Archive pour sainteté

155 La famille des amis de Dieu

Angelus, 1er novembre 2005, §1

Nous célébrons aujourd’hui la solennité de Tous les Saints, qui nous fait goûter la joie d’appartenir à la grande famille des amis de Dieu, ou, comme l’écrit saint Paul, de « partager le sort des saints dans la lumière » (Col 1, 12). La liturgie repropose l’expression remplie d’émerveillement de l’Apôtre Jean : « Voyez quelle manifestation d’amour le Père nous a donnée pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes ! » (1 Jn 3, 1). Oui, devenir saints signifie réaliser pleinement ce que nous sommes déjà, ayant été élevés, en Jésus Christ, à la dignité de fils adoptifs de Dieu (cf. Ep 1, 5 ; Rm 8, 14-17). A travers l’incarnation de son Fils, sa mort et sa résurrection, Dieu a voulu réconcilier l’humanité avec Lui et l’ouvrir à la participation à sa propre vie. Celui qui croit dans le Christ Fils de Dieu renaît « d’en-haut », il est comme régénéré par l’œuvre de l’Esprit Saint (cf. Jn 3, 1-8). Ce mystère se réalise dans le sacrement du Baptême, à travers lequel la mère Eglise donne le jour à ses « saints ».

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153 Apporter à tous l’amour de Dieu

Angelus, 1er octobre 2006 (Castelgandolfo)

Octobre est également le mois missionnaire, et le dimanche 22, nous célébrerons la Journée mondiale des Missions. L’Eglise est, par nature, missionnaire. « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21), dit Jésus ressuscité aux Apôtres dans le Cénacle. La mission de l’Eglise est le prolongement de celle du Christ : apporter à tous l’amour de Dieu, en l’annonçant à travers les paroles et le témoignage concret de la charité. Dans le Message pour la prochaine Journée mondiale des Missions, j’ai voulu présenter la charité précisément comme l’ »âme de la mission ». Saint Paul, l’Apôtre des nations, écrivait : « Car l’amour du Christ nous pousse » (2 Co 5, 14). Puisse chaque chrétien faire siennes ces paroles, en faisant l’expérience joyeuse d’être missionnaires de l’Amour là où la Providence l’a placé, avec humilité et courage, en servant son prochain sans arrière-pensées et en puisant dans la prière la force de la charité joyeuse et agissante (cf. Deus caritas est, 32-39).

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Vierge carmélite et docteur de l’Eglise, dont nous faisons mémoire précisément aujourd’hui, est, avec saint François-Xavier, la Patronne universelle des missions. Qu’Elle nous aide, elle qui a indiqué comme voie « simple » vers la sainteté l’abandon confiant à l’amour de Dieu, à être des témoins crédibles de l’Evangile de la charité. Que la Très Sainte Vierge Marie, Vierge du Rosaire et Reine des Missions, nous conduise tous au Christ Sauveur.

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146 L’offrande de la grâce de Dieu au pécheur

Audience générale, 30 août 2006, §4

La bonne annonce de l’Evangile consiste précisément en cela : dans l’offrande de la grâce de Dieu au pécheur ! Ailleurs, dans la célèbre parabole du pharisien et du publicain montés au Temple pour prier, Jésus indique même un publicain anonyme comme exemple appréciable d’humble confiance dans la miséricorde divine : alors que le pharisien se vante de sa propre perfection morale, « le publicain… n’osait même pas lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !’ » Et Jésus commente : « Quand ce dernier rentra chez lui, c’est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé » (Lc 18, 13-14). Dans la figure de Matthieu, les Evangiles nous proposent donc un véritable paradoxe : celui qui est apparemment le plus éloigné de la sainteté peut même devenir un modèle d’accueil de la miséricorde de Dieu et en laisser entrevoir les merveilleux effets dans sa propre existence.

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115 La famille, sanctuaire de la vie

Discours, samedi 8 juillet 2006, §4-5
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles; Cité des Arts et des Sciences)

La famille est une institution intermédiaire entre l’individu et la société, et rien ne peut la remplacer totalement. Elle s’appuie elle-même par-dessus tout sur une relation interpersonnelle profonde entre l’époux et l’épouse, soutenue par l’affection et la compréhension mutuelles. Pour y parvenir, elle reçoit l’aide abondante de Dieu dans le sacrement du mariage, qui comporte une vocation véritable à la sainteté. Puissent leurs enfants contempler davantage les moments d’harmonie et d’affection de leurs parents, plutôt que les moments de discorde ou d’éloignement, puisque l’amour entre le père et la mère offre aux enfants une grande sécurité et leur enseigne la beauté de l’amour fidèle et durable. 

La famille est un bien nécessaire pour les peuples, un fondement indispensable pour la société et un grand trésor pour les époux durant toute leur vie. C’est un bien irremplaçable pour les enfants, qui doivent être le fruit de l’amour, du don total et généreux de leurs parents. Proclamer la vérité intégrale de la famille, fondée sur le mariage comme Église domestique et sanctuaire de la vie, est une grande responsabilité pour tous.

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064 Marie, miroir de toute sainteté

Encyclique Deus caritas est (25-XII-2005), n° 41

Parmi les saints, il y a par excellence Marie, Mère du Seigneur et miroir de toute sainteté. Dans l’Évangile de Luc, nous la trouvons engagée dans un service de charité envers sa cousine Élisabeth, auprès de laquelle elle demeure « environ trois mois » (1, 56), pour l’assister dans la phase finale de sa grossesse. Magnificat anima mea Dominum, dit-elle à l’occasion de cette visite – « Mon âme exalte le Seigneur » – (Lc 1, 46). Elle exprime ainsi tout le programme de sa vie : ne pas se mettre elle-même au centre, mais faire place à Dieu, rencontré tant dans la prière que dans le service du prochain – alors seulement le monde devient bon. Marie est grande précisément parce qu’elle ne veut pas se rendre elle-même grande, mais elle veut rendre Dieu grand. Elle est humble : elle ne veut être rien d’autre que la servante du Seigneur (cf. Lc 1, 38. 48). Elle sait qu’elle contribue au salut du monde, non pas en accomplissant son œuvre, mais seulement en se mettant pleinement à la disposition des initiatives de Dieu.

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052 La vie ordinaire, itinéraire de sainteté

Angelus, Dimanche 15 janvier 2006, Place Saint-Pierre

La beauté de ce temps [le temps ordinaire de l'année liturgique] est qu’il nous invite à vivre notre vie ordinaire comme un itinéraire de sainteté, c’est-à-dire de foi et d’amitié avec Jésus que nous découvrons et redécouvrons continuellement comme Maître et Seigneur, Chemin, Vérité et Vie de l’homme. C’est ce que nous suggère l’Evangile de Jean, dans la liturgie d’aujourd’hui, en nous présentant la première rencontre entre Jésus et quelques-uns de ceux qui deviendront ses apôtres. (…) Ils furent tellement impressionnés lors de ces quelques heures passées en compagnie de Jésus, que l’un d’entre eux, André, en parla immédiatement à son frère Simon, lui disant : « Nous avons trouvé le Messie ». Voici deux paroles particulièrement significatives : « chercher », « trouver ».

Nous pouvons tirer ces deux verbes de la page de l’Evangile d’aujourd’hui et y puiser une indication fondamentale pour la nouvelle année, que nous souhaitons être un temps pour renouveler notre cheminement spirituel avec Jésus, dans la joie de le chercher et de le trouver sans cesse.

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050 Dieu n’est pas un Dieu lointain

Homélie, 13 avril 2006, §1 et 2 (Messe « in Cena Domini », Basilique Saint-Jean-de-Latran)

« Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, [il] les aima jusqu’à la fin » (Jn 13, 1) : Dieu aime sa créature, l’homme ; il l’aime même dans sa chute et ne l’abandonne pas à lui-même. Il aime jusqu’au bout. Il va jusqu’au bout avec son amour, jusqu’à l’extrême : il descend de sa gloire divine. Il dépose les habits de sa gloire divine et revêt les vêtements de l’esclave. Il descend jusqu’au degré le plus bas de notre chute. Il s’agenouille devant nous et nous rend le service de l’esclave ; il lave nos pieds sales, afin que nous devenions admissibles à la table de Dieu, afin que nous devenions dignes de prendre place à sa table — une chose que par nous-mêmes nous ne pourrions ni ne devrions jamais faire.

Dieu n’est pas un Dieu lointain, trop distant et trop grand pour s’occuper de nos bagatelles. Puisqu’Il est grand, il peut également s’intéresser aux petites choses. Puisqu’il est grand, l’âme de l’homme — l’homme créé pour l’amour éternel —, n’est pas une petite chose, mais est grande et digne de son amour. La sainteté de Dieu n’est pas seulement un pouvoir incandescent, devant lequel nous devons nous retirer terrifiés ; c’est un pouvoir d’amour et donc un pouvoir purificateur et restaurateur.

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025 Saint Benoît Abbé

Angelus, Dimanche 10 juillet 2005

Demain sera célébrée la fête de saint Benoît Abbé, Patron de l’Europe, un saint qui m’est particulièrement cher, comme on peut le deviner à travers le choix de mon nom. (…) Sur les cendres de l’Empire romain, Benoît, recherchant avant tout le Royaume de Dieu, jeta, peut-être même sans s’en rendre compte, la semence d’une nouvelle civilisation qui devait se développer, en intégrant les valeurs chrétiennes à l’héritage classique, d’une part, et aux cultures germanique et slave, de l’autre.

(…) Benoît ne fonda pas une institution monastique ayant pour but principalement l’évangélisation des peuples barbares, comme d’autres grands moines missionnaires de l’époque, mais il indiqua à ses disciples comme objectif fondamental et même unique de l’existence, la recherche de Dieu : Quaerere Deum. Il savait toutefois que, lorsque le croyant entre en relation profonde avec Dieu, il ne peut se contenter de vivre de façon médiocre à l’enseigne d’une éthique minimaliste et d’une religiosité superficielle. On comprend alors mieux, sous cette lumière, l’expression que Benoît tira de saint Cyprien et qui résume dans sa Règle (IV, 21) le programme de vie des moines : Nihil amori Christi praeponere, « Ne rien placer au-dessus de l’amour du Christ ». C’est en cela que consiste la sainteté, proposition valable pour chaque chrétien et devenue une véritable urgence pastorale à notre époque où l’on ressent le besoin d’ancrer la vie et l’histoire à de solides références spirituelles.

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021 Se sanctifier à travers le travail

Homélie 19 mars 2006 (III Dimanche de Carême)
(Célébration eucharistique pour les travailleurs en la solennité de St Joseph)

L’activité professionnelle doit servir au vrai bien de l’humanité, en permettant « à l’homme, considéré comme individu ou comme membre de la société, de s’épanouir selon la plénitude de sa vocation » (Gaudium et spes, n. 35). Pour que cela advienne, la qualification technique et professionnelle, même si elle est nécessaire, ne suffit pas ; la création d’un ordre social juste et attentif au bien de tous n’est pas non plus suffisante. Il faut vivre une spiritualité qui aide les chrétiens à se sanctifier à travers le travail, en imitant saint Joseph qui, chaque jour, a dû pourvoir aux besoins de la Sainte Famille de ses propres mains et que, pour cette raison, l’Église indique comme Patron des travailleurs. Son témoignage montre que l’homme est le sujet et l’acteur du travail. Je voudrais lui confier les jeunes qui parviennent avec difficulté à s’insérer dans le monde du travail, les chômeurs et ceux qui souffrent des problèmes dus à l’importante crise de l’emploi.

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