Archive pour bien

163 Dieu est la question fondamentale

Joseph Ratzinger – Benoît XVI
Jésus de Nazareth, Flammarion, Paris 2007, p. 48, §3 – 49, §2

La nature de la tentation comprend aussi un comportement moral : elle ne nous invite pas directement au mal, ce serait trop grossier. Elle prétend nous montrer ce qui est meilleur : abandonner enfin les illusions et employer efficacement nos forces pour améliorer le monde. Elle se présente aussi avec la prétention du vrai réalisme. Le réel est ce qui se constate : le pouvoir et le pain. En comparaison, les choses de Dieu apparaissent comme irréelles, comme un monde secondaire, dont on n’a pas vraiment besoin.

Or, c’est de Dieu qu’il s’agit : est-il, oui ou non, le réel, la réalité même ? Est-il le Bien, ou devons-nous inventer nous-mêmes ce qui est bien ? La question de Dieu est la question fondamentale, qui nous place à la croisée des chemins de l’existence humaine. Que doit faire ou ne pas faire le Sauveur du monde ? Telle est la question que soustendent les tentations de Jésus.

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138 Cherchez les occasions de faire le bien !

Entretien télévisé, 5 août 2006
en préparation au voyage apostolique a Munich, Altötting et Ratisbonne (9-14 sept 2006)

Je dirais avant tout que je suis très heureux qu’il y ait des jeunes qui désirent être ensemble, être ensemble dans la foi, et faire quelque chose de bon. La disponibilité au bien est très forte chez les jeunes, il suffit de penser aux nombreuses formes de volontariat. L’engagement à offrir sa propre contribution aux besoins de ce monde est quelque chose de grand. La première impulsion peut donc être de les encourager : Allez de l’avant ! Cherchez les occasions de faire le bien ! Le monde a besoin de cette volonté, il a besoin de cet engagement ! Et puis peut-être faudrait-il ajouter : ayez le courage des décisions définitives ! Chez les jeunes, il y a beaucoup de générosité, mais face au risque de s’engager pour la vie entière, aussi bien dans le mariage que dans le sacerdoce, ils ont peur. Le monde est en mouvement de façon dramatique. En permanence. Puis-je dès à présent disposer de ma vie entière avec tous ses événements imprévisibles à venir ? Si je prends une décision définitive, est-ce que je ne vais pas enchaîner ma propre liberté, est-ce que je ne vais pas me priver de ma liberté de mouvement ? Réveiller le courage d’oser des décisions définitives, les seules en réalité qui permettent de grandir, d’aller de l’avant et de parvenir à quelque chose de grand dans la vie, les seules qui ne détruisent pas la liberté, mais qui lui offrent la juste direction dans l’espace. Prendre ce risque, effectuer ce saut – pour ainsi dire – dans le définitif, et accueillir ainsi pleinement la vie, voilà ce que je serais heureux de pouvoir communiquer.

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092 La souffrance pour l’amour de la vérité

Discours, 28 mai 2006, §4
(visite au camp de concentration d’Auschwitz)

Combien de questions nous envahissent en ce lieu ! La même question revient toujours à nouveau : Où était Dieu en ces jours-là ? Pourquoi s’est-il tu ? Comment a-t-il pu tolérer cet excès de destruction, ce triomphe du mal ? Les paroles du Psaume 44, la lamentation d’Israël qui souffre, nous viennent à l’esprit : « …Tu nous broyas au séjour des chacals, nous couvrant de l’ombre de la mort [...] C’est pour toi qu’on nous massacre tout le jour, qu’on nous traite en moutons d’abattoir. Lève-toi, pourquoi dors-tu, Seigneur ? Réveille-toi, ne rejette pas jusqu’à la fin : Pourquoi caches-tu ta face, oublies-tu notre oppression, notre misère ? Car notre âme est effondrée en la poussière, notre ventre est collé à la terre. Debout, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour ! » (Ps 44, 20.23-27). Ce cri d’angoisse que, dans la souffrance, Israël élève à Dieu dans des périodes d’extrême difficulté, est en même temps le cri d’appel à l’aide de tous ceux qui, au cours de l’histoire – hier, aujourd’hui et demain – souffrent pour l’amour de Dieu, pour l’amour de la vérité et du bien ; et ils sont nombreux, aujourd’hui encore.

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087 La volonté de la vérité et du bien

Homélie, Samedi 3 juin 2006, §7 (Vêpres veillée de Pentecôte)
(Rencontre avec les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles)

L’Esprit Saint, en donnant la vie et la liberté, donne également l’unité. Il s’agit ici de trois dons inséparables les uns des autres. J’ai déjà parlé trop longuement; permettez-moi toutefois de dire encore un mot sur l’unité. Pour la comprendre, une phrase peut se révéler utile même si, au premier abord, elle semble plutôt nous éloigner de celle-ci. A Nicodème qui, dans sa recherche de la vérité, vient une nuit poser des questions à Jésus, celui-ci répond : « L’Esprit souffle où il veut » (cf. Jn 3, 8). Mais la volonté de l’Esprit n’est pas arbitraire. C’est la volonté de la vérité et du bien. C’est pourquoi il ne souffle pas n’importe où, se tournant une fois de ce côté-ci, et une autre de ce côté-là ; son souffle ne nous disperse pas mais nous réunit, parce que la vérité unit et l’amour unit. L’Esprit Saint est l’Esprit de Jésus Christ, l’Esprit qui unit le Père avec le Fils dans l’Amour qui, dans l’unique Dieu, donne et accueille. (…) L’Esprit souffle où il veut, et sa sainteté est l’unité faite corps, l’unité qui rencontre le monde et le transforme.

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