Archive pour 126-150

130 La soif de vérité et de bonheur

Audience générale, 16 août 2006, §2-3

Aujourd’hui, il y a des personnes qui vivent comme si elles ne devaient jamais mourir ou comme si tout devait finir avec la mort ; certains agissent en pensant que l’homme est l’unique artisan de leur destin, comme si Dieu n’existait pas, en arrivant parfois même à nier qu’il y ait une place pour Lui dans notre monde. Les grandes victoires de la technique et de la science, qui ont considérablement amélioré la condition de l’humanité, laissent toutefois sans solution les questions les plus profondes de l’âme humaine. Seule l’ouverture au mystère de Dieu, qui est Amour, peut étancher la soif de vérité et de bonheur de notre cœur ; seule la perspective de l’éternité peut conférer une valeur authentique aux événements historiques et surtout au mystère de la fragilité humaine, de la souffrance et de la mort.

En contemplant Marie dans la gloire céleste, nous comprenons que pour nous aussi, la terre n’est pas la patrie définitive et que si nous vivons tournés vers les biens éternels, nous partagerons un jour sa gloire et la terre également deviendra plus belle. C’est pour cela que, même parmi les mille difficultés quotidiennes, nous ne devons pas perdre la sérénité, ni la paix. Le signe lumineux de l’Assomption de la Vierge au ciel resplendit encore plus lorsque semblent s’accumuler à l’horizon des ombres tristes de douleur et de violence. Nous en sommes certains : d’en haut, Marie suit nos pas avec une douce inquiétude, elle nous réconforte à l’heure des ténèbres et de la tempête, elle nous rassure de sa main maternelle. Soutenus par cette conscience, nous poursuivons avec confiance notre chemin d’engagement chrétien là où la Providence nous conduit.

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129 Tourner le regard vers notre Mère céleste

Audience générale, 16 août 2006, §1

Notre traditionnel rendez-vous hebdomadaire du mercredi se déroule aujourd’hui encore dans le climat de la solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Je voudrais donc vous inviter à tourner le regard une fois de plus vers notre Mère céleste, que la Liturgie d’hier nous a fait contempler triomphante avec le Christ au Ciel. Cette fête a toujours été très importante pour le peuple chrétien, dès les premiers siècles du christianisme; comme on le sait, elle célèbre la glorification également corporelle de la créature que Dieu s’est choisie comme Mère et que Jésus sur la Croix a donné comme Mère à toute l’humanité. L’Assomption évoque un mystère qui concerne chacun de nous car, comme l’affirme le Concile Vatican II, Marie « brille déjà comme un signe d’espérance assurée et de consolation devant le Peuple de Dieu en pèlerinage » (Lumen gentium, n. 68). Mais nous sommes tellement pris par les événements de tous les jours que nous oublions parfois cette réalité spirituelle réconfortante, qui constitue une importante vérité de foi.

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128 Aimer avec l’Amour du Christ ressuscité

Discours, 4 juillet 2005, §4
(à un pèlerinage de l’archidiocèse de Madrid)

…l’Esprit nous exhorte à faire parvenir à chaque homme et à chaque femme l’Amour que Dieu le Père a montré en Jésus Christ. Cet amour est vif, généreux, inconditionné, et il s’offre non seulement à ceux qui écoutent le messager, mais également à ceux qui l’ignorent ou le refusent. Chaque fidèle doit se sentir appelé à aller, en tant qu’envoyé du Christ, à la recherche de ceux qui se sont éloignés de la communauté, comme ces disciples d’Emmaüs qui avaient cédé au découragement (cf. Lc 24, 13-35). Il faut aller jusqu’aux extrémités de la société pour apporter à tous la lumière du message du Christ sur la signification de la vie, de la famille et de la société, en rejoignant les personnes qui vivent dans le désert de l’abandon et de la pauvreté, et en les aimant avec l’Amour du Christ ressuscité. Dans chaque apostolat, et dans l’annonce de l’Evangile, comme le dit saint Paul, si « je n’ai pas la charité je ne suis rien » (1 Co 13, 2).

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127 La chaleur d’une confiance totale

Audience générale, 5 juillet 2006, §4

Selon la tradition, Jean est « le disciple bien-aimé » qui, dans le Quatrième Evangile, pose sa tête sur la poitrine du Maître au cours de la Dernière Cène (cf. Jn 13, 21), qui se trouve au pied de la Croix avec la Mère de Jésus (cf. Jn 19, 25) et, enfin, qui est le témoin de la Tombe vide, ainsi que de la présence même du Ressuscité (cf. Jn 20, 2; 21, 7). Nous savons que cette identification est aujourd’hui débattue par les chercheurs, certains d’entre eux voyant simplement en lui le prototype du disciple de Jésus. En laissant les exégètes résoudre la question, nous nous contentons ici de tirer une leçon importante pour notre vie : le Seigneur désire faire de chacun de nous un disciple qui vit une amitié personnelle avec Lui. Pour y parvenir, il ne suffit pas de le suivre et de l’écouter extérieurement ; il faut aussi vivre avec Lui et comme Lui. Cela n’est possible que dans le contexte d’une relation de grande familiarité, imprégnée par la chaleur d’une confiance totale. C’est ce qui se passe entre des amis ; c’est pourquoi Jésus dit un jour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis… Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn 15, 13, 15).

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126 Servir et donner sa propre vie

Audience générale, 5 juillet 2006, §2

Cette position importante dans le groupe des Douze rend d’une certaine façon compréhensible l’initiative prise un jour par sa mère : elle s’approcha de Jésus pour lui demander que ses deux fils, Jean précisément et Jacques, puissent s’asseoir l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans le Royaume (cf. Mt 20, 20-21). Comme nous le savons, Jésus répondit en posant à son tour une question : il demanda s’ils étaient disposés à boire la coupe qu’il allait lui-même boire (cf. Mt 20, 22). L’intention qui se trouvait derrière ces paroles était d’ouvrir les yeux des deux disciples, de les introduire à la connaissance du mystère de sa personne et de leur laisser entrevoir l’appel futur à être ses témoins jusqu’à l’épreuve suprême du sang. Peu après, en effet, Jésus précisa qu’il n’était pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa propre vie en rançon pour une multitude (cf. Mt 20, 28). Les jours qui suivent la résurrection, nous retrouvons « les fils de Zébédée » travaillant avec Pierre et plusieurs autres disciples au cours d’une nuit infructueuse, à laquelle suit, grâce à l’intervention du Ressuscité, la pêche miraculeuse : ce sera « le disciple que Jésus aimait » qui reconnaîtra en premier « le Seigneur » et l’indiquera à Pierre (cf. Jn 21, 1-13).

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