122 La perspective de l’éternité

Angelus, Lundi 15 août 2005
Castel Gandolfo

Aujourd’hui, en la solennité de l’Assomption, nous contemplons le mystère du passage de Marie de ce monde au Paradis : nous célébrons, pourrions-nous dire, sa pâque. Tout comme le Christ ressuscita d’entre les morts avec son corps glorieux et monta au Ciel, de même la Sainte Vierge, pleinement associée à Lui, a été élevée dans la gloire céleste avec toute sa personne. Même en cela, la Mère a suivi au plus près son Fils et nous a tous précédés. Aux côtés de Jésus, nouvel Adam, qui est la prémice des ressuscités (cf. 1 Co 15, 20.23), la Vierge, nouvelle Eve, apparaît comme « prémice et image de l’Eglise » (Préface), « signe d’espérance assurée » pour tous les chrétiens dans le pèlerinage terrestre (cf. Lumen gentium, n. 68).

La fête de l’Assomption, si chère à la tradition populaire, constitue pour tous les croyants une occasion utile pour méditer sur le sens véritable et sur la valeur de l’existence humaine dans la perspective de l’éternité. Chers frères et sœurs, le Ciel est notre demeure définitive. De là, Marie nous encourage par son exemple à accueillir la volonté de Dieu, à ne pas nous laisser séduire par les appels trompeurs de tout ce qui est éphémère et passager, à ne pas céder aux tentations de l’égoïsme et du mal qui éteignent dans le cœur la joie de la vie.

Laisser un commentaire