Archive pour cœur

165 Prière au Ground Zero

20 avril 2008

Dieu d’amour, de compassion et de salut :
regarde ces gens de divers credo et traditions,
réunis en ce lieu témoin de violence et de souffrance indicibles.
Nous en appelons à ta bonté.
Concède la lumière et la paix éternelles
à tous ceux qui y sont morts,
à ceux qui avec héroïsme ont porté secours :
les pompiers, les policiers, les agents de la protection civile et le personnel portuaire ;
à tous les innocents, femmes et hommes,
victimes de cette tragédie,
parce qu’ils vivaient ou travaillaient ici le 11 septembre 2001.
Aie pour chacun de la compassion.
Allège les souffrances de qui a été blessé ce jour-là,
de qui est tombé malade depuis.
Allège aussi la peine de familles qui souffrent
et de tous ceux qui ont perdu ici un être cher.
Donne-leur la force de continuer à vivre avec courage et espérance.
Souvenons-nous des morts, des blessés et des personnes privées des leurs, le même jour au Pentagone et dans un champ de la Pennsylvanie.
Que nos cœurs s’unissent aux leurs tandis que nos prières enveloppent leur calvaire. Dieu de la paix, concède ta paix à ce monde violent,
la paix du cœur pour tout homme et toute femme,
la paix entre les peuples de cette terre.
Eclaire de ton amour ceux dont les cœurs et les esprits
sont aveuglés par la haine.
Affectés par l’ampleur de cette tragédie, nous cherchons ta lumière et ton signal, Dieu de compréhension, face à de tels actes.
Fais que les vies sauvées ce jour-là vivent afin que
les vies perdues ne l’aient pas été en vain.
Réconforte et console, raffermit nous tous dans l’espérance.
Accorde-nous sagesse et courage afin que la paix véritable et l’amour
règnent entre les peuples et dans le cœurs des hommes.

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114 Marie connaît notre cœur

Homélie, Lundi 15 août 2005, §8
Paroisse pontificale « San Tommaso da Villanova » (Castel Gandolfo)

Marie est élevée corps et âme à la gloire du ciel et avec Dieu et en Dieu, elle est Reine du ciel et de la terre. Est-elle si éloignée de nous ? Bien au contraire. Précisément parce qu’elle est avec Dieu et en Dieu, elle est très proche de chacun de nous. Lorsqu’elle était sur terre, elle ne pouvait être proche que de quelques personnes. Etant en Dieu, qui est proche de nous, qui est même « à l’intérieur » de nous tous, Marie participe à cette proximité de Dieu. Etant en Dieu et avec Dieu, elle est proche de chacun de nous, elle connaît notre cœur, elle peut entendre nos prières, elle peut nous aider par sa bonté maternelle et elle nous est donnée – comme le dit le Seigneur, – précisément comme « mère », à laquelle nous pouvons nous adresser à tout moment. Elle nous écoute toujours, elle est toujours proche de nous, et, étant la Mère du Fils, elle participe de la puissance du Fils, de sa bonté. Nous pouvons toujours confier toute notre vie à cette Mère, qui est proche de tous.

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113 Assomption : le ciel a un cœur

Homélie, Lundi 15 août 2005, §1-2
Paroisse pontificale « San Tommaso da Villanova » (Castel Gandolfo)

La fête de l’Assomption est un jour de joie. Dieu a vaincu. L’amour a vaincu. La vie a vaincu. On a vu que l’amour est plus fort que la mort. Que Dieu possède la véritable force et que sa force est bonté et amour.

Marie a été élevée au ciel corps et âme : même pour le corps, il y a une place en Dieu. Le ciel n’est plus pour nous un domaine très éloigné et inconnu. Dans le ciel, nous avons une mère. C’est la Mère de Dieu, la Mère du Fils de Dieu, c’est notre Mère. Lui-même l’a dit. Il en a fait notre Mère, lorsqu’il a dit au disciple et à nous tous : « Voici ta Mère ! ». Dans le ciel, nous avons une Mère. Le ciel s’est ouvert, le ciel a un cœur.

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107 Laissez-vous surprendre par le Christ

Discours, Jeudi 18 août 2005 (Cologne, Poller Wiesen)
XX Journée Mondiale de la Jeunesse, Cérémonie d’accueil des jeunes

Le Pape Jean-Paul II vous a invités tout spécialement à cette rencontre; je vous remercie d’avoir décidé de venir à Cologne. Certains d’entre vous se reconnaîtront peut-être dans le témoignage qu’Edith Stein donnait de son adolescence, elle qui vécut ensuite au Carmel de Cologne : J’avais consciemment et délibérément perdu l’habitude de prier. Durant ces journées, vous pourrez refaire l’expérience bouleversante de la prière comme dialogue avec Dieu, dont nous nous savons aimés et que nous voulons aimer en retour. A vous tous, je voudrais dire avec insistance : ouvrez tout grand votre cœur à Dieu, laissez-vous surprendre par le Christ ! Accordez-lui le droit de vous parler durant ces journées ! Ouvrez les portes de votre liberté à son amour miséricordieux ! Exposez vos joies et vos peines au Christ, le laissant illuminer de sa lumière votre intelligence et toucher de sa grâce votre coœur ! En ces jours bénis de partage et de joie, faites l’expérience libératrice de l’Eglise comme lieu de la miséricorde et de la tendresse de Dieu envers les hommes ! C’est en elle et par elle que vous rejoindrez le Christ, qui vous attend.

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093 Le cynisme qui ne connaît pas Dieu

Discours, 28 mai 2006, §5
(visite au camp de concentration d’Auschwitz)

Nous ne sommes pas en mesure de scruter le secret de Dieu – nous ne voyons que des fragments, et ce serait une erreur que de vouloir juger Dieu et l’histoire. Nous ne défendrions pas l’homme dans ce cas, mais nous ne contribuerions qu’à sa destruction. Non – en définitive, nous devons continuer à élever vers Dieu ce cri humble mais persistant : Réveille-toi ! N’oublie pas ta créature, l’homme ! Et notre cri vers Dieu doit être en même temps un cri qui pénètre notre cœur lui-même, afin que s’éveille en nous la présence cachée de Dieu – afin que la force qu’il a déposée dans nos cœurs ne soit pas recouverte et étouffée en nous par la boue de l’égoïsme, de la peur des hommes, de l’indifférence et de l’opportunisme. Elevons ce cri vers Dieu, adressons-le à notre cœur lui-même, précisément en cette heure sur laquelle pèsent de nouveaux dangers, dans laquelle semblent naître à nouveau du cœur des hommes toutes les forces obscures : d’une part, l’abus du nom de Dieu pour justifier la violence aveugle contre des personnes innocentes ; de l’autre, le cynisme qui ne connaît pas Dieu et qui bafoue la foi en Lui.

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076 Apprécier ce qui est bon, beau et vrai

Lettre 19 mai 2005, n. 2
(aux évêques d’Espagne à l’occasion du pèlerinage national au sanctuaire de la Vierge « del Pilar » de Saragosse)

L’Immaculée reflète la miséricorde du Père. Conçue sans péché, elle fut capable de pardonner également ceux qui abandonnèrent et blessèrent son Fils au pied de la croix. En tant qu’Avocate, elle nous aide dans nos besoins et intercède pour nous auprès de son Fils en lui disant, comme elle le fit à Cana de Galilée, « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3), confiante dans le fait que son cœur plein de bonté ne nous abandonnera pas dans un moment de difficulté. En indiquant clairement « tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2, 5), elle nous invite à nous approcher du Christ et, dans cette proximité, à faire l’expérience, à éprouver et à voir « combien le Seigneur est bon ». De cette expérience naît dans le cœur humain une plus grande clairvoyance pour apprécier ce qui est bon, beau et vrai.

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066 Mariage, fidélité, amour et vie

Dialogue avec les jeunes, Jeudi 6 avril 2006, 2ème question
(Rencontre avec les jeunes du diocèse de Rome et du Latium en préparation à la XXI Journée de la Jeunesse)

Le Seigneur, qui a parlé de cela dans la langue des prophètes d’Israël, en évoquant la permission de divorcer de la part de Moïse, a dit : « C’est en raison de votre dureté de cœur ». Après le péché, le cœur est devenu « dur », mais tel n’était pas le dessein du Créateur et les Prophètes ont insisté toujours plus clairement sur ce dessein originel. Pour renouveler l’homme, le Seigneur – en faisant allusion aux voix prophétiques qui ont toujours guidé Israël vers la clarté de la monogamie – a reconnu avec Ezéchiel que nous avons besoin – pour vivre cette vocation, d’un cœur nouveau ; au lieu du cœur de pierre – comme dit Ezéchiel – nous avons besoin d’un cœur de chair, d’un cœur véritablement humain. Et le Seigneur, dans le Baptême, à travers la foi, « greffe » en nous ce cœur nouveau. Il ne s’agit pas d’une greffe physique, mais nous pouvons peut-être nous servir précisément de cette comparaison : après la greffe, il est nécessaire que l’organisme soit soigné, qu’il dispose des médicaments nécessaires pour pouvoir vivre avec son nouveau cœur, afin qu’il devienne « son cœur », et non le « cœur d’un autre ». (…) En vivant ainsi dans la communion avec le Christ, avec son Eglise, le nouveau cœur devient réellement « notre cœur » et le mariage devient possible. L’amour exclusif entre un homme et une femme, la vie à deux projetée par le Créateur devient possible, même si le climat de notre monde la rend difficile, jusqu’à la faire apparaître impossible.

Le Seigneur nous donne un cœur nouveau et nous devons vivre avec ce cœur nouveau, en utilisant les thérapies opportunes afin qu’il soit réellement « le nôtre ». C’est ainsi que nous vivons ce que le Créateur nous a donné et cela engendre une vie véritablement heureuse. En effet, nous pouvons le voir également dans ce monde, en dépit des nombreux autres modèles de vie : il existe tant de familles chrétiennes qui vivent avec fidélité et joie la vie et l’amour indiqués par le Créateur et c’est ainsi que se développe une nouvelle humanité.

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054 Une force de vie, de paix et de liberté

Message Urbi et Orbi, Pâques 2006 (16 avril), §5

Que le Seigneur ressuscité fasse ressentir partout sa force de vie, de paix et de liberté. À tous, aujourd’hui, sont adressées les paroles par lesquelles, au matin de Pâques, l’ange a rassuré le cœur apeuré des femmes : « N’ayez pas peur ! … Il n’est pas ici. Il est ressuscité » (Mt 28, 5-6). Jésus est ressuscité et il nous donne la paix ; Il est lui-même la paix. C’est pourquoi l’Église répète avec force : « Le Christ est ressuscité – Christós anésti« . Que l’humanité du troisième millénaire n’ait pas peur de Lui ouvrir son cœur. L’Évangile du Christ n’éteint pas, mais bien au contraire comble pleinement la soif de paix et de bonheur qui habite le cœur de tout homme. Le Christ est désormais vivant et marche avec nous. Immense mystère d’amour ! Christus resurrexit, quia Deus caritas est ! Alléluia !

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027 Bonté, beauté et providence divine

Angelus, Dimanche 17 juillet 2005
Les Combes (Val d’Aoste)

Les vacances sont, en outre, des jours pendant lesquels on peut se consacrer plus longuement à la prière, à la lecture et à la méditation sur les significations profondes de la vie, dans le cadre serein de sa famille et de ses proches. Le temps des vacances offre des opportunités uniques de s’arrêter devant les spectacles suggestifs de la nature, merveilleux « livre » à la portée de tous, grands et petits. Au contact de la nature, la personne retrouve sa juste dimension, elle redécouvre qu’elle est une créature, petite mais dans le même temps unique, en mesure « d’accueillir Dieu » car intérieurement ouverte à l’infini. Poussée par la demande de sens, qui est pressante dans son cœur, celle-ci perçoit dans le monde environnant l’empreinte de la bonté, de la beauté et de la providence divine et elle s’ouvre presque naturellement à la louange et à la prière.

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020 Marie, temple vivant de Dieu

Homélie, 8 décembre 2005, § 4 (Solennité de l’Immaculée Conception)
(Chapelle papale pour le 40 anniversaire de la clôture du Concile Vatican II)

Qu’est-ce que signifie « Marie l’Immaculée » ? Ce titre a-t-il quelque chose à nous dire ? La liturgie d’aujourd’hui éclaire pour nous le contenu de cette parole à travers deux grandes images. Il y a tout d’abord le récit merveilleux de l’annonce à Marie, la Vierge de Nazareth, de la venue du Messie. Le salut de l’Ange est tissé de fils de l’Ancien Testament, en particulier du prophète Sophonie. Celui-ci fait voir que Marie, l’humble femme de province qui est issue d’une lignée sacerdotale et qui porte en elle le grand patrimoine sacerdotal d’Israël, est « le saint reste » d’Israël auquel les prophètes, au cours de toutes les périodes de douleurs et de ténèbres, ont fait référence. En elle est présente la véritable Sion, celle qui est pure, la demeure vivante de Dieu. En elle demeure le Seigneur, en elle il trouve le lieu de Son repos. Elle est la maison vivante de Dieu, qui n’habite pas dans des édifices de pierre, mais dans le cœur de l’homme vivant. Elle est le germe qui, dans la sombre nuit d’hiver de l’histoire, jaillit du tronc abattu de David. En elle s’accomplit la parole du Psaume : « La terre a donné son fruit » (67, 7). Elle est le surgeon, duquel dérive l’arbre de la rédemption et des rachetés. Dieu n’a pas essuyé un échec, comme il pouvait sembler au début de l’histoire avec Adam et Eve, ou bien au cours de l’exil à Babylone, et comme il semblait à nouveau à l’époque de Marie, quand Israël était devenu un peuple sans importance dans une région occupée, avec bien peu de signes reconnaissables de sa sainteté. Dieu n’a pas failli. Dans l’humilité de la maison de Nazareth vit l’Israël saint, le reste pur. Dieu a sauvé et sauve son peuple. Du tronc abattu ressurgit à nouveau son histoire, devenant une nouvelle force vive qui oriente et envahit le monde. Marie est l’Israël saint ; elle dit « oui » au Seigneur, se met pleinement à sa disposition et devient ainsi le temple vivant de Dieu.

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