Archive pour Sainte Vierge

063 Marie est une femme qui aime

Encyclique Deus caritas est (25-XII-2005), n° 41

Enfin, Marie est une femme qui aime. Comment pourrait-il en être autrement ? Comme croyante qui, dans la foi, pense avec les pensées de Dieu et veut avec la volonté de Dieu, elle ne peut qu’être une femme qui aime. Nous le percevons à travers ses gestes silencieux, auxquels se réfèrent les récits des Évangiles de l’enfance. Nous le voyons à travers la délicatesse avec laquelle, à Cana, elle perçoit les besoins dans lesquels sont pris les époux et elle les présente à Jésus. Nous le voyons dans l’humilité avec laquelle elle accepte d’être délaissée durant la période de la vie publique de Jésus, sachant que son Fils doit fonder une nouvelle famille et que l’heure de sa Mère arrivera seulement au moment de la croix, qui sera l’heure véritable de Jésus (cf. Jn 2, 4; 13, 1). Alors, quand les disciples auront fui, elle demeurera sous la croix (cf. Jn 19, 25-27) ; plus tard, à l’heure de la Pentecôte, ce seront les disciples qui se rassembleront autour d’elle dans l’attente de l’Esprit Saint (cf. Ac 1, 14).

Commentaires

059 St Joseph, modèle de l’homme « juste »

Angelus, 18 décembre 2005 (IV Dimanche de l’Avent)

Je désire aujourd’hui porter mon regard sur la figure de saint Joseph. Dans la page évangélique de ce jour, saint Luc présente la Vierge Marie comme « fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David » (Lc 1, 27). C’est toutefois l’évangéliste Matthieu qui accorde le plus d’importance au père putatif de Jésus, en soulignant que, à travers lui, l’Enfant résultait légalement inscrit dans la descendance de David, et accomplissait ainsi les Ecritures, dans lesquelles le Messie était prophétisé comme « fils de David ». Mais le rôle de Joseph ne peut certainement pas se réduire à cet aspect juridique. Il est le modèle de l’homme « juste » (Mt 1, 19), qui, en parfaite harmonie avec son épouse, accueille le Fils de Dieu fait homme et veille sur sa croissance humaine.

Commentaires

043 Samedi Saint

Audience générale, 12 avril 2006, §4 et 5

Le Samedi Saint, l’Eglise, s’unissant spirituellement à Marie, reste en prière auprès du sépulcre, où le corps du Fils de Dieu gît inerte, comme dans une attitude de repos après l’œuvre créatrice de la rédemption, accomplie avec sa mort (cf. He 4, 1-13). La nuit venue commencera la Veillée pascale solennelle, au cours de laquelle, dans chaque Eglise, le chant joyeux du Gloria et de l’Alleluia pascal s’élèvera du cœur des nouveaux baptisés et de toute la communauté chrétienne, joyeuse car le Christ est ressuscité et a vaincu la mort.

pietaChers frères et sœurs, pour une célébration fructueuse de Pâques, l’Eglise demande aux fidèles de s’approcher au cours de ces journées du sacrement de la Pénitence, qui est comme une espèce de mort et de résurrection pour chacun de nous. Dans l’antique communauté chrétienne, le Jeudi Saint se déroulait le rite de la Réconciliation des Pénitents présidé par l’évêque. Les conditions historiques ont certainement changé, mais se préparer à Pâques avec une bonne confession reste une pratique qu’il faut pleinement valoriser parce qu’elle nous offre la possibilité de recommencer à nouveau notre vie et de connaître véritablement un nouveau début dans la joie du Ressuscité et dans la communion du pardon qu’il nous a donné. Conscients d’être des pécheurs, mais confiants dans la miséricorde divine, laissons-nous réconcilier par le Christ pour goûter plus intensément la joie qu’Il nous communique avec sa résurrection.

Commentaires

040 Le Triduum Pascal

Audience générale, 12 avril 2006

Les célébrations du Triduum Pascal vont nous faire revivre le mystère de la passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur. Demain, Jeudi Saint, sera célébrée la Messe « in Cena Domini », qui fait mémoire de l’offrande totale que le Christ, lavant les pieds de ses disciples, a fait de Lui-même à l’humanité dans l’Eucharistie. Le matin même, la Messe chrismale réunit, autour de l’évêque, le presbyterium de chaque diocèse, qui renouvelle les promesses sacerdotales et qui participe à la bénédiction des saintes huiles. Centré sur le mystère de la Passion, le Vendredi Saint, jour de jeûne et de pénitence, est consacré à la contemplation du Christ en Croix, qui révèle la profondeur de l’amour de Dieu surpassant toute connaissance. Le Samedi Saint, en s’unissant à Marie priant près du tombeau dans lequel repose le corps du Fils de Dieu, l’Église médite sur l’œuvre créatrice de la rédemption, accomplie dans la mort du Christ. Elle se prépare à célébrer, au milieu de la nuit, la Veillée pascale, au cours de laquelle les nouveaux baptisés et chaque communauté chrétienne feront résonner joyeusement les chants du Gloria et de l’Alleluia pascal.

Commentaires

030 Marie, Mère et Reine de l’Eglise

Homélie, Samedi 25 mars 2006, § 3 (Solennité de l’Annonciation du Seigneur)
(célébration eucharistique pour la remise de l’anneau aux nouveaux cardinaux)

L’importance du principe marial dans l’Eglise a été particulièrement soulignée, après le Concile, par mon bien-aimé prédécesseur le Pape Jean-Paul II, de façon cohérente avec sa devise Totus tuus. A travers sa spiritualité et son inlassable ministère il a rendu la présence de Marie comme Mère et Reine de l’Eglise, manifeste aux yeux de tous. Il a senti cette présence maternelle plus que jamais lors de l’attentat du 13 mai 1981, ici, place Saint-Pierre.

matereccEn souvenir de cet événement tragique il a voulu qu’une mosaïque représentant la Vierge domine la place Saint-Pierre, du haut du Palais apostolique, pour accompagner les moments culminants et le cours ordinaire de son long pontificat, qui, précisément il y a un an, entrait dans sa phase finale, à la fois douloureuse et triomphale, vraiment pascale. L’icône de l’Annonciation nous fait comprendre clairement, mieux que n’importe quelle autre, que tout dans l’Eglise remonte à ce moment-là, à ce mystère d’accueil du Verbe divin, où, par l’action de l’Esprit Saint, l’Alliance entre Dieu et l’humanité a été scellée de manière parfaite. Tout dans l’Eglise, chaque institution et ministère, y compris celui de Pierre et de ses successeurs, est « enveloppé » par le manteau de la Vierge, dans l’espace rempli de grâce de son « oui » à la volonté de Dieu. Il s’agit d’un lien qui a naturellement en chacun de nous une forte résonance affective, mais qui a avant tout une valeur objective. Entre Marie et l’Eglise il existe en effet une conformité de nature que le Concile Vatican II a fortement soulignée par l’heureux choix de placer le traité sur la Bienheureuse Vierge Marie en conclusion de la Constitution sur l’Eglise, Lumen gentium.

Commentaires

020 Marie, temple vivant de Dieu

Homélie, 8 décembre 2005, § 4 (Solennité de l’Immaculée Conception)
(Chapelle papale pour le 40 anniversaire de la clôture du Concile Vatican II)

Qu’est-ce que signifie « Marie l’Immaculée » ? Ce titre a-t-il quelque chose à nous dire ? La liturgie d’aujourd’hui éclaire pour nous le contenu de cette parole à travers deux grandes images. Il y a tout d’abord le récit merveilleux de l’annonce à Marie, la Vierge de Nazareth, de la venue du Messie. Le salut de l’Ange est tissé de fils de l’Ancien Testament, en particulier du prophète Sophonie. Celui-ci fait voir que Marie, l’humble femme de province qui est issue d’une lignée sacerdotale et qui porte en elle le grand patrimoine sacerdotal d’Israël, est « le saint reste » d’Israël auquel les prophètes, au cours de toutes les périodes de douleurs et de ténèbres, ont fait référence. En elle est présente la véritable Sion, celle qui est pure, la demeure vivante de Dieu. En elle demeure le Seigneur, en elle il trouve le lieu de Son repos. Elle est la maison vivante de Dieu, qui n’habite pas dans des édifices de pierre, mais dans le cœur de l’homme vivant. Elle est le germe qui, dans la sombre nuit d’hiver de l’histoire, jaillit du tronc abattu de David. En elle s’accomplit la parole du Psaume : « La terre a donné son fruit » (67, 7). Elle est le surgeon, duquel dérive l’arbre de la rédemption et des rachetés. Dieu n’a pas essuyé un échec, comme il pouvait sembler au début de l’histoire avec Adam et Eve, ou bien au cours de l’exil à Babylone, et comme il semblait à nouveau à l’époque de Marie, quand Israël était devenu un peuple sans importance dans une région occupée, avec bien peu de signes reconnaissables de sa sainteté. Dieu n’a pas failli. Dans l’humilité de la maison de Nazareth vit l’Israël saint, le reste pur. Dieu a sauvé et sauve son peuple. Du tronc abattu ressurgit à nouveau son histoire, devenant une nouvelle force vive qui oriente et envahit le monde. Marie est l’Israël saint ; elle dit « oui » au Seigneur, se met pleinement à sa disposition et devient ainsi le temple vivant de Dieu.

Commentaires

019 Le cœur ouvert à l’attente

Homélie 24 décembre 2005 (Messe de minuit)

D’une certaine façon, au plus profond, ils [les bergers] L’attendaient. Leur vigilance était disponibilité – disponibilité à écouter, disponibilité à se mettre en route ; elle était une attente de la lumière qui leur indiquerait le chemin. C’est cela qui intéresse Dieu. Dieu aime tous les hommes parce que tous sont ses créatures. Mais certaines personnes ont fermé leur âme ; son amour ne trouve aucun accès auprès d’eux. Ils croient qu’ils n’ont pas besoin de Dieu ; ils ne le veulent pas. D’autres, qui peut-être moralement sont aussi pauvres et pécheurs, souffrent au moins de cela. Ils attendent Dieu. Ils savent qu’ils ont besoin de sa bonté, même s’ils n’en ont pas une idée précise. Dans leur cœur ouvert à l’attente, la lumière de Dieu peut entrer et, avec elle, sa paix. Dieu cherche des personnes qui apportent sa paix et qui la communiquent. Demandons-lui de faire en sorte qu’il ne trouve pas notre cœur fermé. Faisons en sorte de pouvoir devenir des porteurs actifs de sa paix – précisément dans notre temps.

Commentaires

013 Trouver la liberté véritable

Homélie, 8 décembre 2005, § 7-8 (Solennité de l’Immaculée Conception
(Chapelle papale pour le 40 anniversaire de la clôture du Concile Vatican II)

Chers frères et sœurs ! Si nous réfléchissons sincèrement sur nous et sur notre sur histoire, nous constatons qu’à travers ce récit est non seulement décrite l’histoire du début, mais l’histoire de tous les temps, et que nous portons tous en nous une goutte du venin de cette façon de penser illustrée par les images du Livre de la Genèse. Cette goutte de venin, nous l’appelons péché originel. Précisément en la fête de l’Immaculée Conception apparaît en nous le soupçon qu’une personne qui ne pèche pas du tout est au fond ennuyeuse ; que quelque chose manque à sa vie : la dimension dramatique du fait d’être autonomes ; qu’être véritablement hommes comprenne également la liberté de dire non, de descendre au fond des ténèbres du péché et de vouloir agir tout seuls ; que ce n’est qu’alors que l’on peut exploiter totalement toute l’ampleur et la profondeur du fait d’être des hommes, d’être véritablement nous-mêmes ; que nous devons mettre cette liberté à l’épreuve, également contre Dieu, pour devenir en réalité pleinement nous-mêmes. En un mot, nous pensons au fond que le mal est bon, que nous avons au moins un peu besoin de celui-ci pour faire l’expérience de la plénitude de l’être. Nous pensons que Méphistophélès – le tentateur – a raison lorsqu’il dit être la force « qui veut toujours le mal et qui accomplit toujours le bien » (J.W. v. Goethe, Faust I, 3). Nous pensons que traiter un peu avec le mal, se réserver un peu de liberté contre Dieu est au fond un bien, et peut-être même nécessaire.

Cependant, en regardant le monde autour de nous, nous pouvons voir qu’il n’en est pas ainsi, c’est-à-dire que le mal empoisonne toujours, il n’élève pas l’homme, mais l’abaisse et l’humilie, il ne le rend pas plus grand, plus pur et plus riche, mais il lui cause du mal et le fait devenir plus petit. C’est plutôt cela que nous devons apprendre le jour de l’Immaculée : l’homme qui s’abandonne totalement entre les mains de Dieu ne devient pas une marionnette de Dieu, une personne consentante ennuyeuse ; il ne perd pas sa liberté. Seul l’homme qui se remet totalement à Dieu trouve la liberté véritable, l’ampleur vaste et créative de la liberté du bien. L’homme qui se tourne vers Dieu ne devient pas plus petit, mais plus grand, car grâce à Dieu et avec Lui, il devient grand, il devient divin, il devient vraiment lui-même. L’homme qui se remet entre les mains de Dieu ne s’éloigne pas des autres en se retirant dans sa rédemption en privé ; au contraire, ce n’est qu’alors que son cœur s’éveille vraiment et qu’il devient une personne sensible et donc bienveillante et ouverte.

Commentaires

011 Le Cœur Immaculé de Marie

Angelus, Dimanche 5 juin 2005 (Place Saint-Pierre)

Le cœur qui ressemble plus que tout autre à celui du Christ est sans aucun doute le cœur de Marie, sa Mère Immaculée, et c’est précisément pour cela que la liturgie les indique ensemble à notre vénération. En répondant à l’invitation adressée par la Vierge à Fatima, confions à son Cœur Immaculé, que nous avons contemplé hier en particulier, le monde entier, afin qu’il fasse l’expérience de l’amour miséricordieux de Dieu et qu’il connaisse la paix véritable.

Commentaires

009 Action de grâce

Angelus, Dimanche 29 mai 2005
(Visite pastorale à Bari pour la clôture du XXIV Congrès
Eucharistique italien. Esplanade de Marisabella)

Avant la Bénédiction finale, récitons à présent l’Angelus Domini, en contemplant le mystère de l’Incarnation, auquel le mystère de l’Eucharistie est intimement lié. A l’école de Marie, « femme eucharistique », comme aimait l’invoquer le regretté pape Jean-Paul II, accueillons en nous-mêmes la présence vivante de Jésus, pour l’apporter à tous dans l’amour généreux. Apprenons à vivre toujours en communion avec le Christ crucifié et ressuscité, en nous faisant conduire pour cela par sa Mère qui est aussi notre Mère céleste. Ainsi, nourrie par la Parole et par le Pain de vie, notre existence deviendra entièrement eucharistique, et se fera action de grâce au Père par le Christ dans l’Esprit Saint.

Commentaires

123

Eazy Islam |
Josue |
Passion Templiers |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS