Archive pour maturité

123 La maturité affective

Discours, 25 mai 2006, §5
Rencontre avec le clergé (Cathédrale Saint-Jean à Varsovie)

Les fidèles n’attendent qu’une chose des prêtres : qu’ils soient des spécialistes de la promotion de la rencontre de l’homme avec Dieu. On ne demande pas au prêtre d’être expert en économie, en construction ou en politique. On attend de lui qu’il soit expert dans la vie spirituelle. Dans ce but, lorsqu’un jeune prêtre accomplit ses premiers pas, il faut qu’il puisse faire référence à un maître expérimenté, qui l’aide à ne pas s’égarer face aux nombreuses propositions de la culture du moment. Face aux tentations du relativisme ou du permissivisme, il n’est pas du tout nécessaire que le prêtre connaisse tous les courants de pensée actuels et changeants; ce que les fidèles attendent de lui est qu’il soit le témoin de la sagesse éternelle, contenue dans la parole révélée. L’attention à la qualité de la prière personnelle et à une bonne formation théologique porte des fruits dans la vie. Vivre sous l’influence du totalitarisme peut avoir engendré une tendance inconsciente à se cacher sous un masque extérieur, ayant pour conséquence de céder à une certaine forme d’hypocrisie. Il est clair que cela n’est pas bénéfique à l’authenticité des relations fraternelles et peut conduire à une concentration exagérée sur soi-même. En réalité, on ne grandit dans la maturité affective que lorsque le cœur adhère à Dieu. Le Christ a besoin de prêtres qui soient mûrs, virils, capables de cultiver une authentique paternité spirituelle. Pour que cela se produise, il y a besoin d’honnêteté avec soi-même, d’ouverture envers le directeur spirituel et de confiance dans la miséricorde divine.

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112 La source suprême de la vie et de la famille

Discours, samedi 8 juillet 2006, §6 et 8
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles ; Cité des Arts et des Sciences)

Le père et la mère se sont dit un « oui » total devant Dieu, un « oui » qui constitue la base du sacrement qui les unit ; de même, pour que la relation au sein de la famille soit totale, il est nécessaire qu’ils disent aussi un « oui » d’acceptation à leurs enfants, à ceux qu’ils ont engendrés ou à ceux qu’ils ont adoptés, qui possèdent leur propre personnalité et leur propre caractère. Ainsi, les enfants grandiront dans un climat d’acceptation et d’amour, et il est à souhaiter que, lorsqu’ils parviendront à une maturité suffisante, ils pourront donner à leur tour un « oui » à ceux qui leur ont donné la vie. (…)

Le Christ a révélé ce qui est toujours la source suprême de la vie pour tous et donc aussi pour la famille : « Mon commandement, le voici : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 12-13). L’amour de Dieu lui-même a été répandu sur nous par le Baptême. À partir de là, les familles sont appelées à vivre une qualité d’amour, puisque le Seigneur est celui qui se porte garant que cela est possible pour nous à travers l’amour humain, sensible, affectueux et miséricordieux comme l’amour du Christ.

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102 Famille et mariage indissoluble

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §13-14
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

La joie amoureuse avec laquelle nos parents nous accueillirent et nous ont accompagnés dans nos premiers pas dans le monde est comme un signe et le prolongement sacramentel de l’amour bienveillant de Dieu d’où nous venons. L’expérience d’avoir été accueillis et aimés par Dieu et par nos parents est le fondement sûr qui favorise toujours la croissance et le développement authentique de l’homme, qui nous aide grandement à mûrir sur notre chemin vers la vérité et l’amour, et à sortir de nous-mêmes pour entrer en communion avec les autres et avec Dieu.

Pour avancer sur ce chemin de maturation humaine, l’Église nous enseigne à respecter et à promouvoir la merveilleuse réalité du mariage indissoluble entre un homme et une femme, qui est aussi l’origine de la famille. C’est pourquoi, reconnaître et soutenir cette institution est un des services les plus importants que l’on puisse apporter aujourd’hui au bien commun et au véritable développement des hommes et des sociétés, de même que la plus grande garantie pour assurer la dignité, l’égalité et la véritable liberté de la personne humaine.

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