Archive pour Carême

162 Le cœur de toute tentation

Joseph Ratzinger – Benoît XVI
Jésus de Nazareth, Flammarion, Paris 2007, p. 48, §2

Matthieu et Luc parlent de trois tentations, dans lesquelles se reflète la lutte intérieure de Jésus pour sa mission mais en même temps apparaît aussi la question concernant ce qui compte vraiment dans la vie des hommes. Ici se manifeste clairement le cœur de toute tentation : la mise à l’écart de Dieu qui, face à tout ce qui, dans notre vie, apparaît plus urgent, semble secondaire, voire superflu et ennuyeux. Mettre de l’ordre dans le monde par soi-même, sans Dieu, ne compter que sur soi, n’admettre comme réelles que les réalités politiques et matérielles en écartant Dieu comme illusion, telle est la tentation, qui nous menace sous de multiples aspects.

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029 Choisir la vie

Discours, Jeudi 2 mars 2006
(rencontre avec le clergé du diocèse de Rome)

Hier, nous sommes entrés en Carême. La liturgie d’aujourd’hui nous offre une profonde indication de la signification essentielle du Carême : il s’agit d’un indicateur sur le chemin de notre vie. C’est pourquoi il me semble – je parle en me référant au Pape Jean-Paul II – que nous devons insister un peu sur la première Lecture de la journée d’aujourd’hui. Le grand discours de Moïse au seuil de la Terre Sainte, après un pèlerinage de quarante ans dans le désert, est un résumé de toute la Torah, de toute la Loi. Nous trouvons ici l’essentiel non seulement pour le peuple juif, mais également pour nous. Cet élément essentiel est la parole de Dieu : Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction ; choisis donc la vie (Dt 30, 19). Cette parole fondamentale du Carême est également la parole fondamentale de l’héritage de notre grand Pape Jean-Paul II : choisir la vie. Telle est notre vocation sacerdotale : choisir nous aussi la vie et aider les autres à choisir la vie. Il s’agit de renouveler pendant le Carême notre « option fondamentale », pour ainsi dire, l’option pour la vie.

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004 Carême et miséricorde

Message pour le Carême 2006 (29 septembre 2005), §1

Le Carême est le temps privilégié du pèlerinage intérieur vers Celui qui est la source de la miséricorde. C’est un pèlerinage au cours duquel Lui-même nous accompagne à travers le désert de notre pauvreté, nous soutenant sur le chemin vers la joie profonde de Pâques. Même dans les «ravins de la mort» dont parle le Psalmiste (Ps 22 [23], 4), tandis que le tentateur nous pousse à désespérer ou à mettre une espérance illusoire dans l’œuvre de nos mains, Dieu nous garde et nous soutient. Oui, aujourd’hui encore le Seigneur écoute le cri des multitudes affamées de joie, de paix, d’amour. Comme à chaque époque, elles se sentent abandonnées. Cependant, même dans la désolation de la misère, de la solitude, de la violence et de la faim, qui frappent sans distinction personnes âgées, adultes et enfants, Dieu ne permet pas que l’obscurité de l’horreur l’emporte. Comme l’a en effet écrit mon bien-aimé Prédécesseur Jean-Paul II, il y a une «limite divine imposée au mal», c’est la miséricorde (Mémoire et identité, 4, Paris, 2005, pp. 35 ss.). C’est dans cette perspective que j’ai voulu placer au début de ce Message l’annotation évangélique selon laquelle, «voyant les foules, Jésus eut pitié d’elles» (Mt 9, 36).

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