154 Rosaire : à l’école de la Mère

Angelus, 16 octobre 2005, §2

Nous pourrions définir Jean-Paul II comme un Pape totalement consacré à Jésus à travers Marie, comme le souligne bien sa devise : « Totus tuus ». Il fut élu au cœur du mois du Rosaire et le chapelet qu’il tenait souvent entre les mains est devenue l’un des symboles de son Pontificat, sur lequel la Vierge Immaculée a veillé avec une sollicitude maternelle. A travers la radio et la télévision, les fidèles du monde entier ont pu s’unir tant de fois à lui dans cette prière mariale et, grâce à son exemple et à ses enseignements, en redécouvrir le sens authentique, contemplatif et christologique (cf. Lettre apost. Rosarium Virginis Mariae, nn. 9-17). En réalité, le Rosaire ne s’oppose pas à la méditation de la Parole de Dieu et à la prière liturgique ; il représente au contraire un complément naturel et idéal, en particulier comme préparation et action de grâce à la célébration eucharistique. Avec Marie, nous contemplons le Christ rencontré dans l’Evangile et dans le Sacrement dans les divers moments de sa vie grâce aux mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux. A l’école de la Mère, nous apprenons ainsi à nous conformer à son divin Fils et à l’annoncer à travers notre vie elle-même. Si l’Eucharistie est le centre de la journée pour le chrétien, le Rosaire contribue de façon privilégiée à élargir la communion avec le Christ et enseigne à vivre en gardant le regard du cœur fixé sur Lui, pour faire rayonner sur tous et sur toute chose son amour miséricordieux.

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