Archive pour mal

163 Dieu est la question fondamentale

Joseph Ratzinger – Benoît XVI
Jésus de Nazareth, Flammarion, Paris 2007, p. 48, §3 – 49, §2

La nature de la tentation comprend aussi un comportement moral : elle ne nous invite pas directement au mal, ce serait trop grossier. Elle prétend nous montrer ce qui est meilleur : abandonner enfin les illusions et employer efficacement nos forces pour améliorer le monde. Elle se présente aussi avec la prétention du vrai réalisme. Le réel est ce qui se constate : le pouvoir et le pain. En comparaison, les choses de Dieu apparaissent comme irréelles, comme un monde secondaire, dont on n’a pas vraiment besoin.

Or, c’est de Dieu qu’il s’agit : est-il, oui ou non, le réel, la réalité même ? Est-il le Bien, ou devons-nous inventer nous-mêmes ce qui est bien ? La question de Dieu est la question fondamentale, qui nous place à la croisée des chemins de l’existence humaine. Que doit faire ou ne pas faire le Sauveur du monde ? Telle est la question que soustendent les tentations de Jésus.

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160 Contrebalancer le mal

Audience générale, 18 octobre 2006, §6

A la grandeur de sa fidélité [de Matthias] s’ajouta ensuite l’appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison. Nous pouvons en tirer une dernière leçon : même si dans l’Eglise ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu’ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur.

Pour conclure, nous voulons également rappeler celui qui après la Pâque fut élu à la place du traître. Dans l’Eglise de Jérusalem deux personnes furent proposées par la communauté et ensuite tirées au sort : « Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias » (Ac 1, 23). Ce dernier fut précisément élu et ainsi « associé aux onze Apôtres » (Ac 1, 26). Nous ne savons rien de lui, si ce n’est qu’il avait été lui aussi témoin de toute la vie terrestre de Jésus (cf. Ac 1, 21-22), lui demeurant fidèle jusqu’au bout. A la grandeur de sa fidélité s’ajouta ensuite l’appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison. Nous pouvons en tirer une dernière leçon : même si dans l’Eglise ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu’ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur.

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122 La perspective de l’éternité

Angelus, Lundi 15 août 2005
Castel Gandolfo

Aujourd’hui, en la solennité de l’Assomption, nous contemplons le mystère du passage de Marie de ce monde au Paradis : nous célébrons, pourrions-nous dire, sa pâque. Tout comme le Christ ressuscita d’entre les morts avec son corps glorieux et monta au Ciel, de même la Sainte Vierge, pleinement associée à Lui, a été élevée dans la gloire céleste avec toute sa personne. Même en cela, la Mère a suivi au plus près son Fils et nous a tous précédés. Aux côtés de Jésus, nouvel Adam, qui est la prémice des ressuscités (cf. 1 Co 15, 20.23), la Vierge, nouvelle Eve, apparaît comme « prémice et image de l’Eglise » (Préface), « signe d’espérance assurée » pour tous les chrétiens dans le pèlerinage terrestre (cf. Lumen gentium, n. 68).

La fête de l’Assomption, si chère à la tradition populaire, constitue pour tous les croyants une occasion utile pour méditer sur le sens véritable et sur la valeur de l’existence humaine dans la perspective de l’éternité. Chers frères et sœurs, le Ciel est notre demeure définitive. De là, Marie nous encourage par son exemple à accueillir la volonté de Dieu, à ne pas nous laisser séduire par les appels trompeurs de tout ce qui est éphémère et passager, à ne pas céder aux tentations de l’égoïsme et du mal qui éteignent dans le cœur la joie de la vie.

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