Archive pour amour de Dieu

168 Paul VI et la civilisation de l’amour

Audience, 3 mars 2007 (Brescia)

En effet, le secret de l’action pastorale que Paul VI accomplit avec un dévouement inlassable, en prenant parfois des décisions difficiles et impopulaires, réside justement dans son amour pour le Christ : un amour qui vibre à travers des expressions touchantes dans tous ses enseignements. Son âme de Pasteur était tout entière pénétrée d’une tension missionnaire nourrie par un désir sincère de dialogue avec l’humanité. Son invitation prophétique, reproposée de nombreuses fois, à renouveler le monde tourmenté par des inquiétudes et des violences à travers la « civilisation de l’amour », naissait de son abandon total à Jésus, Rédempteur de l’homme. Comment oublier par exemple, les paroles que, moi aussi, alors présent comme Expert au Concile Vatican II, je pus entendre dans la Basilique vaticane lors de l’ouverture de la Deuxième Session, le 29 septembre 1963 ? « Le Christ, notre commencement – proclama Paul VI avec un profond transport, et j’entends encore sa voix -; le Christ, notre voie et notre guide ; le Christ, notre espérance et notre fin… Que sur cette assemblée ne brille d’autre lumière que le Christ, lumière du monde ; que nulle vérité ne retienne notre intérêt, hormis les paroles du Seigneur, notre Maître unique ; qu’une seule inspiration nous guide, le désir de Lui être absolument fidèles » (Insegnamenti di Paolo VI, I [1963], 170-171). Et jusqu’à son dernier souffle sa pensée, ses énergies et son action furent pour le Christ et pour l’Eglise.

Commentaires

Chemin de Croix (Via Crucis, diaporama)

Commentaires

164 La raison, œuvre aimée de Dieu

Discours, 8 mars 2008, à l’occasion de l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la culture

La formule Etsi Deus non daretur (comme si Dieu n’existait pas) est devenue comme un slogan de vie qui assied une certaine arrogance de la raison, qui est pourtant l’œuvre aimée de Dieu. Cette forme de raison, qui se considère suffisante à elle-même, se ferme à la contemplation et à la recherche d’une Vérité qui la dépasse.

Commentaires

161 Contempler les souffrances du Christ crucifié

Message 8 décembre 2006 (pour la XV Journée mondiale du Malade)

Le 11 février 2007, jour où l’Eglise célèbre la mémoire liturgique de Notre-Dame de Lourdes, sera célébrée à Séoul, en Corée, la Quinzième Journée mondiale du Malade…

A présent, je m’adresse à vous, chers frères et sœurs qui souffrez de maladies incurables ou en phase terminale. Je vous encourage à contempler les souffrances du Christ crucifié et, en union avec Lui, à vous adresser au Père avec une confiance totale dans le fait que toute la vie, et la vôtre en particulier, est entre ses mains. Sachez que vos souffrances, unies à celles du Christ, se révéleront fécondes pour les besoins de l’Eglise et du monde. Je demande au Seigneur de renforcer votre foi dans Son amour, en particulier au cours de ces épreuves que vous affrontez. Je forme le vœu que, partout où vous êtes, vous trouverez toujours l’encouragement et la force spirituelle nécessaires pour nourrir votre foi et vous conduire plus près du Père de la Vie. A travers ses prêtres et ses collaborateurs pastoraux, l’Eglise désire vous assister et être à vos côtés, en vous aidant à l’heure du besoin et en manifestant ainsi la miséricorde pleine d’amour du Christ envers ceux qui souffrent.

Commentaires

153 Apporter à tous l’amour de Dieu

Angelus, 1er octobre 2006 (Castelgandolfo)

Octobre est également le mois missionnaire, et le dimanche 22, nous célébrerons la Journée mondiale des Missions. L’Eglise est, par nature, missionnaire. « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21), dit Jésus ressuscité aux Apôtres dans le Cénacle. La mission de l’Eglise est le prolongement de celle du Christ : apporter à tous l’amour de Dieu, en l’annonçant à travers les paroles et le témoignage concret de la charité. Dans le Message pour la prochaine Journée mondiale des Missions, j’ai voulu présenter la charité précisément comme l’ »âme de la mission ». Saint Paul, l’Apôtre des nations, écrivait : « Car l’amour du Christ nous pousse » (2 Co 5, 14). Puisse chaque chrétien faire siennes ces paroles, en faisant l’expérience joyeuse d’être missionnaires de l’Amour là où la Providence l’a placé, avec humilité et courage, en servant son prochain sans arrière-pensées et en puisant dans la prière la force de la charité joyeuse et agissante (cf. Deus caritas est, 32-39).

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Vierge carmélite et docteur de l’Eglise, dont nous faisons mémoire précisément aujourd’hui, est, avec saint François-Xavier, la Patronne universelle des missions. Qu’Elle nous aide, elle qui a indiqué comme voie « simple » vers la sainteté l’abandon confiant à l’amour de Dieu, à être des témoins crédibles de l’Evangile de la charité. Que la Très Sainte Vierge Marie, Vierge du Rosaire et Reine des Missions, nous conduise tous au Christ Sauveur.

Commentaires

142 La Croix, symbole par excellence de l’Amour

Angelus, 17 sept 2006, §2 (Castelgandolfo)

Maintenant, avant la prière mariale, je voudrais m’arrêter sur deux fêtes liturgiques récentes et importantes : la Fête de l’Exaltation de la Croix, célébrée le 14 septembre, et la mémoire de Notre-Dame des Douleurs, célébrée le lendemain. Ces deux célébrations liturgiques peuvent se résumer de façon visuelle dans la traditionnelle image de la Crucifixion, qui représente la Vierge Marie au pied de la Croix, selon la description de l’évangéliste Jean, le seul des Apôtres à être resté près de Jésus mourant. Mais quel sens cela a-t-il d’exalter la Croix ? N’est-ce pas scandaleux de vénérer un échafaud infâme ? L’Apôtre Paul affirme : « Nous proclamons nous un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Co 1, 23). Les chrétiens cependant n’exaltent pas n’importe quelle croix, mais la Croix que Jésus a sanctifiée par son sacrifice, fruit et témoignage d’un amour immense. Le Christ sur la Croix a versé tout son sang pour délivrer l’humanité de l’esclavage du péché et de la mort. Signe de malédiction, la Croix a par conséquent été transformée en signe de bénédiction, symbole de mort, elle a été transformée en symbole par excellence de l’Amour qui vainc la haine et la violence et engendre la vie immortelle. « O Crux, ave spes unica ! O Croix, unique espérance ! ». C’est ce que chante la liturgie.

Commentaires

134 Le troisième moment du mouvement de l’amour

(suite de la citation 133)

Audience générale, 9 août 2006, §5

Cette question [voir citation 133] nous introduit au troisième moment du mouvement de l’amour : de destinataires qui recevons un amour qui nous précède et nous dépasse, nous sommes appelés à l’engagement d’une réponse active qui, pour être adéquate, ne peut être qu’une réponse d’amour. Jean parle d’un « commandement ». Il rapporte en effet ces paroles de Jésus : « Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34). Où se trouve la nouveauté dont parle Jésus ? Elle réside dans le fait qu’il ne se contente pas de répéter ce qui était déjà exigé dans l’Ancien Testament, et que nous lisons également dans les autres Evangiles : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 18 ; cf. Mt 22, 37-39 ; Mc 12, 29-31 ; Lc 10 27). Dans l’ancien précepte, le critère normatif était tiré de l’homme (« comme toi-même »), tandis que dans le précepte rapporté par Jean, Jésus présente comme motif et norme de notre amour sa personne même : « Comme je vous ai aimés ». C’est ainsi que l’amour devient véritablement chrétien, en portant en lui la nouveauté du christianisme : à la fois dans le sens où il doit s’adresser à tous, sans distinction, et surtout dans le sens où il doit parvenir jusqu’aux conséquences extrêmes, n’ayant d’autre mesure que d’être sans mesure. Ces paroles de Jésus, « comme je vous ai aimés », nous interpellent et nous préoccupent à la fois ; elles représentent un objectif christologique qui peut apparaître impossible à atteindre, mais dans le même temps, elles représentent un encouragement qui ne nous permet pas de nous reposer sur ce que nous avons pu réaliser. Il ne nous permet pas d’être contents de ce que nous sommes, mais nous pousse à demeurer en chemin vers cet objectif.

Commentaires

133 L’amour de Jésus pour nous

(suite de la citation 132)

Audience générale, 9 août 2006, §4

Mais, à ce point, il est indispensable de faire un pas en avant et de préciser que Dieu a démontré de façon concrète son amour en entrant dans l’histoire humaine à travers la personne de Jésus Christ incarné, mort et ressuscité pour nous. Cela est le second moment constitutif de l’amour de Dieu. Il ne s’est pas limité à des déclarations verbales, mais, pouvons-nous dire, il s’est véritablement engagé et il a « payé » en personne. Comme l’écrit précisément Jean, « Dieu a tant aimé le monde (c’est-à-dire nous tous), qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16). Désormais, l’amour de Dieu pour les hommes se concrétise et se manifeste dans l’amour de Jésus lui-même. Jean écrit encore : Jésus « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin » (Jn 13, 1). En vertu de cet amour oblatif et total, nous sommes radicalement rachetés du péché, comme l’écrit encore saint Jean : « Petits enfants [...] si quelqu’un vient à pécher, nous avons comme avocat auprès du Père Jésus Christ, le Juste. C’est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1-2 ; cf. 1 Jn 1, 7). Voilà jusqu’où est arrivé l’amour de Jésus pour nous : jusqu’à l’effusion de son sang pour notre salut ! Le chrétien, en s’arrêtant en contemplation devant cet « excès » d’amour, ne peut pas ne pas se demander quelle est la réponse juste. Et je pense que chacun de nous doit toujours et à nouveau se le demander.

Commentaires

132 La Source de l’amour

(suite de la citation 131)

Audience générale, 9 août 2006, §3

Le premier concerne la Source même de l’amour, que l’Apôtre situe en Dieu, en allant jusqu’à affirmer, comme nous l’avons entendu, que « Dieu est Amour » (1 Jn 4, 8.16). Jean est l’unique auteur de Nouveau Testament à nous donner une sorte de définition de Dieu. Il dit par exemple que « Dieu est esprit » (Jn 4, 24) ou que « Dieu est Lumière » (1 Jn 1, 5). Ici, il proclame avec une intuition fulgurante que « Dieu est amour ». Que l’on remarque bien : il n’est pas affirmé simplement que « Dieu aime » ou encore moins que « l’amour est Dieu » ! En d’autres termes : Jean ne se limite pas à décrire l’action divine, mais va jusqu’à ses racines. En outre, il ne veut pas attribuer une qualité divine à un amour générique ou même impersonnel ; il ne remonte pas de l’amour vers Dieu, mais se tourne directement vers Dieu pour définir sa nature à travers la dimension infinie de l’amour. Par cela, Jean veut dire que l’élément constitutif essentiel de Dieu est l’amour et donc toute l’activité de Dieu naît de l’amour et elle est marquée par l’amour : tout ce que Dieu fait, il le fait par amour et avec amour, même si nous ne pouvons pas immédiatement comprendre que cela est amour, le véritable amour.

Commentaires

131 Amour, concept très particulier du christianisme

Audience générale, 9 août 2006, §2

S’il est un thème caractéristique qui ressort des écrits de Jean, c’est l’amour. Ce n’est pas par hasard que j’ai voulu commencer ma première Lettre encyclique par les paroles de cet Apôtre : « Dieu est amour (Deus caritas est) ; celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui » (1 Jn 4, 16). Il est très difficile de trouver des textes de ce genre dans d’autres religions. Et ces expressions nous placent donc face à un concept très particulier du christianisme. Assurément, Jean n’est pas l’unique auteur des origines chrétiennes à parler de l’amour. Etant donné qu’il s’agit d’un élément constitutif essentiel du christianisme, tous les écrivains du Nouveau Testament en parlent, bien qu’avec des accents divers. Si nous nous arrêtons à présent pour réfléchir sur ce thème chez Jean, c’est parce qu’il nous en a tracé avec insistance et de façon incisive les lignes principales. Nous nous en remettons donc à ses paroles. Une chose est certaine : il ne traite pas de façon abstraite, philosophique ou même théologique de ce qu’est l’amour. Non, ce n’est pas un théoricien. En effet, de par sa nature, le véritable amour n’est jamais purement spéculatif, mais exprime une référence directe, concrète et vérifiable à des personnes réelles. Et Jean, en tant qu’apôtre et ami de Jésus, nous fait voir quels sont les éléments, ou mieux, les étapes de l’amour chrétien, un mouvement caractérisé par trois moments.

(suite dans la citation 132)

Commentaires

1234

Eazy Islam |
Josue |
Passion Templiers |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS