Archive pour vérité

088 La foi chrétienne n’est pas une idéologie

Homélie, 26 mars 2006, §4 (IV Dimanche de Carême)
(visite pastorale dans la paroisse romaine « Dio Padre Misericordioso »)

Comment répondre à cet amour radical du Seigneur ? L’Evangile nous présente un personnage du nom de Nicodème, membre du Sanhédrin de Jérusalem, qui va chercher Jésus la nuit. Il s’agit d’un honnête homme, attiré par les paroles et par l’exemple du Seigneur, mais qui a peur des autres, qui hésite à franchir le pas de la foi. Il ressent la fascination de ce Rabbì si différent des autres, mais il ne réussit pas à se soustraire aux conditionnements du milieu, contraire à Jésus, et il restera hésitant sur le seuil de la foi. Que de personnes, à notre époque également, sont à la recherche de Dieu, à la recherche de Jésus et de son Eglise, à la recherche de la miséricorde divine, et attendent un « signe » qui touche leur esprit et leur cœur ! Aujourd’hui, comme alors, l’évangéliste nous rappelle que le seul « signe » est Jésus élevé sur la croix : Jésus mort et ressuscité est le signe absolument suffisant. En Lui, nous pouvons comprendre la vérité de la vie et obtenir le salut. Telle est l’annonce centrale de l’Eglise, qui demeure immuable au cours des siècles. La foi chrétienne n’est donc pas une idéologie, mais une rencontre personnelle avec le Christ crucifié et ressuscité. De cette expérience, qui est individuelle et communautaire, naît ensuite une nouvelle façon de penser et d’agir : c’est ainsi que trouve son origine, comme en témoignent les saints, une existence marquée par l’amour.

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083 Famille, communauté d’amour et de vie

Angelus, 11 juin 2006 (Solennité de la Très Sainte Trinité)

Pour celui qui a la foi, tout l’univers parle de Dieu Un et Trine. Depuis les espaces interstellaires jusqu’aux particules microscopiques, tout ce qui existe renvoie à un Etre qui se communique dans la multiplicité et la variété des éléments, comme dans une immense symphonie. Tous les êtres sont ordonnés selon un dynamisme harmonieux que nous pouvons, de manière analogue, appeler « amour ». Mais ce n’est que dans la personne humaine, libre et douée de raison, que ce dynamisme devient spirituel, amour responsable, comme réponse à Dieu et au prochain, dans un don de soi sincère. Dans cet amour, l’être humain trouve sa vérité et son bonheur. Parmi les diverses analogies du mystère ineffable de Dieu Un et Trine que les croyants sont en mesure d’entrevoir, je voudrais citer celle de la famille. Celle-ci est appelée à être une communauté d’amour et de vie, dans laquelle les diversités doivent concourir à former une « parabole de communion ».

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081 Le désert et la vie dans la liberté

Angelus, 5 mars 2006 (I Dimanche de Carême)

Aujourd’hui, l’Evangile nous rappelle que Jésus, après avoir été baptisé dans le fleuve Jourdain, poussé par l’Esprit Saint, qui était descendu sur Lui, le révélant comme étant le Christ, se retira pendant quarante jours dans le désert de Judée, où il surmonta les tentations de satan (cf. Mc 1, 12-13). En suivant leur Maître et Seigneur, les chrétiens eux aussi entrent spirituellement dans le désert du Carême pour affronter avec Lui « la lutte contre l’esprit du mal ».

L’image du désert est une métaphore très éloquente de la condition humaine. Le Livre de l’Exode rapporte l’expérience du peuple d’Israël qui, sorti d’Egypte, accomplit un pèlerinage dans le désert du Sinaï pendant quarante ans avant de parvenir à la terre promise. Au cours de ce long voyage, les juifs ressentirent toute la force et l’insistance du tentateur, qui les poussait à perdre confiance dans le Seigneur et à revenir en arrière ; mais, dans le même temps, grâce à la médiation de Moïse, ils apprirent à écouter la voix de Dieu, qui les appelait à devenir son peuple saint. En méditant sur cette page biblique, nous comprenons que pour réaliser pleinement la vie dans la liberté, il faut surmonter l’épreuve que la liberté elle-même comporte, c’est-à-dire la tentation. Ce n’est que libérée de l’esclavage du mensonge et du péché que la personne humaine, grâce à l’obéissance de la foi qui l’ouvre à la vérité, trouve le véritable sens de son existence et atteint la paix, l’amour et la joie.

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052 La vie ordinaire, itinéraire de sainteté

Angelus, Dimanche 15 janvier 2006, Place Saint-Pierre

La beauté de ce temps [le temps ordinaire de l'année liturgique] est qu’il nous invite à vivre notre vie ordinaire comme un itinéraire de sainteté, c’est-à-dire de foi et d’amitié avec Jésus que nous découvrons et redécouvrons continuellement comme Maître et Seigneur, Chemin, Vérité et Vie de l’homme. C’est ce que nous suggère l’Evangile de Jean, dans la liturgie d’aujourd’hui, en nous présentant la première rencontre entre Jésus et quelques-uns de ceux qui deviendront ses apôtres. (…) Ils furent tellement impressionnés lors de ces quelques heures passées en compagnie de Jésus, que l’un d’entre eux, André, en parla immédiatement à son frère Simon, lui disant : « Nous avons trouvé le Messie ». Voici deux paroles particulièrement significatives : « chercher », « trouver ».

Nous pouvons tirer ces deux verbes de la page de l’Evangile d’aujourd’hui et y puiser une indication fondamentale pour la nouvelle année, que nous souhaitons être un temps pour renouveler notre cheminement spirituel avec Jésus, dans la joie de le chercher et de le trouver sans cesse.

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036 XXIe Journée mondiale de la Jeunesse

Message, 22 février 2006, § 8
Aux jeunes du monde à l’occasion de la XXIe Journée Mondiale de la Jeunesse, 2006

Chers amis, avec cette XXIe Journée mondiale de la Jeunesse, que nous célébrerons le 9 avril prochain, Dimanche des Rameaux, nous commencerons un pèlerinage spirituel vers la rencontre mondiale des jeunes qui aura lieu à Sydney en juillet 2008. Nous nous préparerons à ce grand rendez-vous en réfléchissant ensemble sur le thème l’Esprit Saint et la mission, à travers des étapes successives. Cette année, notre attention se concentrera sur l’Esprit Saint, Esprit de vérité, qui nous révèle le Christ, le Verbe fait chair, ouvrant le cœur de chacun à la Parole de salut, qui conduit à la Vérité tout entière. L’an prochain, en 2007, nous méditerons sur un verset de l’Évangile de Jean: « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (13, 34) et nous découvrirons encore plus profondément que l’Esprit Saint est Esprit d’amour, qui infuse en nous la charité divine et nous rend sensibles aux besoins matériels et spirituels de nos frères. Alors nous parviendrons à la rencontre mondiale de 2008 qui aura pour thème: « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins » (Ac 1, 8).

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033 Ne pas avoir peur de suivre le Christ

Dimanche 2 avril 2006, Place Saint-Pierre
(à l’occasion du rosaire promu par le diocèse de Rome pour le 1er anniversaire de la mort du serviteur de Dieu le Pape Jean-Paul II)

En ce premier anniversaire de son retour à la Maison du Père, nous sommes invités ce soir à accueillir à nouveau l’héritage spirituel qu’il nous a laissé ; nous sommes incités, entre autres, à vivre en recherchant inlassablement la Vérité qui seule comble notre cœur. Nous sommes encouragés à ne pas avoir peur de suivre le Christ, pour apporter à tous l’annonce de l’Evangile, qui est le ferment d’une humanité plus fraternelle et solidaire. Du ciel, Jean-Paul II nous aide à poursuivre notre chemin, en demeurant de dociles disciples de Jésus pour être, comme lui-même aimait le répéter aux jeunes, des « sentinelles du matin » en ce début du troisième millénaire chrétien. Dans ce but, invoquons Marie, la Mère du Rédempteur, envers laquelle il nourrit toujours une tendre dévotion.

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012 L’amour, don qui nous fait vivre

Homélie, 8 décembre 2005, § 6 (Solennité de l’Immaculée Conception)
(Chapelle papale pour le 40 anniversaire de la clôture du Concile Vatican II)

Quelle est la situation qui nous est présentée dans cette page ? (du Livre de la Genèse). L’homme n’a pas confiance en Dieu. Tenté par les paroles du serpent, il nourrit le soupçon que Dieu, en fin de compte, ôte quelque chose à sa vie, que Dieu est un concurrent qui limite notre liberté et que nous ne serons pleinement des êtres humains que lorsque nous l’aurons mis de côté ; en somme, que ce n’est que de cette façon que nous pouvons réaliser en plénitude notre liberté. L’homme vit avec le soupçon que l’amour de Dieu crée une dépendance et qu’il lui est nécessaire de se débarasser de cette dépendance pour être pleinement lui-même. L’homme ne veut pas recevoir de Dieu son existence et la plénitude de sa vie. Il veut puiser lui-même à l’arbre de la connaissance le pouvoir de façonner le monde, de se transformer en un dieu en s’élevant à Son niveau, et de vaincre avec ses propres forces la mort et les ténèbres. Il ne veut pas compter sur l’amour qui ne lui semble pas fiable ; il compte uniquement sur la connaissance, dans la mesure où celle-ci confère le pouvoir. Plutôt que sur l’amour, il mise sur le pouvoir, avec lequel il veut prendre en main de manière autonome sa propre vie. Et en agissant ainsi, il se fie au mensonge plutôt qu’à la vérité et cela fait sombrer sa vie dans le vide, dans la mort. L’amour n’est pas une dépendance, mais un don qui nous fait vivre. La liberté d’un être humain est la liberté d’un être limité et elle est donc elle-même limitée. Nous ne pouvons la posséder que comme liberté partagée, dans la communion des libertés : ce n’est que si nous vivons d’une juste manière, l’un avec l’autre et l’un pour l’autre, que la liberté peut se développer. Nous vivons d’une juste manière, si nous vivons selon la vérité de notre être, c’est-à-dire selon la volonté de Dieu. Car la volonté de Dieu ne constitue pas pour l’homme une loi imposée de l’extérieur qui le force, mais la mesure intrinsèque de sa nature, une mesure qui est inscrite en lui et fait de lui l’image de Dieu, et donc une créature libre. Si nous vivons contre l’amour et contre la vérité – contre Dieu -, alors nous nous détruisons réciproquement et nous détruisons le monde. Alors nous ne trouvons pas la vie, mais nous faisons le jeu de la mort. Tout cela est raconté à travers des images immortelles dans l’histoire de la chute originelle et de l’homme chassé du Paradis terrestre.

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