Archive pour 026-050

050 Dieu n’est pas un Dieu lointain

Homélie, 13 avril 2006, §1 et 2 (Messe « in Cena Domini », Basilique Saint-Jean-de-Latran)

« Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, [il] les aima jusqu’à la fin » (Jn 13, 1) : Dieu aime sa créature, l’homme ; il l’aime même dans sa chute et ne l’abandonne pas à lui-même. Il aime jusqu’au bout. Il va jusqu’au bout avec son amour, jusqu’à l’extrême : il descend de sa gloire divine. Il dépose les habits de sa gloire divine et revêt les vêtements de l’esclave. Il descend jusqu’au degré le plus bas de notre chute. Il s’agenouille devant nous et nous rend le service de l’esclave ; il lave nos pieds sales, afin que nous devenions admissibles à la table de Dieu, afin que nous devenions dignes de prendre place à sa table — une chose que par nous-mêmes nous ne pourrions ni ne devrions jamais faire.

Dieu n’est pas un Dieu lointain, trop distant et trop grand pour s’occuper de nos bagatelles. Puisqu’Il est grand, il peut également s’intéresser aux petites choses. Puisqu’il est grand, l’âme de l’homme — l’homme créé pour l’amour éternel —, n’est pas une petite chose, mais est grande et digne de son amour. La sainteté de Dieu n’est pas seulement un pouvoir incandescent, devant lequel nous devons nous retirer terrifiés ; c’est un pouvoir d’amour et donc un pouvoir purificateur et restaurateur.

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049 Des témoins joyeux de l’Évangile

Audience générale, 19 avril 2006, §2

L’évangéliste saint Jean raconte que Jésus, après sa résurrection, confia à Pierre le soin de son troupeau. Pierre, les autres Apôtres et leurs successeurs, ont répandu dans le monde entier le message évangélique, dont le mystère pascal – la passion, la mort et la résurrection de Jésus – constitue le centre. L’Église célèbre aussi ce mystère chaque dimanche, jour où nous faisons mémoire de la résurrection du Seigneur. Le Christ est ressuscité ; il est vivant pour toujours. Il nous invite à devenir des témoins joyeux de l’Évangile ; cela ne signifie pas se désintéresser des réalités terrestres, mais insuffler dans ses activités humaines une respiration surnaturelle.

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048 Rendre grâce au Seigneur

Audience générale, 19 avril 2006, §1

Dans la joie de Pâques, je voudrais avec vous rendre grâce au Seigneur, qui m’a appelé il y a exactement un an à servir l’Église comme Successeur de Pierre. Dieu ne manque pas de m’assister, avec le soutien de tous les saints, dans la mission qui m’a été confiée à la suite du bien-aimé Serviteur de Dieu le Pape Jean-Paul II. Votre proximité demeure aussi pour moi un grand réconfort. Merci de tout cœur de m’être unis spirituellement dans l’affection et dans la prière. Que Dieu m’accorde la grâce d’être un pasteur humble et assuré de son Église !

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047 Le 19 avril 2005

Discours, Jeudi 22 décembre 2005, §12 (à la Curie Romaine à l’occasion de la présentation des vœux de Noël)

Enfin, dois-je encore rappeler ce jour du 19 avril de cette année où le Collège cardinalice, à ma grande crainte, m’a élu successeur du Pape Jean-Paul II, successeur de saint Pierre sur la chaire de l’Evêque de Rome ? Un tel devoir ne faisait certainement pas partie de ce que j’aurais jamais pu imaginer comme étant ma vocation. Ainsi, ce ne fut que par un grand acte de confiance en Dieu que je pus prononcer en toute obéissance mon « oui » à ce choix. Comme alors, je demande également aujourd’hui à chacun de vous votre prière, sur la force et le soutien de laquelle je compte. Dans le même temps, je désire remercier de tout cœur à présent, tous ceux qui m’ont accueilli et m’accueillent encore avec tant de confiance, de bonté et de compréhension, en m’accompagnant jour après jour par leur prière.

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046 Résurrection, la plus grande « mutation »

Homélie, 15 avril 2006, §2 (Veillée Pascale)

À Pâques, nous nous réjouissons parce que le Christ n’est pas resté dans le tombeau, son corps n’a pas connu la corruption ; il appartient au monde des vivants, non à celui des morts ; nous nous réjouissons par ce qu’Il est – ainsi que nous le proclamons dans le rite du cierge pascal – l’Alpha et en même temps l’Oméga ; il existe donc non seulement hier, mais aujourd’hui et pour l’éternité (cf. He 13, 8). Cependant, la résurrection est, en quelque sorte, située tellement au-delà de notre horizon, de même qu’au-delà de toutes nos expériences, que, lorsque nous faisons retour en nous-mêmes, nous en sommes à poursuivre la discussion des disciples : en quoi consiste précisément le « fait de ressusciter » ? Qu’est ce que cela signifie pour nous ? Pour le monde et pour l’histoire dans leur ensemble ? Un théologien allemand a dit une fois, de manière ironique, que le miracle d’un cadavre réanimé – si toutefois cela s’était réellement produit, ce à quoi d’ailleurs il ne croyait pas –, serait en fin de compte sans importance puisque, précisément, nous ne serions pas concernés. En effet, si une fois quelqu’un avait été réanimé, et rien d’autre, en quoi cela devrait-il nous concerner ? Mais, précisément, la résurrection du Christ est bien plus, il s’agit d’une réalité différente. Elle est – si nous pouvons pour une fois utiliser le langage de la théorie de l’évolution – la plus grande « mutation », le saut absolument le plus décisif dans une dimension totalement nouvelle qui soit jamais advenue dans la longue histoire de la vie et de ses développements: un saut d’un ordre complètement nouveau, qui nous concerne et qui concerne toute l’histoire.

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045 La voie de la paix

Message Urbi et Orbi, Pâques 2006 (16 avril), §4

Que l’Esprit du Ressuscité apporte tout particulièrement réconfort et sécurité en Afrique, aux populations du Darfour, qui s’enfoncent dans une dramatique situation humanitaire qui n’est plus tolérable ; aux populations de la région des Grands Lacs, où de nombreuses plaies ne sont pas encore cicatrisées ; aux peuples de la Corne de l’Afrique, de la Côte d’Ivoire, de l’Ouganda, du Zimbabwe et d’autres nations, qui aspirent à la réconciliation, à la justice et au développement. En Irak, que sur la violence tragique qui sans pitié continue à faire des victimes prévale enfin la paix. Je souhaite aussi vivement la paix à ceux qui sont engagés dans le conflit en Terre Sainte, les invitant tous à un dialogue patient et persévérant qui surmonte les obstacles anciens et nouveaux. Que la communauté internationale, qui réaffirme le juste droit d’Israël d’exister dans la paix, aide le peuple palestinien à dépasser les conditions précaires dans lesquelles il vit et à construire son avenir, en se dirigeant vers la constitution d’un véritable État propre. Que l’Esprit du Ressuscité suscite un dynamisme renouvelé pour l’engagement des pays de l’Amérique latine, afin que les conditions de vies de millions d’habitants soient améliorées, supprimant l’abominable plaie des séquestrations de personnes, et que les institutions démocratiques soient consolidées, dans un esprit de concorde et de solidarité effective. En ce qui concerne les crises internationales liées au nucléaire, puisse-t-on parvenir à un arrangement honorable pour tous, au moyen de négociations sérieuses et loyales ; et que se renforce chez les responsables des Nations et des Organisations internationales la volonté d’atteindre une convivialité pacifique entre ethnies, entre cultures et entre religions, qui éloignera la menace du terrorisme.Tel est la voie de la paix pour le bien de l’humanité entière.

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044 Le pardon, source de paix

Audience générale, 12 avril 2006, §5

Le pardon, qui nous est donné par le Christ dans le sacrement de la Pénitence, est une source de paix intérieure et extérieure et fait de nous des apôtres de paix dans un monde où continuent malheureusement les divisions, les souffrances et les drames de l’injustice, de la haine et de la violence, de l’incapacité de se réconcilier pour recommencer de nouveau avec un pardon sincère. Nous savons cependant que le mal n’a pas le dernier mot, car le vainqueur est le Christ crucifié et ressuscité et son triomphe se manifeste avec la force de l’amour miséricordieux. Sa résurrection nous donne cette certitude : malgré toute l’obscurité que l’on trouve dans le monde, le mal n’a pas le dernier mot. Soutenus par cette certitude, nous pourrons nous engager avec plus de courage et d’enthousiasme afin que naisse un monde plus juste.

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043 Samedi Saint

Audience générale, 12 avril 2006, §4 et 5

Le Samedi Saint, l’Eglise, s’unissant spirituellement à Marie, reste en prière auprès du sépulcre, où le corps du Fils de Dieu gît inerte, comme dans une attitude de repos après l’œuvre créatrice de la rédemption, accomplie avec sa mort (cf. He 4, 1-13). La nuit venue commencera la Veillée pascale solennelle, au cours de laquelle, dans chaque Eglise, le chant joyeux du Gloria et de l’Alleluia pascal s’élèvera du cœur des nouveaux baptisés et de toute la communauté chrétienne, joyeuse car le Christ est ressuscité et a vaincu la mort.

pietaChers frères et sœurs, pour une célébration fructueuse de Pâques, l’Eglise demande aux fidèles de s’approcher au cours de ces journées du sacrement de la Pénitence, qui est comme une espèce de mort et de résurrection pour chacun de nous. Dans l’antique communauté chrétienne, le Jeudi Saint se déroulait le rite de la Réconciliation des Pénitents présidé par l’évêque. Les conditions historiques ont certainement changé, mais se préparer à Pâques avec une bonne confession reste une pratique qu’il faut pleinement valoriser parce qu’elle nous offre la possibilité de recommencer à nouveau notre vie et de connaître véritablement un nouveau début dans la joie du Ressuscité et dans la communion du pardon qu’il nous a donné. Conscients d’être des pécheurs, mais confiants dans la miséricorde divine, laissons-nous réconcilier par le Christ pour goûter plus intensément la joie qu’Il nous communique avec sa résurrection.

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042 Vendredi Saint

Audience générale, 12 avril 2006, §3

christCentré sur le mystère de la Passion, le Vendredi Saint est un jour de jeûne et de pénitence, entièrement orienté vers la contemplation du Christ sur la Croix. Le récit de la passion est proclamé dans les églises et les paroles du prophète Zacharie retentissent : « Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37). Et nous aussi, le Vendredi Saint, nous voulons réellement tourner notre regard vers le cœur transpercé du Rédempteur dans lequel — écrit saint Paul — sont « cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2, 3), où, plus encore, « habite la plénitude de la divinité » (Col 2, 9), c’est pourquoi l’Apôtre peut affirmer résolument ne rien vouloir connaître d’autre « que Jésus Christ, ce Messie crucifié » (1 Co 2, 2). C’est vrai : la croix révèle « la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur » — les dimensions cosmiques, tel est le sens — d’un amour qui dépasse toute connaissance — l’amour va au-delà de ce que l’on connaît — et nous comble de « la plénitude de Dieu » (Ep 3, 18-19). Dans le mystère du Crucifié « s’accomplit le retournement de Dieu contre lui-même, dans lequel il se donne pour relever l’homme et le sauver — tel est l’amour dans sa forme la plus radicale » (Encyclique Deus caritas est, n. 12). La Croix du Christ, écrit au Ve siècle le pape saint Léon le Grand, « est source de toutes les bénédictions, et cause de toutes les grâces » (Disc. 8 sur la passion du Seigneur, 6-8; PL 54, 340-342).

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041 Jeudi Saint

Audience générale, 12 avril 2006, §2

Outre l’institution du sacerdoce, en ce jour saint on commémore l’offrande totale que le Christ a faite de lui-même à l’humanité dans le sacrement de l’Eucharistie. Au cours de la nuit même où il fut trahi, Il nous a laissé comme le rappelle les Saintes Ecritures, le commandement nouveau — « mandatum novum » — de l’amour fraternel, en accomplissant le geste touchant du lavement des pieds, qui rappelle l’humble service des esclaves. Cette journée particulière, évocatrice de grands mystères, se termine par l’Adoration eucharistique, en souvenir de l’agonie du Seigneur dans le jardin de Gethsémani. L’Evangile rapporte, que pris d’une grande angoisse, Jésus demanda aux siens de veiller avec Lui en restant en prière : « Demeurez ici et veillez avec moi » (Mt 26, 38), mais les disciples s’endormirent. Aujourd’hui encore, le Seigneur nous dit : « Demeurez ici et veillez avec moi ». Et nous voyons que nous aussi, disciples d’aujourd’hui, nous dormons souvent. Ce fut pour Jésus l’heure de l’abandon et de la solitude, qui fut suivie, dans le cœur de la nuit, par l’arrestation et le début du chemin douloureux vers le Calvaire.

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