère. Sur la base de l’expérience de cette mort et de cette résurrection, elles ont conçu des mythes de divinité qui, en mourant et en ressuscitant, donnaient la vie nouvelle. Le cycle de la nature leur semblait comme une promesse divine au milieu des ténèbres de la souffrance et de la mort qui nous sont imposées. Dans ces mythes, l’âme des hommes, d’une certaine façon, se projetait vers le Dieu qui s’est fait homme, qui s’est humilié jusqu’à la mort sur une croix et qui a ouvert ainsi pour nous tous la porte de la vie. Dans le pain et dans son devenir, les hommes ont découvert comme une attente de la nature, comme une promesse de la nature que cela devait exister : le Dieu qui meurt et qui, de cette façon, nous conduit à la vie. Ce qui, dans les mythes, était une attente et qui, dans le grain de blé lui-même, est caché comme signe de l’espérance de la création – cela a réellement eu lieu dans le Christ. A travers sa souffrance et sa mort choisies, Il est devenu pain pour nous tous, et, à travers cela, une espérance vivante et digne de foi : Il nous accompagne dans toutes nos souffrances jusqu’à la mort. Les voies qu’il parcourt avec nous et à travers lesquelles il nous conduit à la vie sont des chemins d’espérance.

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088 La foi chrétienne n’est pas une idéologie

Homélie, 26 mars 2006, §4 (IV Dimanche de Carême)
(visite pastorale dans la paroisse romaine « Dio Padre Misericordioso »)

Comment répondre à cet amour radical du Seigneur ? L’Evangile nous présente un personnage du nom de Nicodème, membre du Sanhédrin de Jérusalem, qui va chercher Jésus la nuit. Il s’agit d’un honnête homme, attiré par les paroles et par l’exemple du Seigneur, mais qui a peur des autres, qui hésite à franchir le pas de la foi. Il ressent la fascination de ce Rabbì si différent des autres, mais il ne réussit pas à se soustraire aux conditionnements du milieu, contraire à Jésus, et il restera hésitant sur le seuil de la foi. Que de personnes, à notre époque également, sont à la recherche de Dieu, à la recherche de Jésus et de son Eglise, à la recherche de la miséricorde divine, et attendent un « signe » qui touche leur esprit et leur cœur ! Aujourd’hui, comme alors, l’évangéliste nous rappelle que le seul « signe » est Jésus élevé sur la croix : Jésus mort et ressuscité est le signe absolument suffisant. En Lui, nous pouvons comprendre la vérité de la vie et obtenir le salut. Telle est l’annonce centrale de l’Eglise, qui demeure immuable au cours des siècles. La foi chrétienne n’est donc pas une idéologie, mais une rencontre personnelle avec le Christ crucifié et ressuscité. De cette expérience, qui est individuelle et communautaire, naît ensuite une nouvelle façon de penser et d’agir : c’est ainsi que trouve son origine, comme en témoignent les saints, une existence marquée par l’amour.

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087 La volonté de la vérité et du bien

Homélie, Samedi 3 juin 2006, §7 (Vêpres veillée de Pentecôte)
(Rencontre avec les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles)

L’Esprit Saint, en donnant la vie et la liberté, donne également l’unité. Il s’agit ici de trois dons inséparables les uns des autres. J’ai déjà parlé trop longuement; permettez-moi toutefois de dire encore un mot sur l’unité. Pour la comprendre, une phrase peut se révéler utile même si, au premier abord, elle semble plutôt nous éloigner de celle-ci. A Nicodème qui, dans sa recherche de la vérité, vient une nuit poser des questions à Jésus, celui-ci répond : « L’Esprit souffle où il veut » (cf. Jn 3, 8). Mais la volonté de l’Esprit n’est pas arbitraire. C’est la volonté de la vérité et du bien. C’est pourquoi il ne souffle pas n’importe où, se tournant une fois de ce côté-ci, et une autre de ce côté-là ; son souffle ne nous disperse pas mais nous réunit, parce que la vérité unit et l’amour unit. L’Esprit Saint est l’Esprit de Jésus Christ, l’Esprit qui unit le Père avec le Fils dans l’Amour qui, dans l’unique Dieu, donne et accueille. (…) L’Esprit souffle où il veut, et sa sainteté est l’unité faite corps, l’unité qui rencontre le monde et le transforme.

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086 Le principe de « non discrimination »

Discours, 19 novembre 2005, n. 3-4
(aux participants à la XX Conférence internationale sur le génome humain)

Le croyant, du reste, sait bien que l’Evangile possède une harmonie intrinsèque avec les valeurs inscrites dans la nature humaine. L’image de Dieu est si profondément ancrée dans l’âme de l’homme que la voix de la conscience peut difficilement être totalement réduite au silence. A travers la parabole du semeur, Jésus, dans l’Evangile, nous rappelle qu’il existe toujours un terrain fertile dans lequel la semence s’enracine, germe et porte du fruit. Même les hommes qui ne se reconnaissent plus comme membres de l’Eglise ou qui ont même perdu la lumière de la foi, demeurent quoi qu’il en soit attentifs aux valeurs humaines et aux contributions positives que l’Evangile peut apporter au bien personnel et social.

Il est facile de s’en rendre compte en particulier en réfléchissant sur ce qui constitue l’objet de votre Conférence : les hommes de notre temps, rendus encore plus sensibles par les terribles événements qui ont assombri le XX siècle et le début même du nouveau siècle, sont en mesure de bien comprendre la façon dont la dignité de l’homme ne s’identifie pas avec les gènes de son ADN, et ne diminue pas à cause de l’éventuelle présence de différences physiques ou de défauts génétiques. Le principe de « non discrimination », sur la base de facteurs physiques ou génétiques, est profondément entré dans les consciences et il est formellement énoncé dans les Chartes sur les droits de l’homme. Ce principe trouve son fondement le plus authentique dans la dignité inscrite dans chaque homme en vertu du fait d’être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). D’ailleurs, l’analyse sereine des données scientifiques conduit à reconnaître la présence de cette dignité dans toutes les phases de la vie humaine, en commençant par le premier moment de la fécondation.

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070 La vie humaine est toujours un bien

Discours, Lundi 27 février 2006, §3
(Aux participants au Congrès International sur l’embryon humain promu par l’Académie Pontificale pour la Vie)

L’amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d’être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l’enfant, ou le jeune, ou bien encore l’homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d’eux il voit l’empreinte de sa propre image et ressemblance (cf. Gn 1, 26). Il ne fait pas de différence, car il voit se refléter en tous le visage de son Fils unique, dans lequel « Il nous a élus, dès avant la fondation du monde… déterminant d’avance que nous serions pour lui des fils adoptifs… Tel fut le bon plaisir de sa volonté » (Ep 1, 4-6). Cet amour infini et presque incompréhensible de Dieu pour l’homme révèle jusqu’à quel point la personne humaine est digne d’être aimée en elle-même, indépendamment de toute autre considération – intelligence, beauté, santé, jeunesse, intégrité et ainsi de suite. En définitive, la vie humaine est toujours un bien, car « elle est dans le monde une manifestation de Dieu, un signe de sa présence, une trace de sa gloire » (cf. Evangelium vitae, n. 34). Une très haute dignité est en effet donnée à l’homme, qui a ses racines dans le lien intime qui l’unit à son Créateur : dans l’homme, en chaque homme, à chaque étape ou condition de sa vie, resplendit un reflet de la réalité même de Dieu. C’est pourquoi le Magistère de l’Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu’à son terme naturel (cf. Evangelium vitae, n. 57). Ce jugement moral est déjà valable aux débuts de la vie d’un embryon, avant même qu’il se soit implanté dans le sein maternel, qui le protégera et le nourrira pendant neuf mois jusqu’au moment de la naissance : La vie humaine est sacrée et inviolable dans tous les moments de son existence, même dans le moment initial qui précède la naissance (ibid., n. 61).

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066 Mariage, fidélité, amour et vie

Dialogue avec les jeunes, Jeudi 6 avril 2006, 2ème question
(Rencontre avec les jeunes du diocèse de Rome et du Latium en préparation à la XXI Journée de la Jeunesse)

Le Seigneur, qui a parlé de cela dans la langue des prophètes d’Israël, en évoquant la permission de divorcer de la part de Moïse, a dit : « C’est en raison de votre dureté de cœur ». Après le péché, le cœur est devenu « dur », mais tel n’était pas le dessein du Créateur et les Prophètes ont insisté toujours plus clairement sur ce dessein originel. Pour renouveler l’homme, le Seigneur – en faisant allusion aux voix prophétiques qui ont toujours guidé Israël vers la clarté de la monogamie – a reconnu avec Ezéchiel que nous avons besoin – pour vivre cette vocation, d’un cœur nouveau ; au lieu du cœur de pierre – comme dit Ezéchiel – nous avons besoin d’un cœur de chair, d’un cœur véritablement humain. Et le Seigneur, dans le Baptême, à travers la foi, « greffe » en nous ce cœur nouveau. Il ne s’agit pas d’une greffe physique, mais nous pouvons peut-être nous servir précisément de cette comparaison : après la greffe, il est nécessaire que l’organisme soit soigné, qu’il dispose des médicaments nécessaires pour pouvoir vivre avec son nouveau cœur, afin qu’il devienne « son cœur », et non le « cœur d’un autre ». (…) En vivant ainsi dans la communion avec le Christ, avec son Eglise, le nouveau cœur devient réellement « notre cœur » et le mariage devient possible. L’amour exclusif entre un homme et une femme, la vie à deux projetée par le Créateur devient possible, même si le climat de notre monde la rend difficile, jusqu’à la faire apparaître impossible.

Le Seigneur nous donne un cœur nouveau et nous devons vivre avec ce cœur nouveau, en utilisant les thérapies opportunes afin qu’il soit réellement « le nôtre ». C’est ainsi que nous vivons ce que le Créateur nous a donné et cela engendre une vie véritablement heureuse. En effet, nous pouvons le voir également dans ce monde, en dépit des nombreux autres modèles de vie : il existe tant de familles chrétiennes qui vivent avec fidélité et joie la vie et l’amour indiqués par le Créateur et c’est ainsi que se développe une nouvelle humanité.

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062 La résurrection, une explosion de l’amour

Homélie, 15 avril 2006, §3 (Veillée Pascale)

Jésus n’est plus dans le tombeau. Il est dans une vie totalement nouvelle. Mais comment cela a-t-il pu se produire ? Quelles forces ont agi là ? Il est décisif que cet homme Jésus n’ait pas été seul, n’ait pas été un moi renfermé sur lui-même. Il était un avec le Dieu vivant, tellement uni à Lui qu’il formait avec Lui une unique personne. Il se trouvait, pour ainsi dire, dans une union affectueuse avec Celui qui est la vie même, union affectueuse non seulement basée sur l’émotion, mais saisissant et pénétrant son être. Sa vie n’était pas seulement la sienne, elle était une communion existentielle avec Dieu et un être incorporé en Dieu, et c’est pourquoi cette vie ne pouvait pas lui être véritablement enlevée. Par amour, il pouvait se laisser tuer, mais c’est précisément ainsi qu’il a rompu le caractère définitif de la mort, parce qu’en lui était présent le caractère définitif de la vie. Il était un avec la vie indestructible, de telle manière que celle-là, à travers la mort, jaillisse d’une manière nouvelle. Nous pouvons exprimer encore une fois la même chose en partant d’un autre point de vue. Sa mort fut un acte d’amour. Au cours de la dernière Cène, Il a anticipé sa mort et Il l’a transformée en don de soi. Sa communion existentielle avec Dieu était concrètement une communion existentielle avec l’amour de Dieu, et cet amour est la vraie puissance contre la mort, il est plus fort que la mort. La résurrection fut comme une explosion de lumière, une explosion de l’amour, qui a délié le lien jusqu’alors indissoluble du « meurs et deviens ». Elle a inauguré une nouvelle dimension de l’être, de la vie, dans laquelle la matière a aussi été intégrée, d’une manière transformée, et à travers laquelle surgit un monde nouveau.

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