Archive pour souffrance

161 Contempler les souffrances du Christ crucifié

Message 8 décembre 2006 (pour la XV Journée mondiale du Malade)

Le 11 février 2007, jour où l’Eglise célèbre la mémoire liturgique de Notre-Dame de Lourdes, sera célébrée à Séoul, en Corée, la Quinzième Journée mondiale du Malade…

A présent, je m’adresse à vous, chers frères et sœurs qui souffrez de maladies incurables ou en phase terminale. Je vous encourage à contempler les souffrances du Christ crucifié et, en union avec Lui, à vous adresser au Père avec une confiance totale dans le fait que toute la vie, et la vôtre en particulier, est entre ses mains. Sachez que vos souffrances, unies à celles du Christ, se révéleront fécondes pour les besoins de l’Eglise et du monde. Je demande au Seigneur de renforcer votre foi dans Son amour, en particulier au cours de ces épreuves que vous affrontez. Je forme le vœu que, partout où vous êtes, vous trouverez toujours l’encouragement et la force spirituelle nécessaires pour nourrir votre foi et vous conduire plus près du Père de la Vie. A travers ses prêtres et ses collaborateurs pastoraux, l’Eglise désire vous assister et être à vos côtés, en vous aidant à l’heure du besoin et en manifestant ainsi la miséricorde pleine d’amour du Christ envers ceux qui souffrent.

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157 Personne humaine, cœur de la paix

Message 8 déc 2006, n° 1 (pour la Journée mondiale de la Paix du 1er janvier 2007)

Au début de la nouvelle année, je voudrais adresser aux Gouvernants des Nations, ainsi qu’à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté, mes vœux de paix. Je les adresse en particulier à ceux qui sont dans la douleur et dans la souffrance, à ceux qui vivent menacés par la violence et par la force des armes ou encore à ceux qui, bafoués dans leur dignité, attendent leur réintégration humaine et sociale. Je les adresse aussi aux enfants, qui, par leur innocence, enrichissent l’humanité de bonté et d’espérance et qui, par leurs souffrances, nous incitent tous à être des artisans de justice et de paix. Pensant précisément aux enfants, spécialement à ceux dont l’avenir est compromis par l’exploitation et par la méchanceté d’adultes sans scrupules, j’ai voulu, à l’occasion de la Journée mondiale de la Paix, que l’attention commune se focalise sur le thème : Personne humaine, cœur de la paix. Je suis en effet convaincu qu’en respectant la personne on promeut la paix et qu’en bâtissant la paix on jette les bases d’un authentique humanisme intégral. C’est ainsi que se prépare un avenir serein pour les nouvelles générations.

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143 Une douleur pleine de foi et d’amour

Angelus, 17 sept 2006, §3 (Castelgandolfo)

L’évangéliste raconte : au pied de la Croix se trouvait Marie (cf. Jn 19, 25-27). Sa douleur forme un tout avec celle de son Fils. C’est une douleur pleine de foi et d’amour. La Vierge sur le Calvaire participe à la puissance salvifique de la souffrance du Christ, unissant son « fiat » à celui de son Fils. Chers frères et sœurs, spirituellement unis à Notre-Dame des Douleurs, renouvelons nous aussi notre « oui » à Dieu qui a choisi le chemin de la Croix pour nous sauver. Il s’agit d’un grand mystère qui continue de s’accomplir, jusqu’à la fin du monde, et qui requiert également notre collaboration. Que Marie nous aide à prendre chaque jour notre croix et à suivre fidèlement Jésus sur le chemin de l’obéissance, du sacrifice et de l’amour.

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130 La soif de vérité et de bonheur

Audience générale, 16 août 2006, §2-3

Aujourd’hui, il y a des personnes qui vivent comme si elles ne devaient jamais mourir ou comme si tout devait finir avec la mort ; certains agissent en pensant que l’homme est l’unique artisan de leur destin, comme si Dieu n’existait pas, en arrivant parfois même à nier qu’il y ait une place pour Lui dans notre monde. Les grandes victoires de la technique et de la science, qui ont considérablement amélioré la condition de l’humanité, laissent toutefois sans solution les questions les plus profondes de l’âme humaine. Seule l’ouverture au mystère de Dieu, qui est Amour, peut étancher la soif de vérité et de bonheur de notre cœur ; seule la perspective de l’éternité peut conférer une valeur authentique aux événements historiques et surtout au mystère de la fragilité humaine, de la souffrance et de la mort.

En contemplant Marie dans la gloire céleste, nous comprenons que pour nous aussi, la terre n’est pas la patrie définitive et que si nous vivons tournés vers les biens éternels, nous partagerons un jour sa gloire et la terre également deviendra plus belle. C’est pour cela que, même parmi les mille difficultés quotidiennes, nous ne devons pas perdre la sérénité, ni la paix. Le signe lumineux de l’Assomption de la Vierge au ciel resplendit encore plus lorsque semblent s’accumuler à l’horizon des ombres tristes de douleur et de violence. Nous en sommes certains : d’en haut, Marie suit nos pas avec une douce inquiétude, elle nous réconforte à l’heure des ténèbres et de la tempête, elle nous rassure de sa main maternelle. Soutenus par cette conscience, nous poursuivons avec confiance notre chemin d’engagement chrétien là où la Providence nous conduit.

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125 Le mystère de la Charité de Jeanne d’Arc

Discours, Samedi 19 août 2006 (Castel Gandolfo)
à l’occasion de la représentation de l’œuvre de Charles Péguy : « Le Mystère de la Charité de Jeanne d’arc »

L’œuvre de Charles Péguy, qui vient de nous être présentée par trois actrices de grand talent, nous a conduits à la découverte de l’âme de Jeanne d’Arc et à la racine de sa vocation. À travers une profonde réflexion sur des thèmes toujours présents à la pensée de nos contemporains, nous avons été introduits au cœur du Mystère chrétien. Dans ce texte d’une grande richesse, Péguy a su rendre avec force le cri que Jeanne fait monter vers Dieu avec passion, l’adjurant de faire cesser la misère et la souffrance qu’elle voit autour d’elle, exprimant ainsi l’inquiétude de l’homme et sa recherche du bonheur. La remarquable interprétation du « Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc », qui nous a été donnée, nous a aussi montré que le cri pathétique de Jeanne, qui traduit sa douleur et son désarroi, manifeste surtout sa foi ardente et lucide, marquée par l’espérance et par le courage. Nous entraînant encore plus loin dans la méditation, Péguy nous fait entrevoir dans le « Mystère » la Passion du Christ, ce qui, en définitive, donne un sens à la prière de la jeune femme dont la force d’âme ne peut que nous émouvoir.

La représentation de cette œuvre devant nous ce soir me semble d’une particulière opportunité. En effet, dans le contexte international que nous connaissons aujourd’hui, face aux dramatiques événements du Moyen-Orient, devant les situations de souffrance provoquées par la violence dans de nombreuses régions du monde, le message transmis par Charles Péguy dans « Le mystère de la Charité de Jeanne d’Arc », demeure une source de réflexion très profitable. Puisse Dieu entendre la prière de la sainte de Domremy et la nôtre, et donner à notre monde la paix à laquelle il aspire !

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119 Le lavement des pieds

Homélie, 13 avril 2006, §7 (Messe « in Cena Domini »)

Ajoutons un dernier mot à propos de ce passage évangélique fécond : C’est un exemple que je vous ai donnéVous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres (Jn 13, 14). En quoi consiste le fait de « nous laver les pieds les uns les autres » ? Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Voilà, toute œuvre de bonté pour l’autre – en particulier pour ceux qui souffrent et pour ceux qui sont peu estimés – est un service de lavement des pieds. Le Seigneur nous appelle à cela : descendre, apprendre l’humilité et le courage de la bonté et également la disponibilité à accepter le refus, mais toutefois se fier à la bonté et persévérer en elle. Mais il existe une dimension encore plus profonde. Le Seigneur ôte notre impureté avec la force purificatrice de sa bonté. Nous laver les pieds les uns les autres signifie surtout nous pardonner inlassablement les uns les autres, recommencer toujours à nouveau ensemble, même si cela peut paraître inutile. Cela signifie nous purifier les uns les autres en nous supportant mutuellement et en acceptant d’être supportés par les autres ; nous purifier les uns les autres en nous donnant mutuellement la force sanctifiante de la Parole de Dieu et en nous introduisant dans le Sacrement de l’amour divin (Jn 13, 15).

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095 Le message du signe du pain

Homélie, Jeudi 15 juin 2006, §3 (Fête-Dieu)
(Parvis de la Basilique Saint-Jean-de-Latran)

Mais nous n’avons pas encore expliqué entièrement le message de ce signe du pain. Son mystère le plus profond, le Seigneur l’a évoqué au cours du Dimanche des Rameaux, lorsqu’on lui présenta la requête de certains Grecs de pouvoir le rencontrer. Dans sa réponse à cette question, se trouve la phrase : « En vérité, en vérité je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Dans le pain fait de grains moulus, se cache le mystère de la Passion. La farine, le blé moulu, suppose que le grain est mort et ressuscité. En étant moulu et cuit, il porte ensuite en lui une fois de plus le mystère même de la Passion. Ce n’est qu’à travers la mort qu’arrive la résurrection, qu’arrivent le fruit et la vie nouvelle. Les cultures de la Méditerranée, au cours des siècles précédant le Christ, ont profondément perçu ce mystère. Sur la base de l’expérience de cette mort et de cette résurrection, elles ont conçu des mythes de divinité qui, en mourant et en ressuscitant, donnaient la vie nouvelle. Le cycle de la nature leur semblait comme une promesse divine au milieu des ténèbres de la souffrance et de la mort qui nous sont imposées. Dans ces mythes, l’âme des hommes, d’une certaine façon, se projetait vers le Dieu qui s’est fait homme, qui s’est humilié jusqu’à la mort sur une croix et qui a ouvert ainsi pour nous tous la porte de la vie. Dans le pain et dans son devenir, les hommes ont découvert comme une attente de la nature, comme une promesse de la nature que cela devait exister : le Dieu qui meurt et qui, de cette façon, nous conduit à la vie. Ce qui, dans les mythes, était une attente et qui, dans le grain de blé lui-même, est caché comme signe de l’espérance de la création – cela a réellement eu lieu dans le Christ. A travers sa souffrance et sa mort choisies, Il est devenu pain pour nous tous, et, à travers cela, une espérance vivante et digne de foi : Il nous accompagne dans toutes nos souffrances jusqu’à la mort. Les voies qu’il parcourt avec nous et à travers lesquelles il nous conduit à la vie sont des chemins d’espérance.

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092 La souffrance pour l’amour de la vérité

Discours, 28 mai 2006, §4
(visite au camp de concentration d’Auschwitz)

Combien de questions nous envahissent en ce lieu ! La même question revient toujours à nouveau : Où était Dieu en ces jours-là ? Pourquoi s’est-il tu ? Comment a-t-il pu tolérer cet excès de destruction, ce triomphe du mal ? Les paroles du Psaume 44, la lamentation d’Israël qui souffre, nous viennent à l’esprit : « …Tu nous broyas au séjour des chacals, nous couvrant de l’ombre de la mort [...] C’est pour toi qu’on nous massacre tout le jour, qu’on nous traite en moutons d’abattoir. Lève-toi, pourquoi dors-tu, Seigneur ? Réveille-toi, ne rejette pas jusqu’à la fin : Pourquoi caches-tu ta face, oublies-tu notre oppression, notre misère ? Car notre âme est effondrée en la poussière, notre ventre est collé à la terre. Debout, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour ! » (Ps 44, 20.23-27). Ce cri d’angoisse que, dans la souffrance, Israël élève à Dieu dans des périodes d’extrême difficulté, est en même temps le cri d’appel à l’aide de tous ceux qui, au cours de l’histoire – hier, aujourd’hui et demain – souffrent pour l’amour de Dieu, pour l’amour de la vérité et du bien ; et ils sont nombreux, aujourd’hui encore.

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091 La Shoah

Discours, 28 mai 2006, §6
(visite au camp de concentration d’Auschwitz)

Le lieu où nous nous trouvons est un lieu de la mémoire, c’est le lieu de la Shoah. Le passé n’est jamais uniquement le passé. Il nous concerne et nous indique les chemins à ne pas suivre et ceux à suivre. Comme Jean-Paul II, j’ai parcouru le chemin le long des stèles qui rappellent, en différentes langues, les victimes de ce lieu : ce sont des stèles en biélorusse, en tchèque, en allemand, en français, en grec, en hébreu, en croate, en italien, en yiddish, en hongrois, en hollandais, en norvégien, en polonais, en russe, en rom, en roumain, en slovaque, en serbe, en ukrainien, en hébreu hispanique et en anglais. Toutes ces stèles commémoratives nous parlent de souffrance humaine, nous laissent entrevoir le cynisme de ce pouvoir qui traitait les hommes comme des objets, ne les reconnaissant pas comme des personnes, dans lesquelles se reflète l’image de Dieu. Certaines stèles invitent à une commémoration particulière. Celle en hébreu par exemple. Les potentats du Troisième Reich voulaient écraser le peuple juif tout entier ; l’éliminer du nombre des peuples de la terre. Alors, les paroles du Psaume : « On nous massacre tout le jour, on nous traite en moutons d’abattoir » se vérifièrent de façon terrible. Au fond, ces criminels violents, au moyen de l’anéantissement de ce peuple, entendaient tuer ce Dieu qui appela Abraham, et qui, parlant sur le Sinaï, établit les critères d’orientation de l’humanité, qui demeurent éternellement valables. Si ce peuple, par le seul fait d’exister, témoigne de ce Dieu qui a parlé à l’homme et qui l’a pris en charge, alors ce Dieu devait finalement mourir et son pouvoir n’appartenir qu’à l’homme – à ceux qui se considéraient comme les puissants et qui avaient su devenir les maîtres du monde. Avec la destruction d’Israël, avec la Shoah, ils voulaient, en fin de compte, extirper également la racine sur laquelle se fonde la foi chrétienne, en la remplaçant définitivement par la foi fabriquée par soi-même, la foi dans le pouvoir de l’homme, du plus fort.

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032 Jean-Paul II : fidélité et don de soi

Dimanche 2 avril 2006, Place Saint-Pierre
(à l’occasion du rosaire promu par le diocèse de Rome pour le 1er anniversaire de la mort du Serviteur de Dieu le Pape Jean-Paul II)

Comment résumer la vie et le témoignage évangélique de ce grand Pontife romain ? Je pourrais tenter de le faire en utilisant deux mots : « fidélité » et « don de soi », fidélité totale à Dieu et don de soi sans réserve à sa mission de Pasteur de l’Eglise universelle. Fidélité et don de soi qui sont apparus de manière encore plus convaincante et émouvante au cours des derniers mois, lorsqu’il a incarné en lui ce qu’il écrivait en 1984, dans la Lettre apostolique Salvifici doloris : « La souffrance est présente dans le monde pour libérer l’amour, pour faire naître des œuvres d’amour à l’égard du prochain, pour transformer toute la civilisation humaine en ‘civilisation de l’amour’ » (n. 30). Sa maladie, affrontée avec courage, a rendu chacun plus attentif à la douleur humaine, à toute douleur physique et spirituelle ; elle a donné sa dignité et sa valeur à la souffrance, en témoignant que l’homme ne vaut pas pour son efficacité, pour son apparence, mais pour lui-même, parce qu’il est créé et aimé par Dieu. A travers ses mots et ses gestes, le cher Jean-Paul II ne s’est pas lassé de montrer au monde que si l’homme se laisse embrasser par le Christ, il ne diminue pas la richesse de son humanité ; s’il adhère à Lui de tout son cœur, rien ne lui vient à manquer. Au contraire, la rencontre avec le Christ rend notre vie plus passionnante. Précisément parce qu’il s’est approché toujours plus de Dieu dans la prière, dans la contemplation, dans l’amour pour la Vérité et la Beauté, notre bien-aimé Pape a pu devenir le compagnon de voyage de chacun de nous et parler d’une manière faisant autorité également à ceux qui sont éloignés de la foi chrétienne.

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