Archive pour vérité

164 La raison, œuvre aimée de Dieu

Discours, 8 mars 2008, à l’occasion de l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la culture

La formule Etsi Deus non daretur (comme si Dieu n’existait pas) est devenue comme un slogan de vie qui assied une certaine arrogance de la raison, qui est pourtant l’œuvre aimée de Dieu. Cette forme de raison, qui se considère suffisante à elle-même, se ferme à la contemplation et à la recherche d’une Vérité qui la dépasse.

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163 Dieu est la question fondamentale

Joseph Ratzinger – Benoît XVI
Jésus de Nazareth, Flammarion, Paris 2007, p. 48, §3 – 49, §2

La nature de la tentation comprend aussi un comportement moral : elle ne nous invite pas directement au mal, ce serait trop grossier. Elle prétend nous montrer ce qui est meilleur : abandonner enfin les illusions et employer efficacement nos forces pour améliorer le monde. Elle se présente aussi avec la prétention du vrai réalisme. Le réel est ce qui se constate : le pouvoir et le pain. En comparaison, les choses de Dieu apparaissent comme irréelles, comme un monde secondaire, dont on n’a pas vraiment besoin.

Or, c’est de Dieu qu’il s’agit : est-il, oui ou non, le réel, la réalité même ? Est-il le Bien, ou devons-nous inventer nous-mêmes ce qui est bien ? La question de Dieu est la question fondamentale, qui nous place à la croisée des chemins de l’existence humaine. Que doit faire ou ne pas faire le Sauveur du monde ? Telle est la question que soustendent les tentations de Jésus.

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159 Reconnaître Dieu pour connaître la réalité

Discours 13 mai 2007, Sanctuaire de l’Aparecida (Brésil)

La priorité de la foi en Jésus Christ et de la vie en lui (…) ne pourrait-elle pas être une fuite vers l’intimisme, vers l’individualisme religieux, un abandon de l’urgente réalité des grands problèmes économiques, sociaux et politiques de l’Amérique latine et du monde, et une fuite de la réalité vers un monde spirituel ? (…)

Seul celui qui reconnaît Dieu, connaît la réalité et peut y répondre adéquatement et humainement. La vérité de cette thèse devient évidente face à l’échec de tous les systèmes qui mettent Dieu entre parenthèses.

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158 Des personnes ouvertes à la vérité

Homélie 6 janvier 2007

Nous avons vu l’étoile en Orient et nous sommes venus pour adorer le Seigneur (cf. Mt 2, 2). Qu’est-ce qui a convaincu les Rois Mages que cet enfant était « le roi des Juifs » et le roi des peuples ? Ils ont certainement été persuadés par le signe de l’étoile, qu’ils avaient vu « se lever » et qui s’était arrêtée précisément sur le lieu où se trouvait l’Enfant (cf. Mt 2, 9). Mais même l’étoile n’aurait pas suffi, si les Rois Mages n’avaient pas été des personnes profondément ouvertes à la vérité. A la différence du roi Hérode, absorbé par son intérêt pour le pouvoir et la richesse, les Rois Mages étaient tendus vers l’objectif de leur recherche, et lorsqu’ils la trouvèrent, bien qu’ils fussent des hommes cultivés, ils se comportèrent comme les bergers de Bethléem : ils reconnurent le signe et adorèrent l’Enfant, en lui offrant les dons précieux et symboliques qu’ils avaient apportées avec eux.

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151 Jésus et la logique de l’amour

Angelus, 24 sept 2006 (Castelgandolfo)

Dans l’Evangile de ce Dimanche, Jésus annonce pour la seconde fois aux disciples sa passion, sa mort et sa résurrection (cf. Mc 9, 30-31). L’évangéliste Marc souligne le fort contraste entre sa mentalité et celle des douze Apôtres, qui non seulement ne comprennent pas les paroles du Maître et refusent nettement l’idée qu’Il aille au-devant de la mort (cf. Mc 8, 32), mais discutent entre eux pour savoir qui doit être considéré comme « le plus grand » (cf. Mc 9, 34). Jésus leur explique avec patience sa logique, la logique de l’amour qui devient service jusqu’au don de soi : « Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous » (Mc 9, 35).

Telle est la logique du christianisme, qui répond à la vérité de l’homme créé à l’image de Dieu, mais dans le même temps est en contraste avec son égoïsme, conséquence du péché originel. Chaque personne humaine est attirée par l’amour – qui, en dernière analyse, est Dieu lui-même – mais se trompe souvent dans les façons concrètes d’aimer, et ainsi, d’une tendance à l’origine positive, mais tachée par le péché, peuvent dériver des intentions et des actions mauvaises. C’est ce que rappelle, dans la liturgie d’aujourd’hui, également la Lettre de saint Jacques : « Là où il y a jalousie et chicane, il y a désordre et toutes sortes de mauvaises actions. Tandis que la sagesse qui vient d’en haut est tout d’abord pure, puis pacifique, indulgente, bienveillante, pleine de pitié et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie ». Et l’apôtre conclut : « Un fruit de justice est semé dans la paix pour ceux qui produisent la paix » (3, 16-18).

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130 La soif de vérité et de bonheur

Audience générale, 16 août 2006, §2-3

Aujourd’hui, il y a des personnes qui vivent comme si elles ne devaient jamais mourir ou comme si tout devait finir avec la mort ; certains agissent en pensant que l’homme est l’unique artisan de leur destin, comme si Dieu n’existait pas, en arrivant parfois même à nier qu’il y ait une place pour Lui dans notre monde. Les grandes victoires de la technique et de la science, qui ont considérablement amélioré la condition de l’humanité, laissent toutefois sans solution les questions les plus profondes de l’âme humaine. Seule l’ouverture au mystère de Dieu, qui est Amour, peut étancher la soif de vérité et de bonheur de notre cœur ; seule la perspective de l’éternité peut conférer une valeur authentique aux événements historiques et surtout au mystère de la fragilité humaine, de la souffrance et de la mort.

En contemplant Marie dans la gloire céleste, nous comprenons que pour nous aussi, la terre n’est pas la patrie définitive et que si nous vivons tournés vers les biens éternels, nous partagerons un jour sa gloire et la terre également deviendra plus belle. C’est pour cela que, même parmi les mille difficultés quotidiennes, nous ne devons pas perdre la sérénité, ni la paix. Le signe lumineux de l’Assomption de la Vierge au ciel resplendit encore plus lorsque semblent s’accumuler à l’horizon des ombres tristes de douleur et de violence. Nous en sommes certains : d’en haut, Marie suit nos pas avec une douce inquiétude, elle nous réconforte à l’heure des ténèbres et de la tempête, elle nous rassure de sa main maternelle. Soutenus par cette conscience, nous poursuivons avec confiance notre chemin d’engagement chrétien là où la Providence nous conduit.

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120 La perle précieuse

Homélie, Samedi 6 mai 2006, §3
(Messe solennelle pour le V Centenaire de la fondation de la Garde Suisse pontificale)

Pour la Sagesse, il vaut alors la peine de renoncer à tout. Ce thème de « quitter » pour « trouver » est au centre du passage évangélique que venons d’écouter, tiré du chapitre 19 de saint Matthieu. Après l’épisode du « jeune homme riche », qui n’avait pas eu le courage de se détacher de ses « grands biens » pour suivre Jésus (cf. Mt 19, 22), l’Apôtre Pierre demande au Seigneur quelle récompense ils recevront, eux qui sont ses disciples et qui ont en revanche tout quitté pour être avec Lui (Mt 19, 27). La réponse du Christ révèle l’immense largesse de son cœur : aux Douze, il promet qu’ils participeront à son autorité sur le nouvel Israël; à tous, ensuite, il assure que « quiconque aura laissé » les biens terrestres à cause de son nom, « recevra bien davantage et aura en héritage la vie éternelle » (Mt 19, 29). Celui qui choisit le Christ trouve le trésor le plus grand, la perle précieuse (cf. Mt 13, 44-46), qui donne une valeur à tout le reste, parce qu’Il est la Sagesse divine incarnée (cf. Jn 1, 14), venue dans le monde pour que l’humanité ait la vie en abondance (cf. Jn 10, 10). Et celui qui accueille la bonté supérieure et la beauté et la vérité du Christ, en qui demeure toute la plénitude de Dieu (cf. Col 2, 9), entre avec Lui dans son Royaume, où les critères de valeurs de ce monde perdent leur sens et sont même renversés.

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108 Transfiguration : ouvrir les yeux du cœur

Angelus, Dimanche 6 août 2006, §2 (Transfiguration du Seigneur)
Castel Gandolfo

La Transfiguration nous invite à ouvrir les yeux du cœur sur le mystère de la lumière de Dieu présent dans toute l’histoire du salut. Déjà, au début de la création, le Tout-puissant dit : « Fiat lux – Que la lumière soit ! » (Gn 1, 2), et la séparation de la lumière d’avec les ténèbres eut lieu. Comme pour les autres choses créées, la lumière est un signe qui révèle quelque chose de Dieu : c’est comme le reflet de sa gloire, qui en accompagne les manifestations. Lorsque Dieu apparaît, « son éclat est pareil au jour, des rayons jaillissent de ses mains » (Ha 3, 3sq). La lumière, dit-on dans les Psaumes, est le manteau dont Dieu se drape (cf. Ps 104, 2). Avec le Livre de la Sagesse, le symbolisme de la lumière est utilisé pour décrire l’essence même de Dieu : la sagesse, effusion de la gloire de Dieu, est « un reflet de la lumière éternelle », supérieure à toute lumière créée (cf. Sg 7, 27.29sq). Dans le Nouveau Testament, c’est le Christ qui constitue la pleine manifestation de la lumière de Dieu. Sa résurrection a éliminé pour toujours le pouvoir des ténèbres du mal. A travers le Christ ressuscité, la vérité et l’amour triomphent sur le mensonge et le péché. En lui, la lumière de Dieu illumine désormais de façon définitive la vie des hommes et le chemin de l’histoire : « Je suis la lumière du monde – affirme-t-il dans l’Evangile. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie » (Jn 8, 12).

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102 Famille et mariage indissoluble

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §13-14
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

La joie amoureuse avec laquelle nos parents nous accueillirent et nous ont accompagnés dans nos premiers pas dans le monde est comme un signe et le prolongement sacramentel de l’amour bienveillant de Dieu d’où nous venons. L’expérience d’avoir été accueillis et aimés par Dieu et par nos parents est le fondement sûr qui favorise toujours la croissance et le développement authentique de l’homme, qui nous aide grandement à mûrir sur notre chemin vers la vérité et l’amour, et à sortir de nous-mêmes pour entrer en communion avec les autres et avec Dieu.

Pour avancer sur ce chemin de maturation humaine, l’Église nous enseigne à respecter et à promouvoir la merveilleuse réalité du mariage indissoluble entre un homme et une femme, qui est aussi l’origine de la famille. C’est pourquoi, reconnaître et soutenir cette institution est un des services les plus importants que l’on puisse apporter aujourd’hui au bien commun et au véritable développement des hommes et des sociétés, de même que la plus grande garantie pour assurer la dignité, l’égalité et la véritable liberté de la personne humaine.

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092 La souffrance pour l’amour de la vérité

Discours, 28 mai 2006, §4
(visite au camp de concentration d’Auschwitz)

Combien de questions nous envahissent en ce lieu ! La même question revient toujours à nouveau : Où était Dieu en ces jours-là ? Pourquoi s’est-il tu ? Comment a-t-il pu tolérer cet excès de destruction, ce triomphe du mal ? Les paroles du Psaume 44, la lamentation d’Israël qui souffre, nous viennent à l’esprit : « …Tu nous broyas au séjour des chacals, nous couvrant de l’ombre de la mort [...] C’est pour toi qu’on nous massacre tout le jour, qu’on nous traite en moutons d’abattoir. Lève-toi, pourquoi dors-tu, Seigneur ? Réveille-toi, ne rejette pas jusqu’à la fin : Pourquoi caches-tu ta face, oublies-tu notre oppression, notre misère ? Car notre âme est effondrée en la poussière, notre ventre est collé à la terre. Debout, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour ! » (Ps 44, 20.23-27). Ce cri d’angoisse que, dans la souffrance, Israël élève à Dieu dans des périodes d’extrême difficulté, est en même temps le cri d’appel à l’aide de tous ceux qui, au cours de l’histoire – hier, aujourd’hui et demain – souffrent pour l’amour de Dieu, pour l’amour de la vérité et du bien ; et ils sont nombreux, aujourd’hui encore.

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