Archive pour amour de Dieu

128 Aimer avec l’Amour du Christ ressuscité

Discours, 4 juillet 2005, §4
(à un pèlerinage de l’archidiocèse de Madrid)

…l’Esprit nous exhorte à faire parvenir à chaque homme et à chaque femme l’Amour que Dieu le Père a montré en Jésus Christ. Cet amour est vif, généreux, inconditionné, et il s’offre non seulement à ceux qui écoutent le messager, mais également à ceux qui l’ignorent ou le refusent. Chaque fidèle doit se sentir appelé à aller, en tant qu’envoyé du Christ, à la recherche de ceux qui se sont éloignés de la communauté, comme ces disciples d’Emmaüs qui avaient cédé au découragement (cf. Lc 24, 13-35). Il faut aller jusqu’aux extrémités de la société pour apporter à tous la lumière du message du Christ sur la signification de la vie, de la famille et de la société, en rejoignant les personnes qui vivent dans le désert de l’abandon et de la pauvreté, et en les aimant avec l’Amour du Christ ressuscité. Dans chaque apostolat, et dans l’annonce de l’Evangile, comme le dit saint Paul, si « je n’ai pas la charité je ne suis rien » (1 Co 13, 2).

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112 La source suprême de la vie et de la famille

Discours, samedi 8 juillet 2006, §6 et 8
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles ; Cité des Arts et des Sciences)

Le père et la mère se sont dit un « oui » total devant Dieu, un « oui » qui constitue la base du sacrement qui les unit ; de même, pour que la relation au sein de la famille soit totale, il est nécessaire qu’ils disent aussi un « oui » d’acceptation à leurs enfants, à ceux qu’ils ont engendrés ou à ceux qu’ils ont adoptés, qui possèdent leur propre personnalité et leur propre caractère. Ainsi, les enfants grandiront dans un climat d’acceptation et d’amour, et il est à souhaiter que, lorsqu’ils parviendront à une maturité suffisante, ils pourront donner à leur tour un « oui » à ceux qui leur ont donné la vie. (…)

Le Christ a révélé ce qui est toujours la source suprême de la vie pour tous et donc aussi pour la famille : « Mon commandement, le voici : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 12-13). L’amour de Dieu lui-même a été répandu sur nous par le Baptême. À partir de là, les familles sont appelées à vivre une qualité d’amour, puisque le Seigneur est celui qui se porte garant que cela est possible pour nous à travers l’amour humain, sensible, affectueux et miséricordieux comme l’amour du Christ.

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107 Laissez-vous surprendre par le Christ

Discours, Jeudi 18 août 2005 (Cologne, Poller Wiesen)
XX Journée Mondiale de la Jeunesse, Cérémonie d’accueil des jeunes

Le Pape Jean-Paul II vous a invités tout spécialement à cette rencontre; je vous remercie d’avoir décidé de venir à Cologne. Certains d’entre vous se reconnaîtront peut-être dans le témoignage qu’Edith Stein donnait de son adolescence, elle qui vécut ensuite au Carmel de Cologne : J’avais consciemment et délibérément perdu l’habitude de prier. Durant ces journées, vous pourrez refaire l’expérience bouleversante de la prière comme dialogue avec Dieu, dont nous nous savons aimés et que nous voulons aimer en retour. A vous tous, je voudrais dire avec insistance : ouvrez tout grand votre cœur à Dieu, laissez-vous surprendre par le Christ ! Accordez-lui le droit de vous parler durant ces journées ! Ouvrez les portes de votre liberté à son amour miséricordieux ! Exposez vos joies et vos peines au Christ, le laissant illuminer de sa lumière votre intelligence et toucher de sa grâce votre coœur ! En ces jours bénis de partage et de joie, faites l’expérience libératrice de l’Eglise comme lieu de la miséricorde et de la tendresse de Dieu envers les hommes ! C’est en elle et par elle que vous rejoindrez le Christ, qui vous attend.

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102 Famille et mariage indissoluble

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §13-14
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

La joie amoureuse avec laquelle nos parents nous accueillirent et nous ont accompagnés dans nos premiers pas dans le monde est comme un signe et le prolongement sacramentel de l’amour bienveillant de Dieu d’où nous venons. L’expérience d’avoir été accueillis et aimés par Dieu et par nos parents est le fondement sûr qui favorise toujours la croissance et le développement authentique de l’homme, qui nous aide grandement à mûrir sur notre chemin vers la vérité et l’amour, et à sortir de nous-mêmes pour entrer en communion avec les autres et avec Dieu.

Pour avancer sur ce chemin de maturation humaine, l’Église nous enseigne à respecter et à promouvoir la merveilleuse réalité du mariage indissoluble entre un homme et une femme, qui est aussi l’origine de la famille. C’est pourquoi, reconnaître et soutenir cette institution est un des services les plus importants que l’on puisse apporter aujourd’hui au bien commun et au véritable développement des hommes et des sociétés, de même que la plus grande garantie pour assurer la dignité, l’égalité et la véritable liberté de la personne humaine.

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101 Mariage : amour et don mutuel

Homélie, dimanche 9 juillet 2006, §17
(Voyage apostolique à Valence (Espagne) à l’occasion de la V Rencontre Mondiale des Familles)

La famille chrétienne – père, mère, enfants – est appelée aussi à accomplir les objectifs considérés non pas comme imposés de l’extérieur, mais comme un don de la grâce du sacrement de mariage fait aux époux. S’ils demeurent ouverts en permanence à l’Esprit et qu’ils demandent son aide, l’Esprit ne manquera pas de leur communiquer l’amour de Dieu Père, manifesté et incarné dans le Christ. La présence de l’Esprit aidera les époux à ne pas perdre de vue la source et la mesure de leur amour et de leur don mutuel, à collaborer avec l’Esprit pour le rendre présent et l’incarner dans toutes les dimensions de leur existence. L’Esprit suscitera alors en eux le désir de la rencontre définitive avec le Christ dans la maison de son Père et notre Père. Tel est le message d’espérance que, de Valence, je veux lancer à toutes les familles du monde. Amen.

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092 La souffrance pour l’amour de la vérité

Discours, 28 mai 2006, §4
(visite au camp de concentration d’Auschwitz)

Combien de questions nous envahissent en ce lieu ! La même question revient toujours à nouveau : Où était Dieu en ces jours-là ? Pourquoi s’est-il tu ? Comment a-t-il pu tolérer cet excès de destruction, ce triomphe du mal ? Les paroles du Psaume 44, la lamentation d’Israël qui souffre, nous viennent à l’esprit : « …Tu nous broyas au séjour des chacals, nous couvrant de l’ombre de la mort [...] C’est pour toi qu’on nous massacre tout le jour, qu’on nous traite en moutons d’abattoir. Lève-toi, pourquoi dors-tu, Seigneur ? Réveille-toi, ne rejette pas jusqu’à la fin : Pourquoi caches-tu ta face, oublies-tu notre oppression, notre misère ? Car notre âme est effondrée en la poussière, notre ventre est collé à la terre. Debout, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour ! » (Ps 44, 20.23-27). Ce cri d’angoisse que, dans la souffrance, Israël élève à Dieu dans des périodes d’extrême difficulté, est en même temps le cri d’appel à l’aide de tous ceux qui, au cours de l’histoire – hier, aujourd’hui et demain – souffrent pour l’amour de Dieu, pour l’amour de la vérité et du bien ; et ils sont nombreux, aujourd’hui encore.

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080 Le dialogue trinitaire

Homélie, Dimanche 5 février 2006
(Paroisse Sainte-Anne au Vatican)

Jésus dort dans la maison de Pierre, mais au petit matin, alors qu’il fait encore nuit, il se lève, cherche un lieu désert et se met à prier. Et ici apparaît le centre véritable du mystère de Jésus. Jésus parle avec le Père et élève son âme humaine dans la communion avec la personne du Fils, si bien que l’humanité du Fils, unie à Lui, parle dans le dialogue trinitaire avec le Père ; et ainsi, il rend possible également pour nous la véritable prière. Dans la liturgie, Jésus prie avec nous, nous prions avec Jésus et ainsi nous entrons en contact réel avec Dieu, nous entrons dans le mystère de l’amour éternel de la Très Sainte Trinité.

Jésus parle avec le Père, tel est le centre et la source de toutes les activités de Jésus ; nous voyons sa prédication, les guérisons, les miracles et enfin la passion, tous sont issus de ce centre, de son être avec le Père. Et ainsi, cet Evangile nous enseigne le centre de la foi et de notre vie, c’est-à-dire le primat de Dieu. Là où Dieu n’est pas présent, l’homme non plus n’est pas respecté. Ce n’est que si la splendeur de Dieu brille sur le visage de l’homme que l’homme, image de Dieu, est protégé par une dignité qui ne doit être ensuite violée par personne.

Le primat de Dieu. Nous voyons dans le « Notre Père » comment les trois premières questions se réfèrent précisément à ce primat de Dieu : que le nom de Dieu soit sanctifié, que le respect du mystère divin soit vivant et anime toute notre vie ; que « vienne le royaume de Dieu » et « que soit faite sa volonté » sont deux aspects différents de la même médaille ; là où est accomplie la volonté de Dieu le ciel est déjà présent, sur la terre commence aussi un peu du ciel ; et là où est accomplie la volonté de Dieu le Royaume de Dieu est présent. Car le Royaume de Dieu n’est pas une série de choses, le Royaume de Dieu est la présence de Dieu, l’union de l’homme avec Dieu. C’est vers cet objectif que Jésus veut nous guider.

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070 La vie humaine est toujours un bien

Discours, Lundi 27 février 2006, §3
(Aux participants au Congrès International sur l’embryon humain promu par l’Académie Pontificale pour la Vie)

L’amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d’être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l’enfant, ou le jeune, ou bien encore l’homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d’eux il voit l’empreinte de sa propre image et ressemblance (cf. Gn 1, 26). Il ne fait pas de différence, car il voit se refléter en tous le visage de son Fils unique, dans lequel « Il nous a élus, dès avant la fondation du monde… déterminant d’avance que nous serions pour lui des fils adoptifs… Tel fut le bon plaisir de sa volonté » (Ep 1, 4-6). Cet amour infini et presque incompréhensible de Dieu pour l’homme révèle jusqu’à quel point la personne humaine est digne d’être aimée en elle-même, indépendamment de toute autre considération – intelligence, beauté, santé, jeunesse, intégrité et ainsi de suite. En définitive, la vie humaine est toujours un bien, car « elle est dans le monde une manifestation de Dieu, un signe de sa présence, une trace de sa gloire » (cf. Evangelium vitae, n. 34). Une très haute dignité est en effet donnée à l’homme, qui a ses racines dans le lien intime qui l’unit à son Créateur : dans l’homme, en chaque homme, à chaque étape ou condition de sa vie, resplendit un reflet de la réalité même de Dieu. C’est pourquoi le Magistère de l’Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu’à son terme naturel (cf. Evangelium vitae, n. 57). Ce jugement moral est déjà valable aux débuts de la vie d’un embryon, avant même qu’il se soit implanté dans le sein maternel, qui le protégera et le nourrira pendant neuf mois jusqu’au moment de la naissance : La vie humaine est sacrée et inviolable dans tous les moments de son existence, même dans le moment initial qui précède la naissance (ibid., n. 61).

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062 La résurrection, une explosion de l’amour

Homélie, 15 avril 2006, §3 (Veillée Pascale)

Jésus n’est plus dans le tombeau. Il est dans une vie totalement nouvelle. Mais comment cela a-t-il pu se produire ? Quelles forces ont agi là ? Il est décisif que cet homme Jésus n’ait pas été seul, n’ait pas été un moi renfermé sur lui-même. Il était un avec le Dieu vivant, tellement uni à Lui qu’il formait avec Lui une unique personne. Il se trouvait, pour ainsi dire, dans une union affectueuse avec Celui qui est la vie même, union affectueuse non seulement basée sur l’émotion, mais saisissant et pénétrant son être. Sa vie n’était pas seulement la sienne, elle était une communion existentielle avec Dieu et un être incorporé en Dieu, et c’est pourquoi cette vie ne pouvait pas lui être véritablement enlevée. Par amour, il pouvait se laisser tuer, mais c’est précisément ainsi qu’il a rompu le caractère définitif de la mort, parce qu’en lui était présent le caractère définitif de la vie. Il était un avec la vie indestructible, de telle manière que celle-là, à travers la mort, jaillisse d’une manière nouvelle. Nous pouvons exprimer encore une fois la même chose en partant d’un autre point de vue. Sa mort fut un acte d’amour. Au cours de la dernière Cène, Il a anticipé sa mort et Il l’a transformée en don de soi. Sa communion existentielle avec Dieu était concrètement une communion existentielle avec l’amour de Dieu, et cet amour est la vraie puissance contre la mort, il est plus fort que la mort. La résurrection fut comme une explosion de lumière, une explosion de l’amour, qui a délié le lien jusqu’alors indissoluble du « meurs et deviens ». Elle a inauguré une nouvelle dimension de l’être, de la vie, dans laquelle la matière a aussi été intégrée, d’une manière transformée, et à travers laquelle surgit un monde nouveau.

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050 Dieu n’est pas un Dieu lointain

Homélie, 13 avril 2006, §1 et 2 (Messe « in Cena Domini », Basilique Saint-Jean-de-Latran)

« Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, [il] les aima jusqu’à la fin » (Jn 13, 1) : Dieu aime sa créature, l’homme ; il l’aime même dans sa chute et ne l’abandonne pas à lui-même. Il aime jusqu’au bout. Il va jusqu’au bout avec son amour, jusqu’à l’extrême : il descend de sa gloire divine. Il dépose les habits de sa gloire divine et revêt les vêtements de l’esclave. Il descend jusqu’au degré le plus bas de notre chute. Il s’agenouille devant nous et nous rend le service de l’esclave ; il lave nos pieds sales, afin que nous devenions admissibles à la table de Dieu, afin que nous devenions dignes de prendre place à sa table — une chose que par nous-mêmes nous ne pourrions ni ne devrions jamais faire.

Dieu n’est pas un Dieu lointain, trop distant et trop grand pour s’occuper de nos bagatelles. Puisqu’Il est grand, il peut également s’intéresser aux petites choses. Puisqu’il est grand, l’âme de l’homme — l’homme créé pour l’amour éternel —, n’est pas une petite chose, mais est grande et digne de son amour. La sainteté de Dieu n’est pas seulement un pouvoir incandescent, devant lequel nous devons nous retirer terrifiés ; c’est un pouvoir d’amour et donc un pouvoir purificateur et restaurateur.

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