Archive pour liberté

150 Dialogue interreligieux et interculturel

Discours, lundi 25 septembre 2006, §3 (Castelgandolfo)
(aux ambassadeurs des pays musulmans près le Saint-Siège et à quelques représentants des communautés musulmanes en Italie)

Le dialogue interreligieux et interculturel est une nécessité pour bâtir ensemble le monde de paix et de fraternité ardemment souhaité par tous les hommes de bonne volonté. En ce domaine, nos contemporains attendent de nous un témoignage éloquent pour montrer à tous la valeur de la dimension religieuse de l’existence. Aussi, fidèles aux enseignements de leurs propres traditions religieuses, chrétiens et musulmans doivent-ils apprendre à travailler ensemble, comme cela arrive déjà en diverses expériences communes, pour se garder de toute forme d’intolérance et s’opposer à toute manifestation de violence ; et nous, Autorités religieuses et Responsables politiques, nous devons les guider et les encourager en ce sens. En effet, « même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés sont nées entre chrétiens et musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à pratiquer sincèrement la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les biens de la morale, la paix et la liberté » (Déclaration Nostra aetate, n. 3). Les leçons du passé doivent donc nous aider à rechercher des voies de réconciliation, afin de vivre dans le respect de l’identité et de la liberté de chacun, en vue d’une collaboration fructueuse au service de l’humanité tout entière. Comme le déclarait le Pape Jean-Paul II dans son discours mémorable aux jeunes, à Casablanca au Maroc, « le respect et le dialogue requièrent la réciprocité dans tous les domaines, surtout en ce qui concerne les libertés fondamentales et plus particulièrement la liberté religieuse. Ils favorisent la paix et l’entente entre les peuples » (n. 5).


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148 L’amour indissoluble et fidèle des époux

Discours, 23 sept 2006, §4
(aux évêques de la conférence épiscopale du Tchad en visite « ad limina apostolorum »)

Parmi les défis pastoraux à relever, se trouve l’urgence de proclamer la vérité intégrale sur le mariage et sur la famille. Il est en effet primordial de montrer que l’institution du mariage contribue au véritable développement des personnes et de la société, et permet d’assurer la dignité, l’égalité et la véritable liberté de l’homme et de la femme, ainsi que la croissance humaine et spirituelle des enfants. « Créés l’un et l’autre à la ressemblance de Dieu, l’homme et la femme, quoique différents, sont essentiellement égaux du point de vue de l’humanité » (Ecclesia in Africa, n. 82). Une sérieuse formation des jeunes favorisera un renouveau de la pastorale familiale et contribuera à lever les difficultés d’ordre social, culturel ou économique qui, pour de nombreux fidèles, sont des obstacles au mariage chrétien. Tout en préservant les valeurs essentielles de la famille africaine, puissent les jeunes de votre pays accueillir dans leur vie la beauté et la grandeur du mariage chrétien qui, dans son unicité, suppose un amour indissoluble et fidèle des époux.

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139 Prière à la Sainte Vierge

Prière au pied de la « Mariensäule », samedi 9 septembre 2006
(Marienplatz, Munich)

Sainte Mère du Seigneur,

Nos ancêtres, dans une période de difficultés, ont élevé ici ta statue, au cœur de la ville de Munich, pour te confier la ville et le pays. Sur les routes de leur vie quotidienne, ils voulaient Te rencontrer toujours à nouveau et apprendre de Toi comment vivre de la manière juste leur existence humaine ; apprendre de Toi comment pouvoir trouver Dieu et trouver ainsi l’harmonie entre eux. Ils t’ont donné la couronne et le sceptre, qui étaient alors le symbole de la seigneurie sur le pays, car ils savaient qu’ainsi le pouvoir et la domination auraient été entre de bonnes mains – entre les mains de la Mère.

Ton Fils, peu avant l’heure du congé, a dit à ses disciples : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l’esclave de tous » (Mc 10, 43sq). Toi, à l’heure décisive de ta vie, Tu as dit : « Je suis la servante du Seigneur » (Lc 1, 38) et Tu as vécu toute ton existence comme un service. C’est ce que Tu continues à faire au cours des siècles de l’histoire. De même qu’autrefois, à Cana, Tu as intercédé silencieusement et avec discrétion pour les époux, Tu agis toujours ainsi : Tu te charges de toutes les préoccupations des hommes et Tu les apportes devant le Seigneur, devant ton Fils. Ton pouvoir est la bonté. Ton pouvoir est le service.

Enseigne-nous – grands et petits, dominateurs et serviteurs – à vivre notre responsabilité de cette manière. Aide-nous à trouver la force pour la réconciliation et pour le pardon. Aide-nous à devenir patients et humbles, mais également libres et courageux, comme Tu l’as été à l’heure de la Croix. Tu portes Jésus dans tes bras, l’Enfant qui bénit, l’Enfant qui est aussi le Seigneur du monde. De cette façon, en portant Celui qui bénit, tu es toi-même devenue une bénédiction. Bénis-nous, bénis cette ville et ce pays ! Montre-nous Jésus, le fruit béni de ton sein ! Prie pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen !

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138 Cherchez les occasions de faire le bien !

Entretien télévisé, 5 août 2006
en préparation au voyage apostolique a Munich, Altötting et Ratisbonne (9-14 sept 2006)

Je dirais avant tout que je suis très heureux qu’il y ait des jeunes qui désirent être ensemble, être ensemble dans la foi, et faire quelque chose de bon. La disponibilité au bien est très forte chez les jeunes, il suffit de penser aux nombreuses formes de volontariat. L’engagement à offrir sa propre contribution aux besoins de ce monde est quelque chose de grand. La première impulsion peut donc être de les encourager : Allez de l’avant ! Cherchez les occasions de faire le bien ! Le monde a besoin de cette volonté, il a besoin de cet engagement ! Et puis peut-être faudrait-il ajouter : ayez le courage des décisions définitives ! Chez les jeunes, il y a beaucoup de générosité, mais face au risque de s’engager pour la vie entière, aussi bien dans le mariage que dans le sacerdoce, ils ont peur. Le monde est en mouvement de façon dramatique. En permanence. Puis-je dès à présent disposer de ma vie entière avec tous ses événements imprévisibles à venir ? Si je prends une décision définitive, est-ce que je ne vais pas enchaîner ma propre liberté, est-ce que je ne vais pas me priver de ma liberté de mouvement ? Réveiller le courage d’oser des décisions définitives, les seules en réalité qui permettent de grandir, d’aller de l’avant et de parvenir à quelque chose de grand dans la vie, les seules qui ne détruisent pas la liberté, mais qui lui offrent la juste direction dans l’espace. Prendre ce risque, effectuer ce saut – pour ainsi dire – dans le définitif, et accueillir ainsi pleinement la vie, voilà ce que je serais heureux de pouvoir communiquer.

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110 La prière de Jésus, protection de l’Église

Homélie, Jeudi 29 juin 2006, §5
Solennité de St Pierre et St Paul

…le Seigneur, au cours de la Dernière Cène, confère à nouveau un devoir spécial à Pierre (cf. Lc 22, 31-33). (…) Il s’adresse alors à Pierre. Il dit que Satan a demandé de pouvoir cribler les disciples comme le blé. Cela évoque le passage du Livre de Job, dans lequel Satan demande à Dieu la faculté de frapper Job. Le diable – le calomniateur de Dieu et des hommes – veut, à travers cela, prouver qu’il n’existe pas de véritable religiosité, mais que dans l’homme, tout vise toujours et seulement à l’utilité. Dans le cas de Job, Dieu accorde à Satan la liberté requise précisément pour pouvoir défendre par cela sa créature, l’homme, et lui-même. Et c’est ce qui a lieu également avec les disciples de Jésus – Dieu donne une certaine liberté à Satan en tout temps. Il nous semble souvent que Dieu laisse trop de liberté à Satan ; qu’il lui accorde la faculté de nous secouer de façon trop terrible ; et que cela dépasse nos forces et nous opprime trop. Nous crierons toujours à nouveau à Dieu : hélas, vois la misère de tes disciples, de grâce, protège-nous ! En effet, Jésus poursuit : « Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas » (Lc 22, 32). La prière de Jésus est la limite placée au pouvoir du malin. La prière de Jésus est la protection de l’Église. Nous pouvons nous réfugier sous cette protection, nous y agripper et placer notre certitude en elle.

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107 Laissez-vous surprendre par le Christ

Discours, Jeudi 18 août 2005 (Cologne, Poller Wiesen)
XX Journée Mondiale de la Jeunesse, Cérémonie d’accueil des jeunes

Le Pape Jean-Paul II vous a invités tout spécialement à cette rencontre; je vous remercie d’avoir décidé de venir à Cologne. Certains d’entre vous se reconnaîtront peut-être dans le témoignage qu’Edith Stein donnait de son adolescence, elle qui vécut ensuite au Carmel de Cologne : J’avais consciemment et délibérément perdu l’habitude de prier. Durant ces journées, vous pourrez refaire l’expérience bouleversante de la prière comme dialogue avec Dieu, dont nous nous savons aimés et que nous voulons aimer en retour. A vous tous, je voudrais dire avec insistance : ouvrez tout grand votre cœur à Dieu, laissez-vous surprendre par le Christ ! Accordez-lui le droit de vous parler durant ces journées ! Ouvrez les portes de votre liberté à son amour miséricordieux ! Exposez vos joies et vos peines au Christ, le laissant illuminer de sa lumière votre intelligence et toucher de sa grâce votre coœur ! En ces jours bénis de partage et de joie, faites l’expérience libératrice de l’Eglise comme lieu de la miséricorde et de la tendresse de Dieu envers les hommes ! C’est en elle et par elle que vous rejoindrez le Christ, qui vous attend.

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104 Parents et éducation

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §4
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

Lorsqu’un enfant naît, à travers la relation avec ses parents, il commence à faire partie d’une tradition familiale, dont les racines sont encore plus anciennes. Avec le don de la vie, il reçoit tout un patrimoine d’expériences. À cet égard, les parents ont le droit et le devoir inaliénables de le transmettre à leurs enfants : les éduquer dans la découverte de leur identité, les initier à la vie sociale, à l’exercice responsable de leur liberté morale et de leur capacité d’aimer à travers l’expérience d’être aimés, et, par-dessus tout, à la rencontre avec Dieu. Les enfants grandissent et mûrissent humainement dans la mesure où ils accueillent avec confiance ce patrimoine et l’éducation qu’ils doivent assumer progressivement. De cette manière, ils sont capables d’élaborer une synthèse personnelle entre ce qu’ils ont reçu et la nouveauté, et ce que chacun personnellement et ce que chaque génération sont appelés à réaliser.

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102 Famille et mariage indissoluble

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §13-14
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

La joie amoureuse avec laquelle nos parents nous accueillirent et nous ont accompagnés dans nos premiers pas dans le monde est comme un signe et le prolongement sacramentel de l’amour bienveillant de Dieu d’où nous venons. L’expérience d’avoir été accueillis et aimés par Dieu et par nos parents est le fondement sûr qui favorise toujours la croissance et le développement authentique de l’homme, qui nous aide grandement à mûrir sur notre chemin vers la vérité et l’amour, et à sortir de nous-mêmes pour entrer en communion avec les autres et avec Dieu.

Pour avancer sur ce chemin de maturation humaine, l’Église nous enseigne à respecter et à promouvoir la merveilleuse réalité du mariage indissoluble entre un homme et une femme, qui est aussi l’origine de la famille. C’est pourquoi, reconnaître et soutenir cette institution est un des services les plus importants que l’on puisse apporter aujourd’hui au bien commun et au véritable développement des hommes et des sociétés, de même que la plus grande garantie pour assurer la dignité, l’égalité et la véritable liberté de la personne humaine.

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087 La volonté de la vérité et du bien

Homélie, Samedi 3 juin 2006, §7 (Vêpres veillée de Pentecôte)
(Rencontre avec les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles)

L’Esprit Saint, en donnant la vie et la liberté, donne également l’unité. Il s’agit ici de trois dons inséparables les uns des autres. J’ai déjà parlé trop longuement; permettez-moi toutefois de dire encore un mot sur l’unité. Pour la comprendre, une phrase peut se révéler utile même si, au premier abord, elle semble plutôt nous éloigner de celle-ci. A Nicodème qui, dans sa recherche de la vérité, vient une nuit poser des questions à Jésus, celui-ci répond : « L’Esprit souffle où il veut » (cf. Jn 3, 8). Mais la volonté de l’Esprit n’est pas arbitraire. C’est la volonté de la vérité et du bien. C’est pourquoi il ne souffle pas n’importe où, se tournant une fois de ce côté-ci, et une autre de ce côté-là ; son souffle ne nous disperse pas mais nous réunit, parce que la vérité unit et l’amour unit. L’Esprit Saint est l’Esprit de Jésus Christ, l’Esprit qui unit le Père avec le Fils dans l’Amour qui, dans l’unique Dieu, donne et accueille. (…) L’Esprit souffle où il veut, et sa sainteté est l’unité faite corps, l’unité qui rencontre le monde et le transforme.

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081 Le désert et la vie dans la liberté

Angelus, 5 mars 2006 (I Dimanche de Carême)

Aujourd’hui, l’Evangile nous rappelle que Jésus, après avoir été baptisé dans le fleuve Jourdain, poussé par l’Esprit Saint, qui était descendu sur Lui, le révélant comme étant le Christ, se retira pendant quarante jours dans le désert de Judée, où il surmonta les tentations de satan (cf. Mc 1, 12-13). En suivant leur Maître et Seigneur, les chrétiens eux aussi entrent spirituellement dans le désert du Carême pour affronter avec Lui « la lutte contre l’esprit du mal ».

L’image du désert est une métaphore très éloquente de la condition humaine. Le Livre de l’Exode rapporte l’expérience du peuple d’Israël qui, sorti d’Egypte, accomplit un pèlerinage dans le désert du Sinaï pendant quarante ans avant de parvenir à la terre promise. Au cours de ce long voyage, les juifs ressentirent toute la force et l’insistance du tentateur, qui les poussait à perdre confiance dans le Seigneur et à revenir en arrière ; mais, dans le même temps, grâce à la médiation de Moïse, ils apprirent à écouter la voix de Dieu, qui les appelait à devenir son peuple saint. En méditant sur cette page biblique, nous comprenons que pour réaliser pleinement la vie dans la liberté, il faut surmonter l’épreuve que la liberté elle-même comporte, c’est-à-dire la tentation. Ce n’est que libérée de l’esclavage du mensonge et du péché que la personne humaine, grâce à l’obéissance de la foi qui l’ouvre à la vérité, trouve le véritable sens de son existence et atteint la paix, l’amour et la joie.

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