Archive pour miséricorde

044 Le pardon, source de paix

Audience générale, 12 avril 2006, §5

Le pardon, qui nous est donné par le Christ dans le sacrement de la Pénitence, est une source de paix intérieure et extérieure et fait de nous des apôtres de paix dans un monde où continuent malheureusement les divisions, les souffrances et les drames de l’injustice, de la haine et de la violence, de l’incapacité de se réconcilier pour recommencer de nouveau avec un pardon sincère. Nous savons cependant que le mal n’a pas le dernier mot, car le vainqueur est le Christ crucifié et ressuscité et son triomphe se manifeste avec la force de l’amour miséricordieux. Sa résurrection nous donne cette certitude : malgré toute l’obscurité que l’on trouve dans le monde, le mal n’a pas le dernier mot. Soutenus par cette certitude, nous pourrons nous engager avec plus de courage et d’enthousiasme afin que naisse un monde plus juste.

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043 Samedi Saint

Audience générale, 12 avril 2006, §4 et 5

Le Samedi Saint, l’Eglise, s’unissant spirituellement à Marie, reste en prière auprès du sépulcre, où le corps du Fils de Dieu gît inerte, comme dans une attitude de repos après l’œuvre créatrice de la rédemption, accomplie avec sa mort (cf. He 4, 1-13). La nuit venue commencera la Veillée pascale solennelle, au cours de laquelle, dans chaque Eglise, le chant joyeux du Gloria et de l’Alleluia pascal s’élèvera du cœur des nouveaux baptisés et de toute la communauté chrétienne, joyeuse car le Christ est ressuscité et a vaincu la mort.

pietaChers frères et sœurs, pour une célébration fructueuse de Pâques, l’Eglise demande aux fidèles de s’approcher au cours de ces journées du sacrement de la Pénitence, qui est comme une espèce de mort et de résurrection pour chacun de nous. Dans l’antique communauté chrétienne, le Jeudi Saint se déroulait le rite de la Réconciliation des Pénitents présidé par l’évêque. Les conditions historiques ont certainement changé, mais se préparer à Pâques avec une bonne confession reste une pratique qu’il faut pleinement valoriser parce qu’elle nous offre la possibilité de recommencer à nouveau notre vie et de connaître véritablement un nouveau début dans la joie du Ressuscité et dans la communion du pardon qu’il nous a donné. Conscients d’être des pécheurs, mais confiants dans la miséricorde divine, laissons-nous réconcilier par le Christ pour goûter plus intensément la joie qu’Il nous communique avec sa résurrection.

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011 Le Cœur Immaculé de Marie

Angelus, Dimanche 5 juin 2005 (Place Saint-Pierre)

Le cœur qui ressemble plus que tout autre à celui du Christ est sans aucun doute le cœur de Marie, sa Mère Immaculée, et c’est précisément pour cela que la liturgie les indique ensemble à notre vénération. En répondant à l’invitation adressée par la Vierge à Fatima, confions à son Cœur Immaculé, que nous avons contemplé hier en particulier, le monde entier, afin qu’il fasse l’expérience de l’amour miséricordieux de Dieu et qu’il connaisse la paix véritable.

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010 Le « cœur », centre de la personne

Angelus, Dimanche 5 juin 2005 (Place Saint-Pierre)

Vendredi dernier, nous avons célébré la solennité du Très Saint Cœur de Jésus, une dévotion profondément enracinée dans le peuple chrétien. Dans le langage biblique, le « cœur » indique le centre de la personne, le siège de ses sentiments et de ses intentions. Dans le cœur du Rédempteur, nous adorons l’amour de Dieu pour l’humanité, sa volonté de salut universel, son infinie miséricorde. Rendre un culte au Sacré-Cœur du Christ signifie donc adorer ce Cœur qui, après nous avoir aimés jusqu’au bout, fut transpercé par une lance et duquel jaillirent, du haut de la Croix, sang et eau, source intarissable de vie nouvelle.

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004 Carême et miséricorde

Message pour le Carême 2006 (29 septembre 2005), §1

Le Carême est le temps privilégié du pèlerinage intérieur vers Celui qui est la source de la miséricorde. C’est un pèlerinage au cours duquel Lui-même nous accompagne à travers le désert de notre pauvreté, nous soutenant sur le chemin vers la joie profonde de Pâques. Même dans les «ravins de la mort» dont parle le Psalmiste (Ps 22 [23], 4), tandis que le tentateur nous pousse à désespérer ou à mettre une espérance illusoire dans l’œuvre de nos mains, Dieu nous garde et nous soutient. Oui, aujourd’hui encore le Seigneur écoute le cri des multitudes affamées de joie, de paix, d’amour. Comme à chaque époque, elles se sentent abandonnées. Cependant, même dans la désolation de la misère, de la solitude, de la violence et de la faim, qui frappent sans distinction personnes âgées, adultes et enfants, Dieu ne permet pas que l’obscurité de l’horreur l’emporte. Comme l’a en effet écrit mon bien-aimé Prédécesseur Jean-Paul II, il y a une «limite divine imposée au mal», c’est la miséricorde (Mémoire et identité, 4, Paris, 2005, pp. 35 ss.). C’est dans cette perspective que j’ai voulu placer au début de ce Message l’annotation évangélique selon laquelle, «voyant les foules, Jésus eut pitié d’elles» (Mt 9, 36).

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