Archive pour fraternité

141 La religion, porteuse de paix

Message 2 sept 2006, §3
Lettre à l’évêque d’Assise, à l’occasion du XX anniversaire de la rencontre interreligieuse de prière pour la paix

…l’initiative promue il y a 20 ans par Jean-Paul II revêt le caractère d’une prophétie exacte. Son invitation aux responsables des religions mondiales en vue d’un témoignage commun de paix servit à préciser sans équivoque possible que la religion ne peut qu’être porteuse de paix. Comme l’a enseigné le Concile Vatican II dans la Déclaration Nostra aetate sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes, « nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés par Dieu » (n. 5). En dépit des différences qui caractérisent les divers chemins religieux, la reconnaissance de l’existence de Dieu, à laquelle les hommes peuvent parvenir ne serait-ce qu’à partir de l’expérience de la création (cf. Rm 1, 20), ne peut manquer de disposer les croyants à considérer les autres êtres humains comme des frères. Il n’est donc permis à personne de se servir du motif de la différence religieuse comme présupposé ou prétexte pour une attitude belliqueuse envers les autres êtres humains.

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134 Le troisième moment du mouvement de l’amour

(suite de la citation 133)

Audience générale, 9 août 2006, §5

Cette question [voir citation 133] nous introduit au troisième moment du mouvement de l’amour : de destinataires qui recevons un amour qui nous précède et nous dépasse, nous sommes appelés à l’engagement d’une réponse active qui, pour être adéquate, ne peut être qu’une réponse d’amour. Jean parle d’un « commandement ». Il rapporte en effet ces paroles de Jésus : « Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34). Où se trouve la nouveauté dont parle Jésus ? Elle réside dans le fait qu’il ne se contente pas de répéter ce qui était déjà exigé dans l’Ancien Testament, et que nous lisons également dans les autres Evangiles : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 18 ; cf. Mt 22, 37-39 ; Mc 12, 29-31 ; Lc 10 27). Dans l’ancien précepte, le critère normatif était tiré de l’homme (« comme toi-même »), tandis que dans le précepte rapporté par Jean, Jésus présente comme motif et norme de notre amour sa personne même : « Comme je vous ai aimés ». C’est ainsi que l’amour devient véritablement chrétien, en portant en lui la nouveauté du christianisme : à la fois dans le sens où il doit s’adresser à tous, sans distinction, et surtout dans le sens où il doit parvenir jusqu’aux conséquences extrêmes, n’ayant d’autre mesure que d’être sans mesure. Ces paroles de Jésus, « comme je vous ai aimés », nous interpellent et nous préoccupent à la fois ; elles représentent un objectif christologique qui peut apparaître impossible à atteindre, mais dans le même temps, elles représentent un encouragement qui ne nous permet pas de nous reposer sur ce que nous avons pu réaliser. Il ne nous permet pas d’être contents de ce que nous sommes, mais nous pousse à demeurer en chemin vers cet objectif.

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119 Le lavement des pieds

Homélie, 13 avril 2006, §7 (Messe « in Cena Domini »)

Ajoutons un dernier mot à propos de ce passage évangélique fécond : C’est un exemple que je vous ai donnéVous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres (Jn 13, 14). En quoi consiste le fait de « nous laver les pieds les uns les autres » ? Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Voilà, toute œuvre de bonté pour l’autre – en particulier pour ceux qui souffrent et pour ceux qui sont peu estimés – est un service de lavement des pieds. Le Seigneur nous appelle à cela : descendre, apprendre l’humilité et le courage de la bonté et également la disponibilité à accepter le refus, mais toutefois se fier à la bonté et persévérer en elle. Mais il existe une dimension encore plus profonde. Le Seigneur ôte notre impureté avec la force purificatrice de sa bonté. Nous laver les pieds les uns les autres signifie surtout nous pardonner inlassablement les uns les autres, recommencer toujours à nouveau ensemble, même si cela peut paraître inutile. Cela signifie nous purifier les uns les autres en nous supportant mutuellement et en acceptant d’être supportés par les autres ; nous purifier les uns les autres en nous donnant mutuellement la force sanctifiante de la Parole de Dieu et en nous introduisant dans le Sacrement de l’amour divin (Jn 13, 15).

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