Archive pour joie

169 Le charme de la beauté et de la joie

Homélie, Dimanche 24 avril 2005, §6 (Messe inaugurale du pontificat)

Seulement lorsque nous rencontrons dans le Christ le Dieu vivant, nous connaissons ce qu’est la vie. Nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l’évolution. Chacun de nous est le fruit d’une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire. Il n’y a rien de plus beau que d’être rejoints, surpris par l’Évangile, par le Christ. Il n’y a rien de plus beau que de le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec lui. La tâche du pasteur, du pêcheur d’hommes, peut souvent apparaître pénible. Mais elle est belle et grande, parce qu’en définitive elle est un service rendu à la joie, à la joie de Dieu qui veut faire son entrée dans le monde.

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155 La famille des amis de Dieu

Angelus, 1er novembre 2005, §1

Nous célébrons aujourd’hui la solennité de Tous les Saints, qui nous fait goûter la joie d’appartenir à la grande famille des amis de Dieu, ou, comme l’écrit saint Paul, de « partager le sort des saints dans la lumière » (Col 1, 12). La liturgie repropose l’expression remplie d’émerveillement de l’Apôtre Jean : « Voyez quelle manifestation d’amour le Père nous a donnée pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes ! » (1 Jn 3, 1). Oui, devenir saints signifie réaliser pleinement ce que nous sommes déjà, ayant été élevés, en Jésus Christ, à la dignité de fils adoptifs de Dieu (cf. Ep 1, 5 ; Rm 8, 14-17). A travers l’incarnation de son Fils, sa mort et sa résurrection, Dieu a voulu réconcilier l’humanité avec Lui et l’ouvrir à la participation à sa propre vie. Celui qui croit dans le Christ Fils de Dieu renaît « d’en-haut », il est comme régénéré par l’œuvre de l’Esprit Saint (cf. Jn 3, 1-8). Ce mystère se réalise dans le sacrement du Baptême, à travers lequel la mère Eglise donne le jour à ses « saints ».

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137 Il est beau de croire

Entretien télévisé, 5 août 2006
en préparation au voyage apostolique a Munich, Altötting et Ratisbonne (9-14 sept 2006)

L’Occident est aujourd’hui fortement influencé par d’autres cultures, où l’élément religieux d’origine est très marqué, et qui sont horrifiées par la froideur qu’elles constatent en Occident à l’égard de Dieu. Et cette présence du sacré dans d’autres cultures, même si elle est voilée de diverses façons, touche à nouveau le monde occidental, elle nous touche nous, qui nous trouvons au carrefour de tant de cultures. Et, d’autre part, le besoin de quelque chose « de plus grand » est en train de poindre, toujours à nouveau, du plus profond de l’homme en Occident et en Allemagne également. Nous voyons que les jeunes cherchent « davantage », nous voyons que, d’une certaine manière, le phénomène religieux – comme on dit – revient, même si cette recherche est souvent assez floue. Mais avec tout cela, l’Eglise est à nouveau présente, la foi s’offre comme réponse. Et je pense que cette visite justement, comme déjà celle de Cologne, est une opportunité afin que l’on puisse voir qu’il est beau de croire, que la joie d’une grande communauté universelle possède une force entraînante, que derrière elle, il y a quelque chose d’important et que, par conséquent, avec ces nouveaux mouvements de recherche, il existe aussi de nouveaux débouchés pour la foi, qui nous conduisent les uns vers les autres et qui sont également positifs pour la société dans son ensemble.

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135 Renforcer notre foi dans le Christ ressuscité

Regina Cæli, 30 avril 2006 (III Dimanche de Pâques)

Au cours du temps pascal la liturgie nous offre de multiples encouragements pour renforcer notre foi dans le Christ ressuscité. En ce troisième dimanche de Pâques par exemple, saint Luc raconte comment les deux disciples d’Emmaüs, après l’avoir reconnu « dans la fraction du pain », se rendirent, remplis de joie, à Jérusalem pour informer les autres de ce qui leur était arrivé. Et précisément au moment où ils parlaient, le Seigneur lui-même est apparu, montrant ses mains et ses pieds avec les signes de la passion. Puis, devant l’étonnement et l’incrédulité des Apôtres, Jésus se fit donner du poisson grillé et le mangea sous leurs yeux (cf. Lc 24, 35-43). Dans ce récit, comme dans d’autres, on ressent une invitation répétée à vaincre l’incrédulité et à croire à la résurrection du Christ, car ses disciples sont appelés à être des témoins précisément de cet événement extraordinaire. La résurrection du Christ est l’élément central du christianisme, une vérité fondamentale qui doit être réaffirmée avec force en tout temps, car la nier comme on a tenté de le faire de différentes manières et comme on continue de le faire, ou la transformer en un événement purement spirituel, équivaut à rendre vaine notre foi elle-même. « Mais si le Christ n’est pas ressuscité – affirme saint Paul – vide alors est notre message, vide aussi votre foi » (1 Co 15, 14).

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121 La prière du Regina Cæli

Regina Cæli, 17 avril 2006

Le caractère typiquement marial de notre rendez-vous nous incite à vivre la joie spirituelle de la Pâque en communion avec la Très Sainte Vierge Marie, en imaginant quelle a dû être sa joie lors de la résurrection de Jésus. Dans la prière du Regina Cæli, qu’en ce temps pascal nous récitons à la place de l’Angelus, nous nous adressons à la Vierge en l’invitant à se réjouir, car Celui qu’elle a porté dans son sein est ressuscité : Quia quem meruisti portare, resurrexit, sicut dixit. Marie a conservé dans son cœur la « bonne nouvelle » de la résurrection, source et secret de la joie véritable et de la paix authentique, que le Christ mort et ressuscité a conquis pour nous à travers le sacrifice de la Croix. Nous demandons à Marie que, de même qu’elle nous a accompagnés durant les jours de la passion, elle continue à guider nos pas en ce temps de joie pascale et de joie spirituelle, afin que nous puissions grandir toujours davantage dans la connaissance et dans l’amour du Seigneur et devenir des témoins et des apôtres de sa paix.

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118 Le vin parle de la Passion

Homélie, Jeudi 15 juin 2006, §5-6 (Fête-Dieu)
(Parvis de la Basilique Saint-Jean-de-Latran)

L’Eglise des débuts a trouvé un autre symbole dans le pain. La Doctrine des Douze Apôtres, un livre composé aux environs de l’an 100, rapporte dans ses prières l’affirmation : « De même que ce pain que nous rompons, autrefois disséminé sur les collines, a été recueilli pour n’en faire plus qu’un, qu’ainsi ton Eglise soit rassemblée des extrémités de la terre dans ton Royaume ! » (IX, 4). Le pain composé de nombreux grains renferme également un événement d’union : la transformation en pain des grains est un processus d’unification. Nous-mêmes, de nombreux que nous sommes, nous devons devenir un seul pain, un seul corps, nous dit saint Paul (1 Co 10, 17). Ainsi, le signe du pain devient à la fois espérance et devoir.

Le signe du vin nous parle également de façon très semblable. Mais tandis que le pain renvoie à l’aspect quotidien, à la simplicité et au pèlerinage, le vin exprime le caractère exquis de la création : la fête de joie que Dieu veut nous offrir à la fin des temps et que, déjà à présent, il anticipe toujours à nouveau en l’évoquant à travers ce signe. Mais le vin parle également de la Passion : la vigne doit être taillée continuellement pour être ainsi purifiée; le raisin doit mûrir sous le soleil et la pluie et doit être pressé : ce n’est qu’à travers cette passion que mûrit un vin précieux.

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113 Assomption : le ciel a un cœur

Homélie, Lundi 15 août 2005, §1-2
Paroisse pontificale « San Tommaso da Villanova » (Castel Gandolfo)

La fête de l’Assomption est un jour de joie. Dieu a vaincu. L’amour a vaincu. La vie a vaincu. On a vu que l’amour est plus fort que la mort. Que Dieu possède la véritable force et que sa force est bonté et amour.

Marie a été élevée au ciel corps et âme : même pour le corps, il y a une place en Dieu. Le ciel n’est plus pour nous un domaine très éloigné et inconnu. Dans le ciel, nous avons une mère. C’est la Mère de Dieu, la Mère du Fils de Dieu, c’est notre Mère. Lui-même l’a dit. Il en a fait notre Mère, lorsqu’il a dit au disciple et à nous tous : « Voici ta Mère ! ». Dans le ciel, nous avons une Mère. Le ciel s’est ouvert, le ciel a un cœur.

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109 La joie des fils de la lumière

Angelus, Dimanche 6 août 2006, §3 (Transfiguration du Seigneur)
Castel Gandolfo

Combien avons-nous besoin, en notre temps également, de sortir des ténèbres du mal, pour faire l’expérience de la joie des fils de la lumière ! Que Marie nous obtienne ce don, elle que nous avons rappelée hier avec une dévotion particulière lors de la commémoration annuelle de la dédicace de la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Que la Sainte Vierge veuille en outre obtenir la paix pour les populations du Moyen-Orient frappées par des luttes fratricides ! Nous savons bien que la paix est avant tout un don de Dieu, qu’il faut implorer avec insistance dans la prière, mais en ce moment, nous voulons également rappeler que celle-ci constitue l’engagement de tous les hommes de bonne volonté. Que personne ne se soustraie à ce devoir ! C’est pourquoi, face à l’amère constatation que jusqu’à présent, les voix qui demandaient un cessez-le-feu immédiat dans cette région martyrisée n’ont pas été entendues, je ressens l’urgence de renouveler mon appel pressant dans ce sens, en demandant à tous d’offrir leur contribution concrète à l’édification d’une paix juste et durable. Je confie cet appel renouvelé à l’intercession de la Très Sainte Vierge.

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102 Famille et mariage indissoluble

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §13-14
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

La joie amoureuse avec laquelle nos parents nous accueillirent et nous ont accompagnés dans nos premiers pas dans le monde est comme un signe et le prolongement sacramentel de l’amour bienveillant de Dieu d’où nous venons. L’expérience d’avoir été accueillis et aimés par Dieu et par nos parents est le fondement sûr qui favorise toujours la croissance et le développement authentique de l’homme, qui nous aide grandement à mûrir sur notre chemin vers la vérité et l’amour, et à sortir de nous-mêmes pour entrer en communion avec les autres et avec Dieu.

Pour avancer sur ce chemin de maturation humaine, l’Église nous enseigne à respecter et à promouvoir la merveilleuse réalité du mariage indissoluble entre un homme et une femme, qui est aussi l’origine de la famille. C’est pourquoi, reconnaître et soutenir cette institution est un des services les plus importants que l’on puisse apporter aujourd’hui au bien commun et au véritable développement des hommes et des sociétés, de même que la plus grande garantie pour assurer la dignité, l’égalité et la véritable liberté de la personne humaine.

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081 Le désert et la vie dans la liberté

Angelus, 5 mars 2006 (I Dimanche de Carême)

Aujourd’hui, l’Evangile nous rappelle que Jésus, après avoir été baptisé dans le fleuve Jourdain, poussé par l’Esprit Saint, qui était descendu sur Lui, le révélant comme étant le Christ, se retira pendant quarante jours dans le désert de Judée, où il surmonta les tentations de satan (cf. Mc 1, 12-13). En suivant leur Maître et Seigneur, les chrétiens eux aussi entrent spirituellement dans le désert du Carême pour affronter avec Lui « la lutte contre l’esprit du mal ».

L’image du désert est une métaphore très éloquente de la condition humaine. Le Livre de l’Exode rapporte l’expérience du peuple d’Israël qui, sorti d’Egypte, accomplit un pèlerinage dans le désert du Sinaï pendant quarante ans avant de parvenir à la terre promise. Au cours de ce long voyage, les juifs ressentirent toute la force et l’insistance du tentateur, qui les poussait à perdre confiance dans le Seigneur et à revenir en arrière ; mais, dans le même temps, grâce à la médiation de Moïse, ils apprirent à écouter la voix de Dieu, qui les appelait à devenir son peuple saint. En méditant sur cette page biblique, nous comprenons que pour réaliser pleinement la vie dans la liberté, il faut surmonter l’épreuve que la liberté elle-même comporte, c’est-à-dire la tentation. Ce n’est que libérée de l’esclavage du mensonge et du péché que la personne humaine, grâce à l’obéissance de la foi qui l’ouvre à la vérité, trouve le véritable sens de son existence et atteint la paix, l’amour et la joie.

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