Archive pour paraboles

090 N’ayez pas peur d’être sages

Discours, 27 mai 2006, §8
Rencontre avec les jeunes, Parc de Blonia (Cracovie)

Mes amis, permettez-moi d’insister : que veut dire construire sur le roc ? Cela veut dire construire avec sagesse. Ce n’est pas sans raison que Jésus compare ceux qui écoutent ses paroles et les mettent en pratique, à un homme sage qui a construit sa maison sur le roc. Il est stupide en effet de construire sur le sable, lorsqu’on peut le faire sur le roc, en ayant ainsi une maison en mesure de résister à toutes les tempêtes. Il est stupide de construire sa maison sur un terrain qui n’offre pas les garanties de résister dans les moments les plus difficiles. Qui sait ? peut-être est-il plus aisé de fonder sa vie sur les sables mouvants de sa propre vision du monde, de construire son avenir loin de la Parole de Jésus, et parfois même contre celle-ci. Il n’en demeure pas moins que celui qui construit de cette manière manque de prudence, parce qu’il veut se persuader lui-même et persuader les autres qu’aucune tempête ne se déchaînera dans sa vie, qu’aucune vague ne frappera sa maison. Etre sage signifie savoir que la solidité de la maison dépend des fondations. N’ayez pas peur d’être sages, c’est-à-dire n’ayez pas peur de construire sur le roc !

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089 Contrariétés et découragement

Discours, 27 mai 2006, §7
Rencontre avec les jeunes, Parc de Blonia (Cracovie)

Chers amis, que veut dire construire sur le roc ? Construire sur le roc veut dire être conscients que l’on rencontrera des contrariétés. Le Christ dit : « La pluie est venue, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n’a pas croulé » (Mt 7, 25). Ces phénomènes naturels ne sont pas seulement l’image des multiples contrariétés du destin humain, mais ils indiquent également leur prévision normale. Le Christ ne promet pas que sur une maison en construction ne s’abattra jamais une tempête, il ne promet pas qu’un raz-de-marée ne bouleversera pas ce que nous avons de plus cher, il ne promet pas que des vents impétueux n’emporteront pas ce que nous avons construit parfois au prix d’énormes sacrifices. Le Christ comprend non seulement l’aspiration de l’homme à une maison durable, mais il est pleinement conscient également de ce qui peut réduire en ruines le bonheur de l’homme. Ne vous étonnez donc pas des contrariétés, quelles qu’elles soient ! Ne vous découragez pas à cause d’elles ! Un bâtiment bâti sur le roc ne veut pas dire une construction échappant au jeu des forces de la nature, inscrites dans le mystère de l’homme. Avoir bâti sur le roc signifie pouvoir compter sur la conscience que, dans les moments difficiles, il existe une force sur laquelle on peut s’appuyer de manière sûre.

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086 Le principe de « non discrimination »

Discours, 19 novembre 2005, n. 3-4
(aux participants à la XX Conférence internationale sur le génome humain)

Le croyant, du reste, sait bien que l’Evangile possède une harmonie intrinsèque avec les valeurs inscrites dans la nature humaine. L’image de Dieu est si profondément ancrée dans l’âme de l’homme que la voix de la conscience peut difficilement être totalement réduite au silence. A travers la parabole du semeur, Jésus, dans l’Evangile, nous rappelle qu’il existe toujours un terrain fertile dans lequel la semence s’enracine, germe et porte du fruit. Même les hommes qui ne se reconnaissent plus comme membres de l’Eglise ou qui ont même perdu la lumière de la foi, demeurent quoi qu’il en soit attentifs aux valeurs humaines et aux contributions positives que l’Evangile peut apporter au bien personnel et social.

Il est facile de s’en rendre compte en particulier en réfléchissant sur ce qui constitue l’objet de votre Conférence : les hommes de notre temps, rendus encore plus sensibles par les terribles événements qui ont assombri le XX siècle et le début même du nouveau siècle, sont en mesure de bien comprendre la façon dont la dignité de l’homme ne s’identifie pas avec les gènes de son ADN, et ne diminue pas à cause de l’éventuelle présence de différences physiques ou de défauts génétiques. Le principe de « non discrimination », sur la base de facteurs physiques ou génétiques, est profondément entré dans les consciences et il est formellement énoncé dans les Chartes sur les droits de l’homme. Ce principe trouve son fondement le plus authentique dans la dignité inscrite dans chaque homme en vertu du fait d’être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). D’ailleurs, l’analyse sereine des données scientifiques conduit à reconnaître la présence de cette dignité dans toutes les phases de la vie humaine, en commençant par le premier moment de la fécondation.

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085 La mission du pasteur

Homélie, Dimanche 24 avril 2005, §4
Messe inaugurale du pontificat

En réalité, le symbolisme du Pallium est encore plus concret : la laine d’agneau entend représenter la brebis perdue ou celle qui est malade et celle qui est faible, que le pasteur met sur ses épaules et qu’il conduit aux sources de la vie. La parabole de la brebis perdue que le berger cherche dans le désert était pour les Pères de l’Église une image du mystère du Christ et de l’Église. L’humanité – nous tous – est la brebis perdue qui, dans le désert, ne trouve plus son chemin. Le Fils de Dieu ne peut pas admettre cela ; il ne peut pas abandonner l’humanité à une telle condition misérable. Il se met debout, il abandonne la gloire du ciel, pour retrouver la brebis et pour la suivre, jusque sur la croix. Il la charge sur ses épaules, il porte notre humanité, il nous porte nous-mêmes. Il est le bon pasteur, qui donne sa vie pour ses brebis. Le Pallium exprime avant tout que nous sommes portés par le Christ. Mais, en même temps, le Christ nous invite à nous porter les uns les autres. Ainsi, le Pallium devient le symbole de la mission du pasteur, dont parle la deuxième lecture et l’Évangile.

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037 La route pour vivre et pour aimer

Encyclique Deus caritas est, n° 12

La véritable nouveauté du Nouveau Testament ne consiste pas en des idées nouvelles, mais dans la figure même du Christ, qui donne chair et sang aux concepts – un réalisme inouï. Déjà dans l’Ancien Testament, la nouveauté biblique ne résidait pas seulement en des concepts, mais dans l’action imprévisible, et à certains égards inouïe, de Dieu. Cet agir de Dieu acquiert maintenant sa forme dramatique dans le fait que, en Jésus Christ, Dieu lui-même recherche la « brebis perdue », l’humanité souffrante et égarée. Quand Jésus, dans ses paraboles, parle du pasteur qui va à la recherche de la brebis perdue, de la femme qui cherche la drachme, du père qui va au devant du fils prodigue et qui l’embrasse, il ne s’agit pas là seulement de paroles, mais de l’explication de son être même et de son agir. Dans sa mort sur la croix s’accomplit le retournement de Dieu contre lui-même, dans lequel il se donne pour relever l’homme et le sauver – tel est l’amour dans sa forme la plus radicale. Le regard tourné vers le côté ouvert du Christ, dont parle Jean (cf. 19, 37), comprend ce qui a été le point de départ de cette Encyclique : « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8). C’est là que cette vérité peut être contemplée. Et, partant de là, on doit maintenant définir ce qu’est l’amour. À partir de ce regard, le chrétien trouve la route pour vivre et pour aimer.

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