Archive pour 001-025

015 La Messe du Dimanche

Angelus, Dimanche 12 juin 2005

L’Année de l’Eucharistie se poursuit, voulue par le bien-aimé Pape Jean-Paul II pour susciter toujours plus dans la conscience des croyants l’émerveillement à l’égard de ce grand Sacrement. En ce temps eucharistique particulier, l’un des thèmes récurrents est celui du Dimanche, Jour du Seigneur, thème qui a également été au centre du récent Congrès eucharistique italien, qui s’est déroulé à Bari. Au cours de la célébration de conclusion, j’ai moi aussi souligné que la participation à la Messe du Dimanche doit être ressentie par le chrétien non pas comme une contrainte ou comme un poids, mais comme un besoin et une joie. Se réunir avec nos frères et sœurs, écouter la Parole de Dieu et se nourrir du Christ, qui s’est immolé pour nous, est une belle expérience qui donne un sens à la vie, qui diffuse la paix dans les cœurs. Sans le dimanche, nous chrétiens nous ne pouvons pas vivre.

C’est pourquoi les parents sont appelés à faire découvrir à leurs enfants la valeur et l’importance de la réponse à l’invitation du Christ, qui convoque la famille chrétienne tout entière à la Messe du Dimanche. Sur ce chemin éducatif, une étape plus que jamais importante est la Première Communion, véritable fête pour la communauté paroissiale, qui accueille pour la première fois les plus petits de ses enfants à la Table du Seigneur. Pour souligner l’importance de cet événement pour la famille et la paroisse, le 15 octobre prochain, si Dieu le veut, je présiderai au Vatican une rencontre spéciale de catéchèse avec les enfants qui ont fait la Première Communion au cours de cette année.

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014 Au diapason du cœur du Christ

Encyclique Deus caritas est (25-XII-2005), n. 19

«Tu vois la Trinité quand tu vois la charité», écrivait saint Augustin.[11] Dans les réflexions qui précèdent, nous avons pu fixer notre regard sur Celui qui a été transpercé (cf. Jn 19, 37; Za,12, 10), reconnaissant le dessein du Père qui, mû par l’amour (cf. Jn 3, 16), a envoyé son Fils unique dans le monde pour racheter l’homme. Mourant sur la croix, Jésus – comme le souligne l’Évangéliste – «remit l’esprit» (Jn 19, 30), prélude du don de l’Esprit Saint qu’il ferait après la résurrection (cf. Jn 20, 22). Se réaliserait ainsi la promesse des «fleuves d’eau vive» qui, grâce à l’effusion de l’Esprit, jailliraient du cœur des croyants (cf. Jn 7, 38-39). En effet, l’Esprit est la puissance intérieure qui met leur cœur au diapason du cœur du Christ, et qui les pousse à aimer leurs frères comme Lui les a aimés quand il s’est penché pour laver les pieds de ses disciples (cf. Jn 13, 1-13) et surtout quand il a donné sa vie pour tous (cf. Jn 13, 1; 15, 13).

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013 Trouver la liberté véritable

Homélie, 8 décembre 2005, § 7-8 (Solennité de l’Immaculée Conception
(Chapelle papale pour le 40 anniversaire de la clôture du Concile Vatican II)

Chers frères et sœurs ! Si nous réfléchissons sincèrement sur nous et sur notre sur histoire, nous constatons qu’à travers ce récit est non seulement décrite l’histoire du début, mais l’histoire de tous les temps, et que nous portons tous en nous une goutte du venin de cette façon de penser illustrée par les images du Livre de la Genèse. Cette goutte de venin, nous l’appelons péché originel. Précisément en la fête de l’Immaculée Conception apparaît en nous le soupçon qu’une personne qui ne pèche pas du tout est au fond ennuyeuse ; que quelque chose manque à sa vie : la dimension dramatique du fait d’être autonomes ; qu’être véritablement hommes comprenne également la liberté de dire non, de descendre au fond des ténèbres du péché et de vouloir agir tout seuls ; que ce n’est qu’alors que l’on peut exploiter totalement toute l’ampleur et la profondeur du fait d’être des hommes, d’être véritablement nous-mêmes ; que nous devons mettre cette liberté à l’épreuve, également contre Dieu, pour devenir en réalité pleinement nous-mêmes. En un mot, nous pensons au fond que le mal est bon, que nous avons au moins un peu besoin de celui-ci pour faire l’expérience de la plénitude de l’être. Nous pensons que Méphistophélès – le tentateur – a raison lorsqu’il dit être la force « qui veut toujours le mal et qui accomplit toujours le bien » (J.W. v. Goethe, Faust I, 3). Nous pensons que traiter un peu avec le mal, se réserver un peu de liberté contre Dieu est au fond un bien, et peut-être même nécessaire.

Cependant, en regardant le monde autour de nous, nous pouvons voir qu’il n’en est pas ainsi, c’est-à-dire que le mal empoisonne toujours, il n’élève pas l’homme, mais l’abaisse et l’humilie, il ne le rend pas plus grand, plus pur et plus riche, mais il lui cause du mal et le fait devenir plus petit. C’est plutôt cela que nous devons apprendre le jour de l’Immaculée : l’homme qui s’abandonne totalement entre les mains de Dieu ne devient pas une marionnette de Dieu, une personne consentante ennuyeuse ; il ne perd pas sa liberté. Seul l’homme qui se remet totalement à Dieu trouve la liberté véritable, l’ampleur vaste et créative de la liberté du bien. L’homme qui se tourne vers Dieu ne devient pas plus petit, mais plus grand, car grâce à Dieu et avec Lui, il devient grand, il devient divin, il devient vraiment lui-même. L’homme qui se remet entre les mains de Dieu ne s’éloigne pas des autres en se retirant dans sa rédemption en privé ; au contraire, ce n’est qu’alors que son cœur s’éveille vraiment et qu’il devient une personne sensible et donc bienveillante et ouverte.

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012 L’amour, don qui nous fait vivre

Homélie, 8 décembre 2005, § 6 (Solennité de l’Immaculée Conception)
(Chapelle papale pour le 40 anniversaire de la clôture du Concile Vatican II)

Quelle est la situation qui nous est présentée dans cette page ? (du Livre de la Genèse). L’homme n’a pas confiance en Dieu. Tenté par les paroles du serpent, il nourrit le soupçon que Dieu, en fin de compte, ôte quelque chose à sa vie, que Dieu est un concurrent qui limite notre liberté et que nous ne serons pleinement des êtres humains que lorsque nous l’aurons mis de côté ; en somme, que ce n’est que de cette façon que nous pouvons réaliser en plénitude notre liberté. L’homme vit avec le soupçon que l’amour de Dieu crée une dépendance et qu’il lui est nécessaire de se débarasser de cette dépendance pour être pleinement lui-même. L’homme ne veut pas recevoir de Dieu son existence et la plénitude de sa vie. Il veut puiser lui-même à l’arbre de la connaissance le pouvoir de façonner le monde, de se transformer en un dieu en s’élevant à Son niveau, et de vaincre avec ses propres forces la mort et les ténèbres. Il ne veut pas compter sur l’amour qui ne lui semble pas fiable ; il compte uniquement sur la connaissance, dans la mesure où celle-ci confère le pouvoir. Plutôt que sur l’amour, il mise sur le pouvoir, avec lequel il veut prendre en main de manière autonome sa propre vie. Et en agissant ainsi, il se fie au mensonge plutôt qu’à la vérité et cela fait sombrer sa vie dans le vide, dans la mort. L’amour n’est pas une dépendance, mais un don qui nous fait vivre. La liberté d’un être humain est la liberté d’un être limité et elle est donc elle-même limitée. Nous ne pouvons la posséder que comme liberté partagée, dans la communion des libertés : ce n’est que si nous vivons d’une juste manière, l’un avec l’autre et l’un pour l’autre, que la liberté peut se développer. Nous vivons d’une juste manière, si nous vivons selon la vérité de notre être, c’est-à-dire selon la volonté de Dieu. Car la volonté de Dieu ne constitue pas pour l’homme une loi imposée de l’extérieur qui le force, mais la mesure intrinsèque de sa nature, une mesure qui est inscrite en lui et fait de lui l’image de Dieu, et donc une créature libre. Si nous vivons contre l’amour et contre la vérité – contre Dieu -, alors nous nous détruisons réciproquement et nous détruisons le monde. Alors nous ne trouvons pas la vie, mais nous faisons le jeu de la mort. Tout cela est raconté à travers des images immortelles dans l’histoire de la chute originelle et de l’homme chassé du Paradis terrestre.

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011 Le Cœur Immaculé de Marie

Angelus, Dimanche 5 juin 2005 (Place Saint-Pierre)

Le cœur qui ressemble plus que tout autre à celui du Christ est sans aucun doute le cœur de Marie, sa Mère Immaculée, et c’est précisément pour cela que la liturgie les indique ensemble à notre vénération. En répondant à l’invitation adressée par la Vierge à Fatima, confions à son Cœur Immaculé, que nous avons contemplé hier en particulier, le monde entier, afin qu’il fasse l’expérience de l’amour miséricordieux de Dieu et qu’il connaisse la paix véritable.

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010 Le « cœur », centre de la personne

Angelus, Dimanche 5 juin 2005 (Place Saint-Pierre)

Vendredi dernier, nous avons célébré la solennité du Très Saint Cœur de Jésus, une dévotion profondément enracinée dans le peuple chrétien. Dans le langage biblique, le « cœur » indique le centre de la personne, le siège de ses sentiments et de ses intentions. Dans le cœur du Rédempteur, nous adorons l’amour de Dieu pour l’humanité, sa volonté de salut universel, son infinie miséricorde. Rendre un culte au Sacré-Cœur du Christ signifie donc adorer ce Cœur qui, après nous avoir aimés jusqu’au bout, fut transpercé par une lance et duquel jaillirent, du haut de la Croix, sang et eau, source intarissable de vie nouvelle.

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009 Action de grâce

Angelus, Dimanche 29 mai 2005
(Visite pastorale à Bari pour la clôture du XXIV Congrès
Eucharistique italien. Esplanade de Marisabella)

Avant la Bénédiction finale, récitons à présent l’Angelus Domini, en contemplant le mystère de l’Incarnation, auquel le mystère de l’Eucharistie est intimement lié. A l’école de Marie, « femme eucharistique », comme aimait l’invoquer le regretté pape Jean-Paul II, accueillons en nous-mêmes la présence vivante de Jésus, pour l’apporter à tous dans l’amour généreux. Apprenons à vivre toujours en communion avec le Christ crucifié et ressuscité, en nous faisant conduire pour cela par sa Mère qui est aussi notre Mère céleste. Ainsi, nourrie par la Parole et par le Pain de vie, notre existence deviendra entièrement eucharistique, et se fera action de grâce au Père par le Christ dans l’Esprit Saint.

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008 La beauté du Dimanche

Angelus, 22 mai 2005 (Solennité de la Très Sainte Trinité)

(…) Au cœur de cette année consacrée à l’Eucharistie, le peuple chrétien converge autour du Christ présent dans le Très Saint Sacrement, source et sommet de sa vie et de sa mission. En particulier, chaque paroisse est appelée à redécouvrir la beauté du Dimanche, Jour du Seigneur, au cours duquel les disciples du Christ renouvellent dans l’Eucharistie la communion avec Celui qui donne un sens aux joies et aux difficultés de chaque jour.  » Sans le Dimanche, nous ne pouvons pas vivre  » : ainsi professaient les premiers chrétiens, même au prix de leur vie, et c’est ce que nous sommes appelés à répéter nous aussi aujourd’hui.

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007 L’amour est toujours un mystère

Angelus, 22 mai 2005 (Solennité de la Très Sainte Trinité)

Aujourd’hui, la liturgie célèbre la solennité de la Très Sainte Trinité, comme pour souligner que dans la lumière du mystère pascal, se révèle pleinement le centre du cosmos et de l’histoire : Dieu lui-même, Amour éternel et infini. La parole qui résume toute la Révélation est celle-ci : « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8.16) ; et l’amour est toujours un mystère, une réalité qui dépasse la raison sans la contredire, et plus encore, en exaltant même sa potentialité. Jésus nous a révélé le mystère de Dieu : Lui, le Fils, nous a fait connaître le Père qui est aux Cieux, et nous a donné l’Esprit Saint, l’Amour du Père et du Fils. La théologie chrétienne résume la vérité sur Dieu à travers cette expression : une unique substance en trois personnes. Dieu n’est pas solitude, mais communion parfaite. C’est pourquoi la personne humaine, image de Dieu, se réalise dans l’amour, qui est le don sincère de soi.

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006 Eglise, Esprit et institution

Regina Cæli, 15 mai 2005 (Dimanche de Pentecôte)

L’heureuse coïncidence entre la Pentecôte et les ordinations sacerdotales m’invite à souligner le lien indissoluble qui existe, dans l’Eglise, entre l’Esprit et l’institution. J’y faisais déjà allusion samedi dernier, en prenant possession de la Chaire d’Evêque de Rome, à Saint-Jean-de-Latran. La Chaire et l’Esprit sont des réalités intimement liées, tout comme le sont le charisme et le ministère ordonné. Sans l’Esprit Saint, l’Eglise se réduirait à une organisation uniquement humaine, alourdie par ses propres structures. Mais de la même façon, dans les desseins de Dieu, l’Esprit se sert habituellement d’intermédiaires humains pour agir dans l’histoire. C’est précisément pour cela que le Christ, qui a constitué son Eglise sur le fondement des Apôtres réunis autour de Pierre, l’a également enrichie du don de son Esprit, afin qu’au cours des siècles, il la réconforte (cf. Jn 14, 16) et la guide à la vérité tout entière (cf. Jn 16, 13). Puisse la communauté ecclésiale rester toujours ouverte et docile à l’action de l’Esprit Saint pour être parmi les hommes un signe crédible et un instrument efficace de l’action de Dieu !

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