Archive pour vie intérieure

159 Reconnaître Dieu pour connaître la réalité

Discours 13 mai 2007, Sanctuaire de l’Aparecida (Brésil)

La priorité de la foi en Jésus Christ et de la vie en lui (…) ne pourrait-elle pas être une fuite vers l’intimisme, vers l’individualisme religieux, un abandon de l’urgente réalité des grands problèmes économiques, sociaux et politiques de l’Amérique latine et du monde, et une fuite de la réalité vers un monde spirituel ? (…)

Seul celui qui reconnaît Dieu, connaît la réalité et peut y répondre adéquatement et humainement. La vérité de cette thèse devient évidente face à l’échec de tous les systèmes qui mettent Dieu entre parenthèses.

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145 Une nouvelle existence avec Jésus

Audience générale, 30 août 2006, §5

Matthieu répond immédiatement à l’appel de Jésus : « il se leva et le suivit ». La concision de la phrase met clairement en évidence la rapidité de Matthieu à répondre à l’appel. Cela signifiait pour lui l’abandon de toute chose, en particulier de ce qui lui garantissait une source de revenus sûrs, même si souvent injuste et peu honorable. De toute évidence, Matthieu comprit qu’être proche de Jésus ne lui permettait pas de poursuivre des activités désapprouvées par Dieu. On peut facilement appliquer cela au présent : aujourd’hui aussi, il n’est pas admissible de rester attachés à des choses incompatibles avec la « sequela » de Jésus, comme c’est le cas des richesses malhonnêtes. A un moment, Il dit sans détour : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi » (Mt 19, 21). C’est précisément ce que fit Matthieu : il se leva et le suivit ! Dans cette action de « se lever », il est légitime de lire le détachement d’une situation de péché et, en même temps, l’adhésion consciente à une nouvelle existence, honnête, dans la communion avec Jésus.

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144 Jésus n’exclut personne de son amitié

Audience générale, 30 août 2006, §3

Jésus accueille dans le groupe de ses proches un homme qui, selon les conceptions en vigueur à l’époque en Israël, était considéré comme un pécheur public. En effet, Matthieu manipulait non seulement de l’argent considéré impur en raison de sa provenance de personnes étrangères au peuple de Dieu, mais il collaborait également avec une autorité étrangère odieusement avide, dont les impôts pouvaient également être déterminés de manière arbitraire. C’est pour ces motifs que, plus d’une fois, les Evangiles parlent à la fois de « publicains et pécheurs » (Mt 9, 10; Lc 15, 1), de « publicains et de prostituées » (Mt 21, 31). En outre, ils voient chez les publicains un exemple de mesquinerie (cf. Mt 5, 46 : ils aiment seulement ceux qui les aiment) et ils mentionnent l’un d’eux, Zachée, comme le « chef des collecteurs d’impôts et [...] quelqu’un de riche » (Lc 19, 2), alors que l’opinion populaire les associait aux « voleurs, injustes, adultères » (Lc 18, 11). Sur la base de ces éléments, un premier fait saute aux yeux : Jésus n’exclut personne de son amitié. Au contraire, alors qu’il se trouve à table dans la maison de Matthieu-Levi, en réponse à ceux qui trouvaient scandaleux le fait qu’il fréquentât des compagnies peu recommandables, il prononce cette déclaration importante : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs » (Mc 2, 17).

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136 Connaître le Christ en personne

Audience générale, 6 septembre 2006

« Viens, et tu verras », cette invitation est adressée par Philippe à Nathanaël, alors que celui-ci se montre sceptique devant les déclarations du disciple concernant l’identité de Jésus. Par cette réponse, Philippe ne se contente pas d’annoncer le Christ, il invite son interlocuteur à faire lui-même une expérience personnelle de ce qui est annoncé. Il semble aussi s’adresser à nous, nous appelant à connaître le Christ en personne, à découvrir son humanité et sa divinité, son mystère, sa beauté. Philippe sait orienter les demandes qui lui sont faites vers le Seigneur, le seul qui puisse les satisfaire en plénitude. À sa question, au cours de la dernière Cène : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit », Jésus répondra par cette révélation : « Celui qui m’a vu a vu le Père [...] Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ». Dieu s’est donné un visage humain, celui de Jésus. Si nous voulons connaître le visage de Dieu, il nous suffit de contempler le visage de Jésus !

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127 La chaleur d’une confiance totale

Audience générale, 5 juillet 2006, §4

Selon la tradition, Jean est « le disciple bien-aimé » qui, dans le Quatrième Evangile, pose sa tête sur la poitrine du Maître au cours de la Dernière Cène (cf. Jn 13, 21), qui se trouve au pied de la Croix avec la Mère de Jésus (cf. Jn 19, 25) et, enfin, qui est le témoin de la Tombe vide, ainsi que de la présence même du Ressuscité (cf. Jn 20, 2; 21, 7). Nous savons que cette identification est aujourd’hui débattue par les chercheurs, certains d’entre eux voyant simplement en lui le prototype du disciple de Jésus. En laissant les exégètes résoudre la question, nous nous contentons ici de tirer une leçon importante pour notre vie : le Seigneur désire faire de chacun de nous un disciple qui vit une amitié personnelle avec Lui. Pour y parvenir, il ne suffit pas de le suivre et de l’écouter extérieurement ; il faut aussi vivre avec Lui et comme Lui. Cela n’est possible que dans le contexte d’une relation de grande familiarité, imprégnée par la chaleur d’une confiance totale. C’est ce qui se passe entre des amis ; c’est pourquoi Jésus dit un jour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis… Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn 15, 13, 15).

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077 Une profonde expérience de Dieu

Angelus, 12 mars 2006 (II Dimanche de Carême)

Tandis qu’ils se tenaient, stupéfaits, aux côtés du Seigneur transfiguré qui s’entretenait avec Moïse et Elie, Pierre, Jacques et Jean furent soudain enveloppés d’une nuée, dont sortit une voix qui proclama : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé; écoutez-le » (Mc 9, 7).

Lorsque l’on a la grâce de faire une profonde expérience de Dieu, c’est comme si l’on vivait quelque chose d’analogue à ce qui eut lieu pour les disciples au cours de la Transfiguration : pendant quelques instants, l’on a un avant-goût de ce qui constituera la béatitude du paradis. Il s’agit en général de brèves expériences, que Dieu concède parfois, en particulier en vue d’épreuves difficiles. Toutefois, il n’est donné à personne de vivre « sur le Thabor », tant que l’on se trouve sur cette terre. En effet, l’existence humaine est un chemin de foi et, en tant que tel, avance davantage dans l’ombre que dans la lumière, non sans moments d’obscurité, mais également d’intenses ténèbres. Tant que nous nous trouvons ici-bas, notre relation avec Dieu a lieu davantage dans l’écoute que dans la vision ; et la contemplation elle-même se réalise, pourrait-on dire, les yeux fermés, grâce à la lumière intérieure allumée en nous par la Parole de Dieu.

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074 Eglise : catholicité et unité vont de pair

Homélie, Mercredi 29 juin 2005, §4
(Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul)

Nous avons dit que catholicité de l’Eglise et unité de l’Eglise vont de pair. Le fait que ces deux dimensions nous deviennent visibles à travers les figures des saints Apôtres, nous indique déjà la caractéristique suivante de l’Eglise : elle est apostolique. Qu’est-ce que cela signifie ? Le Seigneur a institué douze Apôtres, de même que les fils de Jacob étaient douze, en les désignant ainsi comme les chefs de file du peuple de Dieu qui, désormais devenu universel, comprend dès lors tous les peuples. Saint Marc nous dit que Jésus appela les Apôtres pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher (Mc 3, 14). Cela semble presque une contradiction. Nous, nous dirions : ou ils sont avec lui, ou alors ils sont envoyés et se mettent en marche. Le saint Pape Grégoire le Grand prononça une phrase sur les anges qui nous aide à résoudre cette contradiction. Il dit que les anges sont toujours envoyés et, dans le même temps, sont toujours devant Dieu, et il poursuit ainsi : Ils sont envoyés partout, ils vont partout, ils marchent toujours dans le sein de Dieu (Homélie 34, 13). L’Apocalypse a qualifié les Evêques d’anges de leur Eglise, et nous pouvons donc en tirer l’application suivante : les Apôtres et leurs successeurs devraient toujours être avec le Seigneur et précisément ainsi – où qu’ils aillent – être toujours en communion avec Lui et vivre de cette communion.

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073 L’aventure des Apôtres

Audience générale, mercredi 22 mars 2006, §3

C’est précisément cet aspect [cf. Citation 072] qui est mis en évidence par l’évangéliste Jean dès la première rencontre de Jésus avec les futurs apôtres. Ici, le cadre est différent. La rencontre se déroule sur les rives du Jourdain. La présence des futurs disciples, venus eux aussi, comme Jésus, de Galilée pour vivre l’expérience du baptême administré par Jean, apporte une lumière sur leur monde spirituel. C’étaient des hommes qui attendaient le Règne de Dieu, désireux de connaître le Messie, dont la venue était annoncée comme imminente. L’indication de Jean le Baptiste, qui montre en Jésus l’Agneau de Dieu (cf. Jn 1, 36) suffit pour que s’élève en eux le désir d’une rencontre personnelle avec le Maître. Les phrases du dialogue de Jésus avec les deux premiers futurs Apôtres sont très significatives. A la question : « Que cherchez-vous ? », ils répondent par une autre question : « Rabbi (c’est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? ». La réponse de Jésus est une invitation : « Venez et vous verrez » (cf. Jn 1, 38-39). Venir pour pouvoir voir. L’aventure des Apôtres commence ainsi, comme une rencontre de personnes qui s’ouvrent l’une à l’autre. Une connaissance directe du Maître commence ainsi pour les disciples. Ils voient où il demeure et commencent à le connaître. En effet, ils ne devront pas être les annonciateurs d’une idée, mais les témoins d’une personne. Avant d’être envoyés évangéliser, ils devront « demeurer » avec Jésus (cf. Mc 3, 14), établissant avec lui une relation personnelle. Sur cette base, l’évangélisation ne sera autre qu’une annonce de ce qu’ils ont vécu et une invitation à entrer dans le mystère de la communion avec le Christ (cf. 1 Jn 13).

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069 Prier pour les vocations

Regina Cæli, 7 mai 2006 (IV Dimanche de Pâques)
Journée mondiale de Prière pour les Vocations

Cette année, la Journée mondiale de Prière pour les Vocations a pour thème : « Les vocations dans le mystère de l’Eglise ». Dans le Message que j’ai adressé à toute la communauté ecclésiale à cette occasion, j’ai rappelé l’expérience des premiers disciples de Jésus, qui, après l’avoir rencontré sur les bords du lac et dans les villages de Galilée, furent conquis par sa personnalité fascinante et son amour. La vocation chrétienne est le renouvellement permanent de cette amitié personnelle avec Jésus Christ, qui donne tout son sens à notre existence et la rend disponible pour le Royaume de Dieu. L’Eglise vit de cette amitié, nourrie par la Parole et par les Sacrements, qui sont des réalités saintes confiées de manière particulière au ministère des Evêques, des prêtres et des diacres, consacrés par le sacrement de l’Ordre. Voilà pourquoi – comme je l’ai répété dans le même Message – la mission du prêtre est irremplaçable, et même si l’on enregistre un manque de prêtres dans certaines régions, on ne doit pas douter que Dieu continue à appeler les enfants, les jeunes et les adultes à tout quitter pour se consacrer à la prédication de l’Evangile et au ministère pastoral.

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