Archive pour création

159 Reconnaître Dieu pour connaître la réalité

Discours 13 mai 2007, Sanctuaire de l’Aparecida (Brésil)

La priorité de la foi en Jésus Christ et de la vie en lui (…) ne pourrait-elle pas être une fuite vers l’intimisme, vers l’individualisme religieux, un abandon de l’urgente réalité des grands problèmes économiques, sociaux et politiques de l’Amérique latine et du monde, et une fuite de la réalité vers un monde spirituel ? (…)

Seul celui qui reconnaît Dieu, connaît la réalité et peut y répondre adéquatement et humainement. La vérité de cette thèse devient évidente face à l’échec de tous les systèmes qui mettent Dieu entre parenthèses.

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141 La religion, porteuse de paix

Message 2 sept 2006, §3
Lettre à l’évêque d’Assise, à l’occasion du XX anniversaire de la rencontre interreligieuse de prière pour la paix

…l’initiative promue il y a 20 ans par Jean-Paul II revêt le caractère d’une prophétie exacte. Son invitation aux responsables des religions mondiales en vue d’un témoignage commun de paix servit à préciser sans équivoque possible que la religion ne peut qu’être porteuse de paix. Comme l’a enseigné le Concile Vatican II dans la Déclaration Nostra aetate sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes, « nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés par Dieu » (n. 5). En dépit des différences qui caractérisent les divers chemins religieux, la reconnaissance de l’existence de Dieu, à laquelle les hommes peuvent parvenir ne serait-ce qu’à partir de l’expérience de la création (cf. Rm 1, 20), ne peut manquer de disposer les croyants à considérer les autres êtres humains comme des frères. Il n’est donc permis à personne de se servir du motif de la différence religieuse comme présupposé ou prétexte pour une attitude belliqueuse envers les autres êtres humains.

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108 Transfiguration : ouvrir les yeux du cœur

Angelus, Dimanche 6 août 2006, §2 (Transfiguration du Seigneur)
Castel Gandolfo

La Transfiguration nous invite à ouvrir les yeux du cœur sur le mystère de la lumière de Dieu présent dans toute l’histoire du salut. Déjà, au début de la création, le Tout-puissant dit : « Fiat lux – Que la lumière soit ! » (Gn 1, 2), et la séparation de la lumière d’avec les ténèbres eut lieu. Comme pour les autres choses créées, la lumière est un signe qui révèle quelque chose de Dieu : c’est comme le reflet de sa gloire, qui en accompagne les manifestations. Lorsque Dieu apparaît, « son éclat est pareil au jour, des rayons jaillissent de ses mains » (Ha 3, 3sq). La lumière, dit-on dans les Psaumes, est le manteau dont Dieu se drape (cf. Ps 104, 2). Avec le Livre de la Sagesse, le symbolisme de la lumière est utilisé pour décrire l’essence même de Dieu : la sagesse, effusion de la gloire de Dieu, est « un reflet de la lumière éternelle », supérieure à toute lumière créée (cf. Sg 7, 27.29sq). Dans le Nouveau Testament, c’est le Christ qui constitue la pleine manifestation de la lumière de Dieu. Sa résurrection a éliminé pour toujours le pouvoir des ténèbres du mal. A travers le Christ ressuscité, la vérité et l’amour triomphent sur le mensonge et le péché. En lui, la lumière de Dieu illumine désormais de façon définitive la vie des hommes et le chemin de l’histoire : « Je suis la lumière du monde – affirme-t-il dans l’Evangile. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie » (Jn 8, 12).

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103 Paternité, maternité et filiation divine

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §5
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

À l’origine de tout homme et, en même temps, de toute paternité et de toute maternité humaines, Dieu créateur est présent. C’est pourquoi les époux doivent accueillir l’enfant qui naît d’eux comme un fils non seulement d’eux, mais aussi de Dieu, qui l’aime pour lui-même et qui l’appelle à la filiation divine. Plus encore, toutes les générations, toute paternité et toute maternité, toute famille, trouvent leur origine en Dieu, qui est Père, Fils et Esprit Saint.

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083 Famille, communauté d’amour et de vie

Angelus, 11 juin 2006 (Solennité de la Très Sainte Trinité)

Pour celui qui a la foi, tout l’univers parle de Dieu Un et Trine. Depuis les espaces interstellaires jusqu’aux particules microscopiques, tout ce qui existe renvoie à un Etre qui se communique dans la multiplicité et la variété des éléments, comme dans une immense symphonie. Tous les êtres sont ordonnés selon un dynamisme harmonieux que nous pouvons, de manière analogue, appeler « amour ». Mais ce n’est que dans la personne humaine, libre et douée de raison, que ce dynamisme devient spirituel, amour responsable, comme réponse à Dieu et au prochain, dans un don de soi sincère. Dans cet amour, l’être humain trouve sa vérité et son bonheur. Parmi les diverses analogies du mystère ineffable de Dieu Un et Trine que les croyants sont en mesure d’entrevoir, je voudrais citer celle de la famille. Celle-ci est appelée à être une communauté d’amour et de vie, dans laquelle les diversités doivent concourir à former une « parabole de communion ».

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060 Un don d’amour qui nous fait vivre

Dialogue avec les jeunes, Jeudi 6 avril 2006, 3ème question
(Rencontre avec les jeunes du diocèse de Rome et du Latium en préparation à la XXI Journée de la Jeunesse)

Nous nous demandons tous ce que le Seigneur attend de nous. Il me semble que le grand défi de notre temps – c’est ce que me disent également les Evêques en visite « ad limina », ceux d’Afrique par exemple – soit la sécularisation : c’est-à-dire une façon de vivre et de présenter le monde comme si Deus non daretur, c’est-à-dire comme si Dieu n’existait pas. On veut réduire Dieu à la sphère du privé, à un sentiment, comme s’Il n’était pas une réalité objective et ainsi, chacun forme son propre projet de vie. Mais cette vision qui se présente comme si elle était scientifique, n’accepte comme valable que ce qui peut être vérifié par l’expérience. Avec un Dieu qui ne se prête pas à l’expérience immédiate, cette vision finit par déchirer également la société : il en découle en effet que chacun forme son projet et à la fin, chacun s’oppose à l’autre. Une situation, comme on le voit, clairement invivable. Nous devons rendre Dieu à nouveau présent dans nos sociétés. Cela me semble être la première nécessité : que Dieu soit à nouveau présent dans notre vie, que nous ne vivions pas comme si nous étions autonomes, autorisés à inventer ce que sont la liberté et la vie. Nous devons prendre acte du fait que nous sommes des créatures, constater qu’il y a un Dieu qui nous a créés et que demeurer dans sa volonté n’est pas une dépendance, mais un don d’amour qui nous fait vivre.

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027 Bonté, beauté et providence divine

Angelus, Dimanche 17 juillet 2005
Les Combes (Val d’Aoste)

Les vacances sont, en outre, des jours pendant lesquels on peut se consacrer plus longuement à la prière, à la lecture et à la méditation sur les significations profondes de la vie, dans le cadre serein de sa famille et de ses proches. Le temps des vacances offre des opportunités uniques de s’arrêter devant les spectacles suggestifs de la nature, merveilleux « livre » à la portée de tous, grands et petits. Au contact de la nature, la personne retrouve sa juste dimension, elle redécouvre qu’elle est une créature, petite mais dans le même temps unique, en mesure « d’accueillir Dieu » car intérieurement ouverte à l’infini. Poussée par la demande de sens, qui est pressante dans son cœur, celle-ci perçoit dans le monde environnant l’empreinte de la bonté, de la beauté et de la providence divine et elle s’ouvre presque naturellement à la louange et à la prière.

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