Archive pour Croix

Chemin de Croix (Via Crucis, diaporama)

Commentaires

143 Une douleur pleine de foi et d’amour

Angelus, 17 sept 2006, §3 (Castelgandolfo)

L’évangéliste raconte : au pied de la Croix se trouvait Marie (cf. Jn 19, 25-27). Sa douleur forme un tout avec celle de son Fils. C’est une douleur pleine de foi et d’amour. La Vierge sur le Calvaire participe à la puissance salvifique de la souffrance du Christ, unissant son « fiat » à celui de son Fils. Chers frères et sœurs, spirituellement unis à Notre-Dame des Douleurs, renouvelons nous aussi notre « oui » à Dieu qui a choisi le chemin de la Croix pour nous sauver. Il s’agit d’un grand mystère qui continue de s’accomplir, jusqu’à la fin du monde, et qui requiert également notre collaboration. Que Marie nous aide à prendre chaque jour notre croix et à suivre fidèlement Jésus sur le chemin de l’obéissance, du sacrifice et de l’amour.

Commentaires

142 La Croix, symbole par excellence de l’Amour

Angelus, 17 sept 2006, §2 (Castelgandolfo)

Maintenant, avant la prière mariale, je voudrais m’arrêter sur deux fêtes liturgiques récentes et importantes : la Fête de l’Exaltation de la Croix, célébrée le 14 septembre, et la mémoire de Notre-Dame des Douleurs, célébrée le lendemain. Ces deux célébrations liturgiques peuvent se résumer de façon visuelle dans la traditionnelle image de la Crucifixion, qui représente la Vierge Marie au pied de la Croix, selon la description de l’évangéliste Jean, le seul des Apôtres à être resté près de Jésus mourant. Mais quel sens cela a-t-il d’exalter la Croix ? N’est-ce pas scandaleux de vénérer un échafaud infâme ? L’Apôtre Paul affirme : « Nous proclamons nous un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Co 1, 23). Les chrétiens cependant n’exaltent pas n’importe quelle croix, mais la Croix que Jésus a sanctifiée par son sacrifice, fruit et témoignage d’un amour immense. Le Christ sur la Croix a versé tout son sang pour délivrer l’humanité de l’esclavage du péché et de la mort. Signe de malédiction, la Croix a par conséquent été transformée en signe de bénédiction, symbole de mort, elle a été transformée en symbole par excellence de l’Amour qui vainc la haine et la violence et engendre la vie immortelle. « O Crux, ave spes unica ! O Croix, unique espérance ! ». C’est ce que chante la liturgie.

Commentaires

139 Prière à la Sainte Vierge

Prière au pied de la « Mariensäule », samedi 9 septembre 2006
(Marienplatz, Munich)

Sainte Mère du Seigneur,

Nos ancêtres, dans une période de difficultés, ont élevé ici ta statue, au cœur de la ville de Munich, pour te confier la ville et le pays. Sur les routes de leur vie quotidienne, ils voulaient Te rencontrer toujours à nouveau et apprendre de Toi comment vivre de la manière juste leur existence humaine ; apprendre de Toi comment pouvoir trouver Dieu et trouver ainsi l’harmonie entre eux. Ils t’ont donné la couronne et le sceptre, qui étaient alors le symbole de la seigneurie sur le pays, car ils savaient qu’ainsi le pouvoir et la domination auraient été entre de bonnes mains – entre les mains de la Mère.

Ton Fils, peu avant l’heure du congé, a dit à ses disciples : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l’esclave de tous » (Mc 10, 43sq). Toi, à l’heure décisive de ta vie, Tu as dit : « Je suis la servante du Seigneur » (Lc 1, 38) et Tu as vécu toute ton existence comme un service. C’est ce que Tu continues à faire au cours des siècles de l’histoire. De même qu’autrefois, à Cana, Tu as intercédé silencieusement et avec discrétion pour les époux, Tu agis toujours ainsi : Tu te charges de toutes les préoccupations des hommes et Tu les apportes devant le Seigneur, devant ton Fils. Ton pouvoir est la bonté. Ton pouvoir est le service.

Enseigne-nous – grands et petits, dominateurs et serviteurs – à vivre notre responsabilité de cette manière. Aide-nous à trouver la force pour la réconciliation et pour le pardon. Aide-nous à devenir patients et humbles, mais également libres et courageux, comme Tu l’as été à l’heure de la Croix. Tu portes Jésus dans tes bras, l’Enfant qui bénit, l’Enfant qui est aussi le Seigneur du monde. De cette façon, en portant Celui qui bénit, tu es toi-même devenue une bénédiction. Bénis-nous, bénis cette ville et ce pays ! Montre-nous Jésus, le fruit béni de ton sein ! Prie pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen !

Commentaires

088 La foi chrétienne n’est pas une idéologie

Homélie, 26 mars 2006, §4 (IV Dimanche de Carême)
(visite pastorale dans la paroisse romaine « Dio Padre Misericordioso »)

Comment répondre à cet amour radical du Seigneur ? L’Evangile nous présente un personnage du nom de Nicodème, membre du Sanhédrin de Jérusalem, qui va chercher Jésus la nuit. Il s’agit d’un honnête homme, attiré par les paroles et par l’exemple du Seigneur, mais qui a peur des autres, qui hésite à franchir le pas de la foi. Il ressent la fascination de ce Rabbì si différent des autres, mais il ne réussit pas à se soustraire aux conditionnements du milieu, contraire à Jésus, et il restera hésitant sur le seuil de la foi. Que de personnes, à notre époque également, sont à la recherche de Dieu, à la recherche de Jésus et de son Eglise, à la recherche de la miséricorde divine, et attendent un « signe » qui touche leur esprit et leur cœur ! Aujourd’hui, comme alors, l’évangéliste nous rappelle que le seul « signe » est Jésus élevé sur la croix : Jésus mort et ressuscité est le signe absolument suffisant. En Lui, nous pouvons comprendre la vérité de la vie et obtenir le salut. Telle est l’annonce centrale de l’Eglise, qui demeure immuable au cours des siècles. La foi chrétienne n’est donc pas une idéologie, mais une rencontre personnelle avec le Christ crucifié et ressuscité. De cette expérience, qui est individuelle et communautaire, naît ensuite une nouvelle façon de penser et d’agir : c’est ainsi que trouve son origine, comme en témoignent les saints, une existence marquée par l’amour.

Commentaires

085 La mission du pasteur

Homélie, Dimanche 24 avril 2005, §4
Messe inaugurale du pontificat

En réalité, le symbolisme du Pallium est encore plus concret : la laine d’agneau entend représenter la brebis perdue ou celle qui est malade et celle qui est faible, que le pasteur met sur ses épaules et qu’il conduit aux sources de la vie. La parabole de la brebis perdue que le berger cherche dans le désert était pour les Pères de l’Église une image du mystère du Christ et de l’Église. L’humanité – nous tous – est la brebis perdue qui, dans le désert, ne trouve plus son chemin. Le Fils de Dieu ne peut pas admettre cela ; il ne peut pas abandonner l’humanité à une telle condition misérable. Il se met debout, il abandonne la gloire du ciel, pour retrouver la brebis et pour la suivre, jusque sur la croix. Il la charge sur ses épaules, il porte notre humanité, il nous porte nous-mêmes. Il est le bon pasteur, qui donne sa vie pour ses brebis. Le Pallium exprime avant tout que nous sommes portés par le Christ. Mais, en même temps, le Christ nous invite à nous porter les uns les autres. Ainsi, le Pallium devient le symbole de la mission du pasteur, dont parle la deuxième lecture et l’Évangile.

Commentaires

063 Marie est une femme qui aime

Encyclique Deus caritas est (25-XII-2005), n° 41

Enfin, Marie est une femme qui aime. Comment pourrait-il en être autrement ? Comme croyante qui, dans la foi, pense avec les pensées de Dieu et veut avec la volonté de Dieu, elle ne peut qu’être une femme qui aime. Nous le percevons à travers ses gestes silencieux, auxquels se réfèrent les récits des Évangiles de l’enfance. Nous le voyons à travers la délicatesse avec laquelle, à Cana, elle perçoit les besoins dans lesquels sont pris les époux et elle les présente à Jésus. Nous le voyons dans l’humilité avec laquelle elle accepte d’être délaissée durant la période de la vie publique de Jésus, sachant que son Fils doit fonder une nouvelle famille et que l’heure de sa Mère arrivera seulement au moment de la croix, qui sera l’heure véritable de Jésus (cf. Jn 2, 4; 13, 1). Alors, quand les disciples auront fui, elle demeurera sous la croix (cf. Jn 19, 25-27) ; plus tard, à l’heure de la Pentecôte, ce seront les disciples qui se rassembleront autour d’elle dans l’attente de l’Esprit Saint (cf. Ac 1, 14).

Commentaires

051 Accueillir l’amour miséricordieux de Dieu

Homélie, 26 mars 2006, §5 et 6 (IV Dimanche de Carême, visite pastorale dans la paroisse romaine « Dio Padre Misericordioso »)

Chers amis, ce mystère est particulièrement éloquent dans votre paroisse, consacrée à « Dieu le Père miséricordieux ». Celle-ci a été voulue – comme nous le savons bien – par mon bien-aimé prédécesseur Jean-Paul II en souvenir du Grand Jubilé de l’An 2000, afin de résumer de manière efficace la signification de cet événement spirituel extraordinaire. En méditant sur la miséricorde du Seigneur, qui s’est révélée de manière totale et définitive dans le mystère de la Croix, il me revient à l’esprit le texte que Jean-Paul II avait préparé pour la rencontre avec les fidèles du dimanche 3 avril, dimanche in Albis de l’année dernière. Dans les desseins divins, il était écrit qu’il devait nous quitter précisément la veille de ce jour, le samedi 2 avril – nous nous en souvenons tous parfaitement – et pour cette raison, il ne put pas prononcer ces paroles, qu’il me plaît à présent de vous reproposer, chers frères et sœurs. Le Pape avait écrit : « Le Seigneur ressuscité offre en don à l’humanité, qui semble parfois égarée et dominée par le pouvoir du mal, par l’égoïsme et par la peur, son amour qui pardonne, qui réconcilie et ouvre à nouveau l’âme à l’espérance. C’est l’amour qui convertit les cœurs et qui donne la paix ». Dans ce dernier texte, qui est comme un testament, le Pape ajoutait : « Combien le monde a besoin de compréhension et d’accueillir la Divine Miséricorde ! »

Comprendre et accueillir l’amour miséricordieux de Dieu : que cela soit votre engagement, tout d’abord au sein des familles et ensuite dans tous les milieux du quartier.

Commentaires

042 Vendredi Saint

Audience générale, 12 avril 2006, §3

christCentré sur le mystère de la Passion, le Vendredi Saint est un jour de jeûne et de pénitence, entièrement orienté vers la contemplation du Christ sur la Croix. Le récit de la passion est proclamé dans les églises et les paroles du prophète Zacharie retentissent : « Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37). Et nous aussi, le Vendredi Saint, nous voulons réellement tourner notre regard vers le cœur transpercé du Rédempteur dans lequel — écrit saint Paul — sont « cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2, 3), où, plus encore, « habite la plénitude de la divinité » (Col 2, 9), c’est pourquoi l’Apôtre peut affirmer résolument ne rien vouloir connaître d’autre « que Jésus Christ, ce Messie crucifié » (1 Co 2, 2). C’est vrai : la croix révèle « la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur » — les dimensions cosmiques, tel est le sens — d’un amour qui dépasse toute connaissance — l’amour va au-delà de ce que l’on connaît — et nous comble de « la plénitude de Dieu » (Ep 3, 18-19). Dans le mystère du Crucifié « s’accomplit le retournement de Dieu contre lui-même, dans lequel il se donne pour relever l’homme et le sauver — tel est l’amour dans sa forme la plus radicale » (Encyclique Deus caritas est, n. 12). La Croix du Christ, écrit au Ve siècle le pape saint Léon le Grand, « est source de toutes les bénédictions, et cause de toutes les grâces » (Disc. 8 sur la passion du Seigneur, 6-8; PL 54, 340-342).

Commentaires

040 Le Triduum Pascal

Audience générale, 12 avril 2006

Les célébrations du Triduum Pascal vont nous faire revivre le mystère de la passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur. Demain, Jeudi Saint, sera célébrée la Messe « in Cena Domini », qui fait mémoire de l’offrande totale que le Christ, lavant les pieds de ses disciples, a fait de Lui-même à l’humanité dans l’Eucharistie. Le matin même, la Messe chrismale réunit, autour de l’évêque, le presbyterium de chaque diocèse, qui renouvelle les promesses sacerdotales et qui participe à la bénédiction des saintes huiles. Centré sur le mystère de la Passion, le Vendredi Saint, jour de jeûne et de pénitence, est consacré à la contemplation du Christ en Croix, qui révèle la profondeur de l’amour de Dieu surpassant toute connaissance. Le Samedi Saint, en s’unissant à Marie priant près du tombeau dans lequel repose le corps du Fils de Dieu, l’Église médite sur l’œuvre créatrice de la rédemption, accomplie dans la mort du Christ. Elle se prépare à célébrer, au milieu de la nuit, la Veillée pascale, au cours de laquelle les nouveaux baptisés et chaque communauté chrétienne feront résonner joyeusement les chants du Gloria et de l’Alleluia pascal.

Commentaires

12

Eazy Islam |
Josue |
Passion Templiers |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS