Archive pour 076-100

080 Le dialogue trinitaire

Homélie, Dimanche 5 février 2006
(Paroisse Sainte-Anne au Vatican)

Jésus dort dans la maison de Pierre, mais au petit matin, alors qu’il fait encore nuit, il se lève, cherche un lieu désert et se met à prier. Et ici apparaît le centre véritable du mystère de Jésus. Jésus parle avec le Père et élève son âme humaine dans la communion avec la personne du Fils, si bien que l’humanité du Fils, unie à Lui, parle dans le dialogue trinitaire avec le Père ; et ainsi, il rend possible également pour nous la véritable prière. Dans la liturgie, Jésus prie avec nous, nous prions avec Jésus et ainsi nous entrons en contact réel avec Dieu, nous entrons dans le mystère de l’amour éternel de la Très Sainte Trinité.

Jésus parle avec le Père, tel est le centre et la source de toutes les activités de Jésus ; nous voyons sa prédication, les guérisons, les miracles et enfin la passion, tous sont issus de ce centre, de son être avec le Père. Et ainsi, cet Evangile nous enseigne le centre de la foi et de notre vie, c’est-à-dire le primat de Dieu. Là où Dieu n’est pas présent, l’homme non plus n’est pas respecté. Ce n’est que si la splendeur de Dieu brille sur le visage de l’homme que l’homme, image de Dieu, est protégé par une dignité qui ne doit être ensuite violée par personne.

Le primat de Dieu. Nous voyons dans le « Notre Père » comment les trois premières questions se réfèrent précisément à ce primat de Dieu : que le nom de Dieu soit sanctifié, que le respect du mystère divin soit vivant et anime toute notre vie ; que « vienne le royaume de Dieu » et « que soit faite sa volonté » sont deux aspects différents de la même médaille ; là où est accomplie la volonté de Dieu le ciel est déjà présent, sur la terre commence aussi un peu du ciel ; et là où est accomplie la volonté de Dieu le Royaume de Dieu est présent. Car le Royaume de Dieu n’est pas une série de choses, le Royaume de Dieu est la présence de Dieu, l’union de l’homme avec Dieu. C’est vers cet objectif que Jésus veut nous guider.

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079 Vivre dans le style des Béatitudes

Homélie, Vendredi 6 janvier 2006, §5

Les anciennes prophéties concernant la ville sainte de Jérusalem, comme la magnifique prophétie d’Isaïe, que nous venons d’entendre, se sont réalisées dans l’Eglise : « Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, (…) Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-3). C’est ce que devront réaliser les disciples du Christ : formés par Lui pour vivre dans le style des Béatitudes, ils devront attirer tous les hommes à Dieu, à travers le témoignage de l’amour : « De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux » (Mt 5, 16). En écoutant ces paroles de Jésus, nous, membres de l’Eglise, ne pouvons pas ne pas percevoir toute l’insuffisance de notre condition humaine, marquée par le péché. L’Eglise est sainte mais elle est composée d’hommes et de femmes avec leurs limites et leurs erreurs. Seul le Christ, en nous donnant l’Esprit Saint, peut transformer notre misère et nous renouveler continuellement. C’est Lui la lumière des nations, lumen gentium, qui a choisi d’éclairer le monde à travers son Eglise (cf. Concile Vatican II, Lumen gentium, n. 1).

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078 Le rôle des fidèles laïcs

Angelus, 13 novembre 2005

Le Concile a réservé une grande attention au rôle des fidèles laïcs, en leur consacrant un chapitre entier – le quatrième – de la Constitution Lumen gentium sur l’Eglise, pour en définir la vocation et la mission, enracinées dans le Baptême et la Confirmation, et en les conduisant à « chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’il ordonnent selon Dieu » (n. 31). Le 18 novembre 1965, les Pères approuvèrent un Décret spécifique sur l’apostolat des laïcs, Apostolicam actuositatem. Celui-ci souligne avant tout que « la fécondité de l’apostolat des laïcs dépend de leur union vitale avec le Christ » (ibid., n. 4), c’est-à-dire d’une spiritualité robuste, nourrie par la participation active à la Liturgie et exprimée dans le style des Béatitudes évangéliques. En outre, pour les laïcs, la compétence professionnelle, le sens de la famille, le sens civique et les vertus sociales sont d’une grande importance.

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077 Une profonde expérience de Dieu

Angelus, 12 mars 2006 (II Dimanche de Carême)

Tandis qu’ils se tenaient, stupéfaits, aux côtés du Seigneur transfiguré qui s’entretenait avec Moïse et Elie, Pierre, Jacques et Jean furent soudain enveloppés d’une nuée, dont sortit une voix qui proclama : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé; écoutez-le » (Mc 9, 7).

Lorsque l’on a la grâce de faire une profonde expérience de Dieu, c’est comme si l’on vivait quelque chose d’analogue à ce qui eut lieu pour les disciples au cours de la Transfiguration : pendant quelques instants, l’on a un avant-goût de ce qui constituera la béatitude du paradis. Il s’agit en général de brèves expériences, que Dieu concède parfois, en particulier en vue d’épreuves difficiles. Toutefois, il n’est donné à personne de vivre « sur le Thabor », tant que l’on se trouve sur cette terre. En effet, l’existence humaine est un chemin de foi et, en tant que tel, avance davantage dans l’ombre que dans la lumière, non sans moments d’obscurité, mais également d’intenses ténèbres. Tant que nous nous trouvons ici-bas, notre relation avec Dieu a lieu davantage dans l’écoute que dans la vision ; et la contemplation elle-même se réalise, pourrait-on dire, les yeux fermés, grâce à la lumière intérieure allumée en nous par la Parole de Dieu.

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076 Apprécier ce qui est bon, beau et vrai

Lettre 19 mai 2005, n. 2
(aux évêques d’Espagne à l’occasion du pèlerinage national au sanctuaire de la Vierge « del Pilar » de Saragosse)

L’Immaculée reflète la miséricorde du Père. Conçue sans péché, elle fut capable de pardonner également ceux qui abandonnèrent et blessèrent son Fils au pied de la croix. En tant qu’Avocate, elle nous aide dans nos besoins et intercède pour nous auprès de son Fils en lui disant, comme elle le fit à Cana de Galilée, « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3), confiante dans le fait que son cœur plein de bonté ne nous abandonnera pas dans un moment de difficulté. En indiquant clairement « tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2, 5), elle nous invite à nous approcher du Christ et, dans cette proximité, à faire l’expérience, à éprouver et à voir « combien le Seigneur est bon ». De cette expérience naît dans le cœur humain une plus grande clairvoyance pour apprécier ce qui est bon, beau et vrai.

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