Archive pour paix

165 Prière au Ground Zero

20 avril 2008

Dieu d’amour, de compassion et de salut :
regarde ces gens de divers credo et traditions,
réunis en ce lieu témoin de violence et de souffrance indicibles.
Nous en appelons à ta bonté.
Concède la lumière et la paix éternelles
à tous ceux qui y sont morts,
à ceux qui avec héroïsme ont porté secours :
les pompiers, les policiers, les agents de la protection civile et le personnel portuaire ;
à tous les innocents, femmes et hommes,
victimes de cette tragédie,
parce qu’ils vivaient ou travaillaient ici le 11 septembre 2001.
Aie pour chacun de la compassion.
Allège les souffrances de qui a été blessé ce jour-là,
de qui est tombé malade depuis.
Allège aussi la peine de familles qui souffrent
et de tous ceux qui ont perdu ici un être cher.
Donne-leur la force de continuer à vivre avec courage et espérance.
Souvenons-nous des morts, des blessés et des personnes privées des leurs, le même jour au Pentagone et dans un champ de la Pennsylvanie.
Que nos cœurs s’unissent aux leurs tandis que nos prières enveloppent leur calvaire. Dieu de la paix, concède ta paix à ce monde violent,
la paix du cœur pour tout homme et toute femme,
la paix entre les peuples de cette terre.
Eclaire de ton amour ceux dont les cœurs et les esprits
sont aveuglés par la haine.
Affectés par l’ampleur de cette tragédie, nous cherchons ta lumière et ton signal, Dieu de compréhension, face à de tels actes.
Fais que les vies sauvées ce jour-là vivent afin que
les vies perdues ne l’aient pas été en vain.
Réconforte et console, raffermit nous tous dans l’espérance.
Accorde-nous sagesse et courage afin que la paix véritable et l’amour
règnent entre les peuples et dans le cœurs des hommes.

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157 Personne humaine, cœur de la paix

Message 8 déc 2006, n° 1 (pour la Journée mondiale de la Paix du 1er janvier 2007)

Au début de la nouvelle année, je voudrais adresser aux Gouvernants des Nations, ainsi qu’à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté, mes vœux de paix. Je les adresse en particulier à ceux qui sont dans la douleur et dans la souffrance, à ceux qui vivent menacés par la violence et par la force des armes ou encore à ceux qui, bafoués dans leur dignité, attendent leur réintégration humaine et sociale. Je les adresse aussi aux enfants, qui, par leur innocence, enrichissent l’humanité de bonté et d’espérance et qui, par leurs souffrances, nous incitent tous à être des artisans de justice et de paix. Pensant précisément aux enfants, spécialement à ceux dont l’avenir est compromis par l’exploitation et par la méchanceté d’adultes sans scrupules, j’ai voulu, à l’occasion de la Journée mondiale de la Paix, que l’attention commune se focalise sur le thème : Personne humaine, cœur de la paix. Je suis en effet convaincu qu’en respectant la personne on promeut la paix et qu’en bâtissant la paix on jette les bases d’un authentique humanisme intégral. C’est ainsi que se prépare un avenir serein pour les nouvelles générations.

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152 Le Rosaire, prière contemplative et christocentrique

Angelus, 1er octobre 2006 (Castelgandolfo)

Aujourd’hui, premier jour d’octobre, je voudrais m’arrêter sur deux aspects qui, dans la communauté ecclésiale, caractérisent ce mois : la prière du Rosaire et l’engagement pour les missions. Le 7 octobre, samedi prochain, nous célébrerons la fête de la Bienheureuse Vierge du Rosaire et c’est comme si, chaque année, la Vierge nous invitait à redécouvrir la beauté de cette prière, si simple et si profonde. Le bien-aimé Jean-Paul II a été un grand apôtre du Rosaire : nous nous le rappelons, agenouillé, le chapelet entre les mains, plongé dans la contemplation du Christ, comme lui-même a invité à le faire avec la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae. Le Rosaire est une prière contemplative et christocentrique, inséparable de la méditation de l’Ecriture Sainte. C’est la prière du chrétien qui avance dans le pèlerinage de la foi, à la suite de Jésus, précédé par Marie. Chers frères et soeurs, je voudrais vous inviter au cours de ce mois à réciter le Rosaire en famille, dans les communautés et dans les paroisses pour les intentions du Pape, pour la mission de l’Eglise et pour la paix dans le monde.

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151 Jésus et la logique de l’amour

Angelus, 24 sept 2006 (Castelgandolfo)

Dans l’Evangile de ce Dimanche, Jésus annonce pour la seconde fois aux disciples sa passion, sa mort et sa résurrection (cf. Mc 9, 30-31). L’évangéliste Marc souligne le fort contraste entre sa mentalité et celle des douze Apôtres, qui non seulement ne comprennent pas les paroles du Maître et refusent nettement l’idée qu’Il aille au-devant de la mort (cf. Mc 8, 32), mais discutent entre eux pour savoir qui doit être considéré comme « le plus grand » (cf. Mc 9, 34). Jésus leur explique avec patience sa logique, la logique de l’amour qui devient service jusqu’au don de soi : « Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous » (Mc 9, 35).

Telle est la logique du christianisme, qui répond à la vérité de l’homme créé à l’image de Dieu, mais dans le même temps est en contraste avec son égoïsme, conséquence du péché originel. Chaque personne humaine est attirée par l’amour – qui, en dernière analyse, est Dieu lui-même – mais se trompe souvent dans les façons concrètes d’aimer, et ainsi, d’une tendance à l’origine positive, mais tachée par le péché, peuvent dériver des intentions et des actions mauvaises. C’est ce que rappelle, dans la liturgie d’aujourd’hui, également la Lettre de saint Jacques : « Là où il y a jalousie et chicane, il y a désordre et toutes sortes de mauvaises actions. Tandis que la sagesse qui vient d’en haut est tout d’abord pure, puis pacifique, indulgente, bienveillante, pleine de pitié et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie ». Et l’apôtre conclut : « Un fruit de justice est semé dans la paix pour ceux qui produisent la paix » (3, 16-18).

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150 Dialogue interreligieux et interculturel

Discours, lundi 25 septembre 2006, §3 (Castelgandolfo)
(aux ambassadeurs des pays musulmans près le Saint-Siège et à quelques représentants des communautés musulmanes en Italie)

Le dialogue interreligieux et interculturel est une nécessité pour bâtir ensemble le monde de paix et de fraternité ardemment souhaité par tous les hommes de bonne volonté. En ce domaine, nos contemporains attendent de nous un témoignage éloquent pour montrer à tous la valeur de la dimension religieuse de l’existence. Aussi, fidèles aux enseignements de leurs propres traditions religieuses, chrétiens et musulmans doivent-ils apprendre à travailler ensemble, comme cela arrive déjà en diverses expériences communes, pour se garder de toute forme d’intolérance et s’opposer à toute manifestation de violence ; et nous, Autorités religieuses et Responsables politiques, nous devons les guider et les encourager en ce sens. En effet, « même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés sont nées entre chrétiens et musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à pratiquer sincèrement la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les biens de la morale, la paix et la liberté » (Déclaration Nostra aetate, n. 3). Les leçons du passé doivent donc nous aider à rechercher des voies de réconciliation, afin de vivre dans le respect de l’identité et de la liberté de chacun, en vue d’une collaboration fructueuse au service de l’humanité tout entière. Comme le déclarait le Pape Jean-Paul II dans son discours mémorable aux jeunes, à Casablanca au Maroc, « le respect et le dialogue requièrent la réciprocité dans tous les domaines, surtout en ce qui concerne les libertés fondamentales et plus particulièrement la liberté religieuse. Ils favorisent la paix et l’entente entre les peuples » (n. 5).


Discours en Français

Discours en Arabe

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141 La religion, porteuse de paix

Message 2 sept 2006, §3
Lettre à l’évêque d’Assise, à l’occasion du XX anniversaire de la rencontre interreligieuse de prière pour la paix

…l’initiative promue il y a 20 ans par Jean-Paul II revêt le caractère d’une prophétie exacte. Son invitation aux responsables des religions mondiales en vue d’un témoignage commun de paix servit à préciser sans équivoque possible que la religion ne peut qu’être porteuse de paix. Comme l’a enseigné le Concile Vatican II dans la Déclaration Nostra aetate sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes, « nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés par Dieu » (n. 5). En dépit des différences qui caractérisent les divers chemins religieux, la reconnaissance de l’existence de Dieu, à laquelle les hommes peuvent parvenir ne serait-ce qu’à partir de l’expérience de la création (cf. Rm 1, 20), ne peut manquer de disposer les croyants à considérer les autres êtres humains comme des frères. Il n’est donc permis à personne de se servir du motif de la différence religieuse comme présupposé ou prétexte pour une attitude belliqueuse envers les autres êtres humains.

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140 Message en faveur de la paix

Message 2 sept 2006, §1
Lettre à l’évêque d’Assise, à l’occasion du XX anniversaire de la rencontre interreligieuse de prière pour la paix

Nous célébrons cette année le XX anniversaire de la Rencontre interreligieuse de Prière pour la Paix, voulue par mon vénéré prédécesseur, Jean-Paul II, le 27 octobre 1986, dans cette ville d’Assise. Comme on le sait, il invita à cette rencontre non seulement les chrétiens des diverses confessions, mais également des représentants des diverses religions. L’initiative eut un large écho dans l’opinion publique : elle constitua un message vibrant en faveur de la paix et se révéla être un événement destiné à laisser une trace dans l’histoire de notre temps. On comprend donc que le souvenir de ce qui eut alors lieu continue de susciter des initiatives de réflexion et d’engagement. Certaines ont été prévues précisément à Assise, à l’occasion du vingtième anniversaire de cet événement. Je pense à la célébration organisée, en accord avec ce diocèse, par la Communauté de Sant’Egidio, dans le sillage des rencontres analogues qu’elle organise chaque année. Les jours mêmes de l’anniversaire se tiendra ensuite un Congrès, organisé par l’Institut de théologie d’Assise, et les Eglises particulières de cette Région se retrouveront dans l’Eucharistie concélébrée par les Evêques d’Ombrie dans la Basilique Saint-François. Enfin, le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux organisera ici une rencontre de dialogue, de prière et de formation à la paix pour les jeunes catholiques et ceux provenant d’autres religions.

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130 La soif de vérité et de bonheur

Audience générale, 16 août 2006, §2-3

Aujourd’hui, il y a des personnes qui vivent comme si elles ne devaient jamais mourir ou comme si tout devait finir avec la mort ; certains agissent en pensant que l’homme est l’unique artisan de leur destin, comme si Dieu n’existait pas, en arrivant parfois même à nier qu’il y ait une place pour Lui dans notre monde. Les grandes victoires de la technique et de la science, qui ont considérablement amélioré la condition de l’humanité, laissent toutefois sans solution les questions les plus profondes de l’âme humaine. Seule l’ouverture au mystère de Dieu, qui est Amour, peut étancher la soif de vérité et de bonheur de notre cœur ; seule la perspective de l’éternité peut conférer une valeur authentique aux événements historiques et surtout au mystère de la fragilité humaine, de la souffrance et de la mort.

En contemplant Marie dans la gloire céleste, nous comprenons que pour nous aussi, la terre n’est pas la patrie définitive et que si nous vivons tournés vers les biens éternels, nous partagerons un jour sa gloire et la terre également deviendra plus belle. C’est pour cela que, même parmi les mille difficultés quotidiennes, nous ne devons pas perdre la sérénité, ni la paix. Le signe lumineux de l’Assomption de la Vierge au ciel resplendit encore plus lorsque semblent s’accumuler à l’horizon des ombres tristes de douleur et de violence. Nous en sommes certains : d’en haut, Marie suit nos pas avec une douce inquiétude, elle nous réconforte à l’heure des ténèbres et de la tempête, elle nous rassure de sa main maternelle. Soutenus par cette conscience, nous poursuivons avec confiance notre chemin d’engagement chrétien là où la Providence nous conduit.

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125 Le mystère de la Charité de Jeanne d’Arc

Discours, Samedi 19 août 2006 (Castel Gandolfo)
à l’occasion de la représentation de l’œuvre de Charles Péguy : « Le Mystère de la Charité de Jeanne d’arc »

L’œuvre de Charles Péguy, qui vient de nous être présentée par trois actrices de grand talent, nous a conduits à la découverte de l’âme de Jeanne d’Arc et à la racine de sa vocation. À travers une profonde réflexion sur des thèmes toujours présents à la pensée de nos contemporains, nous avons été introduits au cœur du Mystère chrétien. Dans ce texte d’une grande richesse, Péguy a su rendre avec force le cri que Jeanne fait monter vers Dieu avec passion, l’adjurant de faire cesser la misère et la souffrance qu’elle voit autour d’elle, exprimant ainsi l’inquiétude de l’homme et sa recherche du bonheur. La remarquable interprétation du « Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc », qui nous a été donnée, nous a aussi montré que le cri pathétique de Jeanne, qui traduit sa douleur et son désarroi, manifeste surtout sa foi ardente et lucide, marquée par l’espérance et par le courage. Nous entraînant encore plus loin dans la méditation, Péguy nous fait entrevoir dans le « Mystère » la Passion du Christ, ce qui, en définitive, donne un sens à la prière de la jeune femme dont la force d’âme ne peut que nous émouvoir.

La représentation de cette œuvre devant nous ce soir me semble d’une particulière opportunité. En effet, dans le contexte international que nous connaissons aujourd’hui, face aux dramatiques événements du Moyen-Orient, devant les situations de souffrance provoquées par la violence dans de nombreuses régions du monde, le message transmis par Charles Péguy dans « Le mystère de la Charité de Jeanne d’Arc », demeure une source de réflexion très profitable. Puisse Dieu entendre la prière de la sainte de Domremy et la nôtre, et donner à notre monde la paix à laquelle il aspire !

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124 La Reine de la paix

Angelus, mardi 15 août 2006
Castel Gandolfo

A la Reine de la paix, que nous contemplons aujourd’hui dans la gloire céleste, je voudrais confier une fois de plus les préoccupations de l’humanité pour chaque lieu du monde déchiré par la violence. Nous nous unissons à nos frères et sœurs qui, en ces mêmes heures, sont rassemblés dans le sanctuaire de Notre-Dame du Liban à Harissa, pour une Célébration eucharistique présidée par le Cardinal Roger Etchegaray, qui s’est rendu au Liban en tant que mon Envoyé spécial, pour apporter le réconfort et la solidarité concrète à toutes les victimes du conflit et prier pour la grande intention de la paix. Nous sommes également en communion avec les Pasteurs et les fidèles de l’Eglise qui est en Terre Sainte, qui sont réunis dans la Basilique de l’Annonciation à Nazareth, autour du Représentant pontifical en Israël et en Palestine, Mgr Antonio Franco, pour prier pour les mêmes intentions. Ma pensée va également vers la chère nation du Sri Lanka, menacée par l’aggravation du conflit ethnique ; vers l’Irak, où l’effroyable et quotidienne effusion de sang éloigne la perspective de réconciliation et de reconstruction. Que Marie obtienne pour tous des sentiments de compréhension, de volonté d’entente et de désir de concorde !

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