Archive pour contemplation

167 Du nom de Dieu dépend notre histoire

Homélie, 18 mai 2008, §3 (Solennité de la Très Sainte Trinité)

La fête d’aujourd’hui nous invite à Le contempler, Lui, le Seigneur, elle nous invite à monter dans un certain sens « sur le mont », comme le fit Moïse. Cela semble à première vue nous conduire loin du monde et de ses problèmes, mais en réalité on découvre que c’est précisément en connaissant Dieu de plus près que l’on reçoit également des indications pratiques précieuses pour la vie : un peu comme cela arriva à Moïse qui, en montant sur le Sinaï et en restant en présence de Dieu, reçut la loi gravée sur les tables de pierre, dont le peuple tira la direction pour aller de l’avant, pour ne pas redevenir esclave mais croître dans la liberté. Du nom de Dieu dépend notre histoire ; de la lumière de son visage, notre chemin.

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164 La raison, œuvre aimée de Dieu

Discours, 8 mars 2008, à l’occasion de l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la culture

La formule Etsi Deus non daretur (comme si Dieu n’existait pas) est devenue comme un slogan de vie qui assied une certaine arrogance de la raison, qui est pourtant l’œuvre aimée de Dieu. Cette forme de raison, qui se considère suffisante à elle-même, se ferme à la contemplation et à la recherche d’une Vérité qui la dépasse.

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154 Rosaire : à l’école de la Mère

Angelus, 16 octobre 2005, §2

Nous pourrions définir Jean-Paul II comme un Pape totalement consacré à Jésus à travers Marie, comme le souligne bien sa devise : « Totus tuus ». Il fut élu au cœur du mois du Rosaire et le chapelet qu’il tenait souvent entre les mains est devenue l’un des symboles de son Pontificat, sur lequel la Vierge Immaculée a veillé avec une sollicitude maternelle. A travers la radio et la télévision, les fidèles du monde entier ont pu s’unir tant de fois à lui dans cette prière mariale et, grâce à son exemple et à ses enseignements, en redécouvrir le sens authentique, contemplatif et christologique (cf. Lettre apost. Rosarium Virginis Mariae, nn. 9-17). En réalité, le Rosaire ne s’oppose pas à la méditation de la Parole de Dieu et à la prière liturgique ; il représente au contraire un complément naturel et idéal, en particulier comme préparation et action de grâce à la célébration eucharistique. Avec Marie, nous contemplons le Christ rencontré dans l’Evangile et dans le Sacrement dans les divers moments de sa vie grâce aux mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux. A l’école de la Mère, nous apprenons ainsi à nous conformer à son divin Fils et à l’annoncer à travers notre vie elle-même. Si l’Eucharistie est le centre de la journée pour le chrétien, le Rosaire contribue de façon privilégiée à élargir la communion avec le Christ et enseigne à vivre en gardant le regard du cœur fixé sur Lui, pour faire rayonner sur tous et sur toute chose son amour miséricordieux.

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152 Le Rosaire, prière contemplative et christocentrique

Angelus, 1er octobre 2006 (Castelgandolfo)

Aujourd’hui, premier jour d’octobre, je voudrais m’arrêter sur deux aspects qui, dans la communauté ecclésiale, caractérisent ce mois : la prière du Rosaire et l’engagement pour les missions. Le 7 octobre, samedi prochain, nous célébrerons la fête de la Bienheureuse Vierge du Rosaire et c’est comme si, chaque année, la Vierge nous invitait à redécouvrir la beauté de cette prière, si simple et si profonde. Le bien-aimé Jean-Paul II a été un grand apôtre du Rosaire : nous nous le rappelons, agenouillé, le chapelet entre les mains, plongé dans la contemplation du Christ, comme lui-même a invité à le faire avec la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae. Le Rosaire est une prière contemplative et christocentrique, inséparable de la méditation de l’Ecriture Sainte. C’est la prière du chrétien qui avance dans le pèlerinage de la foi, à la suite de Jésus, précédé par Marie. Chers frères et soeurs, je voudrais vous inviter au cours de ce mois à réciter le Rosaire en famille, dans les communautés et dans les paroisses pour les intentions du Pape, pour la mission de l’Eglise et pour la paix dans le monde.

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136 Connaître le Christ en personne

Audience générale, 6 septembre 2006

« Viens, et tu verras », cette invitation est adressée par Philippe à Nathanaël, alors que celui-ci se montre sceptique devant les déclarations du disciple concernant l’identité de Jésus. Par cette réponse, Philippe ne se contente pas d’annoncer le Christ, il invite son interlocuteur à faire lui-même une expérience personnelle de ce qui est annoncé. Il semble aussi s’adresser à nous, nous appelant à connaître le Christ en personne, à découvrir son humanité et sa divinité, son mystère, sa beauté. Philippe sait orienter les demandes qui lui sont faites vers le Seigneur, le seul qui puisse les satisfaire en plénitude. À sa question, au cours de la dernière Cène : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit », Jésus répondra par cette révélation : « Celui qui m’a vu a vu le Père [...] Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ». Dieu s’est donné un visage humain, celui de Jésus. Si nous voulons connaître le visage de Dieu, il nous suffit de contempler le visage de Jésus !

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077 Une profonde expérience de Dieu

Angelus, 12 mars 2006 (II Dimanche de Carême)

Tandis qu’ils se tenaient, stupéfaits, aux côtés du Seigneur transfiguré qui s’entretenait avec Moïse et Elie, Pierre, Jacques et Jean furent soudain enveloppés d’une nuée, dont sortit une voix qui proclama : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé; écoutez-le » (Mc 9, 7).

Lorsque l’on a la grâce de faire une profonde expérience de Dieu, c’est comme si l’on vivait quelque chose d’analogue à ce qui eut lieu pour les disciples au cours de la Transfiguration : pendant quelques instants, l’on a un avant-goût de ce qui constituera la béatitude du paradis. Il s’agit en général de brèves expériences, que Dieu concède parfois, en particulier en vue d’épreuves difficiles. Toutefois, il n’est donné à personne de vivre « sur le Thabor », tant que l’on se trouve sur cette terre. En effet, l’existence humaine est un chemin de foi et, en tant que tel, avance davantage dans l’ombre que dans la lumière, non sans moments d’obscurité, mais également d’intenses ténèbres. Tant que nous nous trouvons ici-bas, notre relation avec Dieu a lieu davantage dans l’écoute que dans la vision ; et la contemplation elle-même se réalise, pourrait-on dire, les yeux fermés, grâce à la lumière intérieure allumée en nous par la Parole de Dieu.

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042 Vendredi Saint

Audience générale, 12 avril 2006, §3

christCentré sur le mystère de la Passion, le Vendredi Saint est un jour de jeûne et de pénitence, entièrement orienté vers la contemplation du Christ sur la Croix. Le récit de la passion est proclamé dans les églises et les paroles du prophète Zacharie retentissent : « Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37). Et nous aussi, le Vendredi Saint, nous voulons réellement tourner notre regard vers le cœur transpercé du Rédempteur dans lequel — écrit saint Paul — sont « cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2, 3), où, plus encore, « habite la plénitude de la divinité » (Col 2, 9), c’est pourquoi l’Apôtre peut affirmer résolument ne rien vouloir connaître d’autre « que Jésus Christ, ce Messie crucifié » (1 Co 2, 2). C’est vrai : la croix révèle « la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur » — les dimensions cosmiques, tel est le sens — d’un amour qui dépasse toute connaissance — l’amour va au-delà de ce que l’on connaît — et nous comble de « la plénitude de Dieu » (Ep 3, 18-19). Dans le mystère du Crucifié « s’accomplit le retournement de Dieu contre lui-même, dans lequel il se donne pour relever l’homme et le sauver — tel est l’amour dans sa forme la plus radicale » (Encyclique Deus caritas est, n. 12). La Croix du Christ, écrit au Ve siècle le pape saint Léon le Grand, « est source de toutes les bénédictions, et cause de toutes les grâces » (Disc. 8 sur la passion du Seigneur, 6-8; PL 54, 340-342).

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037 La route pour vivre et pour aimer

Encyclique Deus caritas est, n° 12

La véritable nouveauté du Nouveau Testament ne consiste pas en des idées nouvelles, mais dans la figure même du Christ, qui donne chair et sang aux concepts – un réalisme inouï. Déjà dans l’Ancien Testament, la nouveauté biblique ne résidait pas seulement en des concepts, mais dans l’action imprévisible, et à certains égards inouïe, de Dieu. Cet agir de Dieu acquiert maintenant sa forme dramatique dans le fait que, en Jésus Christ, Dieu lui-même recherche la « brebis perdue », l’humanité souffrante et égarée. Quand Jésus, dans ses paraboles, parle du pasteur qui va à la recherche de la brebis perdue, de la femme qui cherche la drachme, du père qui va au devant du fils prodigue et qui l’embrasse, il ne s’agit pas là seulement de paroles, mais de l’explication de son être même et de son agir. Dans sa mort sur la croix s’accomplit le retournement de Dieu contre lui-même, dans lequel il se donne pour relever l’homme et le sauver – tel est l’amour dans sa forme la plus radicale. Le regard tourné vers le côté ouvert du Christ, dont parle Jean (cf. 19, 37), comprend ce qui a été le point de départ de cette Encyclique : « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8). C’est là que cette vérité peut être contemplée. Et, partant de là, on doit maintenant définir ce qu’est l’amour. À partir de ce regard, le chrétien trouve la route pour vivre et pour aimer.

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